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Formation bancaire - La coopération pour passer au siècle du “client”

Plus d’une centaine de personnalités du monde de la banque et de la finance des pays riverains de la Méditerranée ainsi que des représentants des institutions financières internationales, se sont réunis à le 27 mai dernier à Marseille à l’invitation de l’association Finances Méditerranée.

Les débats, axés sur les nouveaux métiers, les nouvelles formations bancaires et la coopération euroméditerranéenne, ont débouché sur une série de propositions, dont notamment la mise en place, par Finances Méditerranée, d’une bourse de stages.

“Le Crédit mutuel méditerranéen n’a jamais autant mérité son nom de Méditerranéen” a déclaré, en ouverture, Lucien Miara directeur général de la banque mutualiste. C’est en effet au siège, dans les lieux habituels de réunions des administrateurs bénévoles et des personnels du Crédit mutuel méditerranéen que Finances Méditerranée a tenu son colloque professionnel sur les enjeux de la formation bancaire. Amphithéâtre, salles de réunions, jardins… ont été investis pendant une journée dense et conviviale par des banquiers et professionnels de la finance du Maroc, de Tunisie, d’Algérie, du Liban, d’Italie et de France.
Plus d’une centaine de représentants des institutions bancaires du pourtour méditerranéen, de l’Union européenne, de la Banque européenne d’investissement et de la Banque Mondiale, ont donc travaillé durant cette journée sur la formation bancaire pour dresser un état des lieux, cerner les besoins et bâtir les axes de réflexion sur un référentiel commun. L’objectif étant d’améliorer la compétitivité des banques méditerranéennes et de constituer un socle de compétences accru, commun au pourtour méditerranéen.
Les quatre ateliers de l’après-midi ont permis d’approfondir certains aspects de leurs métiers : l’e-learning et la téléformation, la formation à l’approche entreprise, le financement des Pme et la nouvelle culture du risque (Bâle II), le rôle des organismes internationaux dans la mutation des banques, l’évaluation des compétences et la certification qualité.
Les débats ont fait émerger un certain nombre de constats. Une série de propositions sont venues clôturer la journée de travail. Parmi ces constats, Gérard Beduneau, directeur de l’Institut bancaire et financier international (IBFI) de la Banque de France, a souligné à quel point “un contexte multiculturel est un atout plus qu’un obstacle même s’il représente un défi permanent.”
Pour sa part, Pierre Lemaître, directeur central du Centre de formation de la profession bancaire a rappelé “qu’enseigner des pratiques qui ne seront pas mises en œuvre fait perdre du temps comme de l’argent”. Et a précisé que “si quelques métiers sont nouveaux, il s’agit essentiellement de métiers existants qui se transforment en profondeur”.
Les participants Nord et Sud sont d’accord pour travailler d’abord sur les mentalités afin de passer d’une culture d’administration à une culture de clientèle. Ils ont également insisté sur la nécessité de décliner sur place ce que les stagiaires ont appris dans les séminaires, de dupliquer les formations dans les pays du Sud et d’apprendre à travailler en réseau.
Certains, comme Alaoui Kacimi, directeur général adjoint de la BMCE Banque au Maroc ont affiché des objectifs chiffrés très précis : “La formation est un investissement, qui induit donc un retour sur investissement. Notre objectif à cinq ans est que le segment des particuliers passe de 40 à 70 % de notre PNB. D’autre part, nous savons qu’il nous sera très difficile de tenir avec 70 % des effectifs dédiés au back office et 30 % au commercial. Nous voulons donc inverser la tendance.”
Le colloque a aussi apporté une meilleure connaissance des systèmes de formation bancaire des différents pays, comme celui de la Tunisie “qui a créé, en octobre 2002, un Centre de formation de la Banque centrale de Tunisie, explique Chadia Bani, sa responsable depuis octobre 2003, ouvert aux cadres des établissements de crédits tunisiens et aux hauts cadres de banques centrales africaines et arabes.” La Tunisie qui bénéficie depuis trois ans d’un programme spécifique, Meda, portant sur “l’amélioration de la compétitivité du système bancaire”.

La table ronde du matin a également permis de découvrir des environnements en pleine mutation comme celui de la Syrie qui s’ouvre depuis le début de l’année aux banques privées et “dispose d’indicateurs très sains”, selon Jihad Yazigi, éditeur et manager de Syria report. Ou celui du Liban surtout préoccupé par l’impact de la mondialisation et des règles de Bâle II. Pour Fadwa Mansour, directeur du département formation à l’Association des banques du Liban : “Il reste beaucoup à faire pour identifier les besoins et il est nécessaire de concentrer les efforts en matière de formation pour plus d’efficacité. Nous avons des besoins, par exemple, en matière d’outils pédagogiques et d’échanges de conférenciers et d’animateurs”.
Enfin, Christian Angeli, directeur de l’international du Centre de la formation de la profession bancaire, a précisé que “le Maghreb et l’Afrique subsaharienne représentent 95 % de notre activité à l’international et que la coopération euroméditerranéenne est un enjeu stratégique pour la banque française.”

Les quatre propositions de Finances Méditerranée

Président de la SMC (groupe HSBC) et de Finances Méditerranée, Joseph Pérez, au nom de l’association et en conclusion des débats et ateliers, a formulé quatre propositions majeures :
¸ “La création d’une bourse de stages ;
¸ La mise en place d’un module “visites d’experts” avec des journées de travail sur site ;
¸ La création d’un (ou plusieurs) club thématique pour parler des contenus, des outils, des méthodes, des procédures d’évaluation ;
¸ L’élaboration d’un programme méditerranéen de formation.”
Pour Pierre Arias, secrétaire général de Finances Méditerranée et délégué général du colloque, “Marseille a un rôle essentiel à jouer comme plateforme coopérative en matière de formation bancaire.”

La bourse de stages

“Nous avons envisagé quatre thèmes prioritaires pour la bourse de stage, expliquait Jean Claude Halb, vice-président de Finances Méditerranée : le marketing et l’action commerciale, la gestion prévisionnelle des carrières, le recouvrement contentieux, l’approche entreprise et l’étude crédit. L’enjeu, a-t-il souligné, c’est le temps, par exemple pour mettre en place Bâle II dans les délais impartis.” Il s’agirait donc de stages de trois à six semaines, s’adressant à des personnes de formation supérieure, dotées d’une première expérience - voire confirmés - et disposant d’un pouvoir de décision… Ces stages seront organisés, de préférence, dans des banques régionales qui, de par leur taille, sont confrontées au même type de problématiques. “Il nous reste aujourd’hui à aller voir les différents établissements pour définir l’offre de stages.”
La proposition a recueilli tous les suffrages, même si la question cruciale du financement reste posée… notamment aux représentants des instances européennes et internationales. Les participants ont également fait des propositions complémentaires : “Il faudra prendre en compte l’identification et la projection des besoins, ainsi que la mise en place de bilan de compétences pour permettre une gestion de ces stages à long terme, a notamment indiqué Habib Karaouli, Pdg de la Banque d’affaires de Tunisie.
“Et ce d’autant plus qu’il n’y aura pas suffisamment de stages, a souligné Joseph Pérez, ce sera même une denrée rare. Ils doivent être précédés d’un cahier des charges, comprenant notamment les attentes du stagiaire et les conclusions de sa période de formation. Il faudra veiller à bien encadrer ces stages.”
“Cette bourse de stages pourrait avantageusement être élargie aux institutions financières et aux banques d’affaires, aux sociétés de leasing, de factoring…” notait Samir Marrakchi, vice-président de Finances Méditerranée et président de SPPI, pour qui “la formation la moins coûteuse, la plus rapide et la plus efficace se fait dans le partenariat. Il faudrait donc envisager de créer une bourse en partenariat avec les institutions financières.”

Les visites d’experts

“Ces visites réuniraient d’une à trois personnes sur une courte période (1 à 2 jours) et pourraient concerner aussi bien des experts du Nord que des experts du Sud”, notait Joseph Pérez.
“Je suis très favorable à ce principe de visite d’experts, expliquait Chadia Bani, responsable du Centre de formation de la Banque centrale de Tunisie : surtout en ce qui concerne Bâle II, les problèmes de terrorisme et de blanchiment d’argent. En deux jours, on peut disposer d’une large audience et c’est une bonne manière d’éclaircir les messages. Car, pour répondre aux standards internationaux, il faut les comprendre. Or, il n’existe rien de mieux que la communication directe pour faire passer un message.”
“En Algérie, nous opérons une “révolution” en passant de l’économie administrée à une économie libérale, soulignait Mohammed Kouchi, directeur général de la Société interbancaire de formation en Algérie. Nous essayons donc de mettre en place une culture de banquier et depuis 2002 nous nous sommes transformés en société civile à but non lucratif ouvert à toutes les banques installées en Algérie. Les problèmes qui ont été énoncés durant ce colloque sont d’une telle ampleur qu’il faut monter des opérations pour permettre à des organismes de formation locaux de prendre le relais, il faut pouvoir dupliquer ces formations. Il faut également penser à faire connaître ce qui se fait dans les pays du Sud, en prévoyant des visites de cadres de banques qui informent les pays du nord.”
“En Algérie, il est vrai, le chantier est important et c’est l’ensemble du système qui doit être mis en résonance, répondait Christian Angeli.
Plus largement, des propositions ont été faites pour la constitution d’un réseau de centres de formation. “Nous avons une expérience de ce type pour le personnel de la fonction publique, dans le cadre de la coopération euroméditerranéenne, a expliqué Abbas El Halabi, membre du conseil d’administration de la Bank of Beirut (BBAC). Le même dispositif pour les banques pourrait être financé par la communauté européenne.”

Le club thématique

“Nous voyons tout l’intérêt d’un club thématique, du tandem des instituts de formation nord/sud et du renforcement des capacités des institutions du Sud pour prendre de plus en plus les initiatives, a expliqué Chantal Dejou, régional coordinator for Mena, World Bank Institute. Le bureau de la Banque mondiale à Marseille, dédié à la région Mena, sera bientôt équipé du même système de visioconférence et d’éducation à distance que ceux de la centaine de centres dans le monde. Il sera opérationnel en septembre et vous sera ouvert, par exemple pour animer le club thématique.”
Un premier club thématique pourrait voir le jour rapidement, celui des juristes de banque et responsables du contentieux puisque Jean Varnet, de l’Association nationale des juristes a proposé les services de son association : “Nous sommes très actifs sur la région et pouvons mettre à disposition nos experts et nos compétences notamment dans les domaines du juridique et du contentieux recouvrement.”

Le programme régional de formation

La dernière, mais certainement pas la moins importante, des propositions portait sur la création d’un groupe de travail, qui pourrait être constitué avec les institutions internationales afin de mettre en place un programme méditerranéen de formation sur le risque “entreprise” dans la banque. “Nous avons défini six axes de réflexion, explique Joseph Pérez : l’approche de l’entreprise ; l’établissement d’un dossier de crédit ; les procédures d’engagement ; la culture Bâle II ; les procédures de recouvrement ; l’ensemble des procédures statistiques obligatoires avec Bâle II.”

Henry Marty-Gauquié, directeur de la représentation de la Banque européenne d’investissement à Paris, faisant le point sur la place des banques dans la mise à niveau des économies de la rive Sud et la formation de leurs personnels, a rappelé que “le sujet de la formation bancaire est au cœur des préoccupations du chantier ouvert par le processus de Barcelone, qui vise notamment à revitaliser le volet financier et donc accroître la compétitivité des pays méditerranéens. La volonté politique durable de la part de l’union européenne d’épauler la modernisation de ces pays, dont le secteur bancaire, est affirmée ; l’intelligence est là, les méthodes sont connues et les moyens financiers sont loin d’être négligeables. Il manque le moyen de catalyser ces quatre facteurs. De ce point de vue, ce colloque, organisé par Finances Méditerranée, est essentiel.”

En conclusion des travaux, Joseph Pérez a souligné “le sérieux et la forte densité de la journée et l’efficacité des banquiers “économes de leurs temps et de leurs propos” qui sont allés directement à l’essentiel. Outre un bel approfondissement du thème et la prise en compte des différentes sensibilités, la journée a débouché sur une série de propositions : il faut dès aujourd’hui mettre en œuvre celles qui peuvent l’être.”

Marseille,06 14 2004
Rédaction
Finances Méditerranée
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