Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Liban : France, Italie, Allemagne - L’art des subventions

Une chose semblait facile au Liban : choisir un secteur au hasard et solliciter une aide étrangère pour le réhabiliter. Les trois pays, entre autres, y ont contribué, à différents degrés. Mais les choses se sont compliquées et il a fallu affiner le ciblage.

France
Solidarité prioritaire


Avec des centres d’intérêt stratégique autour de l’infrastructure de base : eau, électricité, transports aérien et maritime en premier lieu, mais aussi au sein de l’administration.
Dès le retour de la paix, la France a participé activement à l’effort de reconstruction, optant pour une politique de crédit ouverte (200 millions d’euros ont été versés en protocoles de prêts entre 1993 et 1997).

Une des dernières interventions “qualitatives” en date : un accord de coopération a été signé en mai 2002 entre le ministère de l’Économie libanais et l’INSEE, visant à publier les comptes nationaux. «Les chiffres de 1997 sont sortis l’année dernière, et la série de comptes allant jusqu’à 2002 doit sortir en septembre, indique Patrick Manon, conseiller économique près l’ambassade de France. Cette coopération va permettre au Liban de disposer de chiffres fiables pour son analyse économique». De plus, le ministère des Finances libanais a été réorganisé avec le concours de la France. «Le résultat est très satisfaisant, déclare Patrick Manon. Il est même exemplaire, puisque le ministère vient d’être choisi par la Banque mondiale pour tenir un rôle régional».

Par ailleurs, le Liban a été classé depuis 1999 dans la “zone de solidarité prioritaire” définie par la France. Ce qui a amené l’Agence française de développement à ouvrir un bureau à Beyrouth et financer divers projets à hauteur de 103 millions d’euros : par exemple de l’eau potable pour la région de Jezzine (2 millions d’euros), et pour l’agglomération de Tripoli (20 millions d’euros) ; valorisation du patrimoine culturel et développement urbain (12 millions d’euros). Puis, via la Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé), une contribution au développement des PME-PMI du pays (25 millions d’euros depuis 1999).

C’est aussi l’AFD qui, au nom du gouvernement français, a consenti un prêt de 500 millions d’euros, conformément aux engagements de Paris II. «Ce prêt a permis de reprofiler une partie de la dette et d’en réduire le coût, observe Patrick Manon. Paris II a donc déjà eu un effet incontestable, qui aurait pu être plus important si les réformes avaient été effectuées ; ce que nous souhaitons toujours».

Italie
Développement durable


C’est en 1983, déjà, que la coopération italienne initie une aide globale au Liban : une première ligne de crédit de 30 millions $, ainsi qu’une ligne commerciale de 100 millions.

Il faudra attendre février 1992 pour qu’un autre accord soit signé à Rome : sont alloués alors 60 millions $ en crédits d’aide, 41 millions $ en dons et 241 millions $ en crédits commerciaux qui seront finalement utilisés pour le cofinancement des centrales électriques de Zahrani et de Beddawi. L’action italienne se caractérise aussi par la diversité de ses champs d’application. «L’État libanais se focalise beaucoup sur la construction et les infrastructures, note Valentina Muiesan, premier secrétaire économique près l’ambassade d’Italie. Certains secteurs parallèles nous semblent donc négligés. La classe moyenne est en train de disparaître, et il est essentiel, pour préserver une démocratie, d’aider les classes les plus démunies. C’est pourquoi, nous avons des projets en ce sens dans tout le pays». Ainsi, des crédits, 21 millions $, ont servi à financer des projets électriques et de télécommunications. Mais un montant plus important, 71 millions $, a été alloué à l’agriculture, l’environnement, la formation professionnelle, l’eau potable, l’industrie, les interventions humanitaires, le patrimoine culturel, l’éducation, la santé et les services publics.

En ce qui concerne les activités liées aux ONG, aux huit projets en cours d’exécution (avec une contribution italienne de 5,4 millions $) vont venir s’ajouter 4 nouveaux projets pour lesquels l’Italie apportera 2,7 millions $.

De plus, deux protocoles encadrent la coopération bilatérale actuelle.
Le premier, signé en 1997, accorde 50 millions $ en crédits d’aide (à taux bonifiés) et 6,2 millions $ en dons.

Le second, signé en avril 1998, englobe 61,9 millions d’euros en prêts d’aide et 2,27 millions d’euros en dons. «Les crédits d’aide sont presque des dons, précise Valentina Muiesan. L’État libanais les remboursera dans un délai de 30 ans, avec un taux de 0,5 %. Nous optons pour ces formules, car nous nous sommes rendu compte que les dons démobilisent les autorités, dans quelque pays que ce soit». Là encore, les applications sont larges : eaux potables et usées (par exemple prochainement à Zahlé pour 3 millions d’euros, et un peu plus tard Jbeil), agriculture (à Hermel, Kfarmatta-Aley, le nord de la Békaa, etc.), environnement, patrimoine culturel, santé (formation continue pour les infirmiers, assistance technique au ministère de la Santé, réorganisation du secteur sanitaire au Liban-Nord, réhabilitation de l’hôpital de La Quarantaine, etc.).
Enfin, il faut signaler que l’Italie a aussi mis en œuvre, en collaboration avec le PNUD et le CDR, un programme de développement économique et social de 10 millions $. Sans compter sa contribution substantielle à différentes initiatives de l’UNICEF, de l’UNIDO, de l’UNRWA, de la Banque mondiale...

Allemagne
Discrète et localisée


Les autorités publiques germaniques semblent moins actives en matière de coopération que les françaises et les italiennes. Les aides au développement allemandes sont surtout axées sur la formation professionnelle et l’environnement, notamment à travers le projet phare d’assainissement d’eaux usées d’al-Ghadir (banlieue sud), mais dont l’usage est encore très partiel.

En gros, à ce jour, le gouvernement allemand a contribué à hauteur de 85 millions d’euros pour la coopération financière, pour la coopération technique et pour divers projets ponctuels (universités, etc.). C’est donc davantage au sein de l’Union européenne et de ses programmes multilatéraux que l’Allemagne inscrit ses actions de développement au Liban. Au même titre d’ailleurs que la France ou l’Italie.

Beyrouth,06 21 2004
Rédaction
Le Commerce du Levant
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |