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Paiement électronique : La Tunisie saute le pas

· La migration vers la carte à puce est pilotée par la Banque centrale
· Les premières cartes sont déjà en circulation


Le basculement vers la carte à puce est enclenché. Nos voisins tunisiens sont les premiers à sauter le pas dans la région. La Banque centrale a piloté directement le projet et les premières cartes sont déjà en circulation. “Cette migration n’est pas l’affaire d’une banque mais de l’ensemble du secteur et touche aussi bien les porteurs de cartes que les commerçants”, souligne d’emblée Salah Belaid, directeur de la Banque de Tunisie.

La réflexion est en gestation depuis la fin des années 90 mais, dès l’annonce de la date butoir, le secteur bancaire tunisien a lancé le chantier. “Nous nous devons d’être réactif pour limiter le phénomène de transfert de la fraude des pays occidentaux vers notre marché”, ajoute le banquier tunisien. Il a fallu lancer la certification des serveurs, à commencer par le serveur national régi par la Société de monétique tunisienne, l’équivalent du Centre de monétique interbancaire.

· Nouveau protocole

Une augmentation du capital a permis de financer de nouveaux serveurs et centres de personnalisation conformes à la norme EMV (Europay Master Visa). Concernant l’acceptation de la carte par les commerçants, un nouveau protocole est actuellement en phase de test. Le redéploiement global du système étant prévu pour le mois de juin.

Dans le Maghreb, le Maroc et la Tunisie affichent les indicateurs monétiques les plus avancés. Ils restent cependant dérisoires par rapport à la moyenne mondiale. Ainsi, les achats y représentent 8,7% de l’activité contre 64,3 pour le monde. Chaque carte réalise en moyenne 27,58 transactions par an contre 14,62.

Par ailleurs, un porteur de carte dépense en moyenne 140 dollars par an contre 742 dans le monde. Enfin, une transaction d’achat est en moyenne de 55 dollars contre 64 pour la moyenne mondiale.

“Globalement, les indicateurs de développement tels que l’espérance de vie, le taux de fertilité ou le taux d’équipement de la population en téléphone et ordinateur sont corrélés avec le taux d’équipement par cartes bancaires et surtout l’utilisation qui en est faite”, relève Ismaïl Bellali, DG d’Interbank.Mais, quels que soient les obstacles, les pays du Maghreb et du Moyen-Orient ont tout intérêt à être au rendez-vous fin 2005.

Sur le plan des infrastructures, il est possible de combler rapidement le retard technologique de la région grâce au système satellitaire. “En effectuant ce saut, les banques bénéficieront de terminaux à couloirs multiples pour assurer la rapidité des connexions”, assure Robert Clarke, vice-président, Head of Payment Solutions Delivery.

Mais l’effort le plus important à déployer concerne le back-office et l’équipement des sièges en serveurs et logiciels destinés à la gestion des cartes à puce. Nos banques seront-elles toutes prêtes à la date butoir? Au regard des investissements requis, les petites structures auront sans doute du mal à tenir les délais.

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Les dates-clés de la monétique au Maroc

La monétique a connu une forte progression ces dernières années. Pour autant, le gisement reste largement sous-exploité, du fait des habitudes de paiement et la faiblesse du taux de bancarisation. En 2002, les règlements cash prédominent avec 71 milliards de DH, suivis de loin par le chèque (453 millions de DH) et la carte bancaire (18 millions de DH). Mieux encore, les porteurs de carte continuent à privilégier le retrait dans les guichets automatiques et le règlement en espèces des transactions.

- A partir de 1980, Wafabank installe le premier distributeur automatique de banque au Maroc et lance l’année suivante la carte Diners. En 1982, la BMCE adhère au réseau Visa, suivie de la Banque Populaire et de Wafabank et émet la première carte Visa. La BCP adhère pour sa part à Mastercard.

- En 1984, création d’Interbank à l’initiative de trois banques privées: BCM, CDM, SGMB. La BMCI les rejoint huit mois plus tard.
Interbank devient membre principal de Visa et Mastercard. Les quatre banques fondatrices y adhèrent en tant que membres associés.
Lancement des premières cartes GAB IB (guichet automatique bancaire du réseau Interbank) et des cartes de retrait & paiement (Visa, Mastercard). Installation d’un réseau GAB interbancaire off-line.

- De 1986 à 2000: Toutes les banques marocaines se mettent à la monétique et Interbank compte 9 membres. Le réseau GAB s’étoffe, mais les trois banques qui ont introduit la monétique au Maroc (BCP, BMCE, Wafabank) ne rejoignent pas le réseau Interbank et continuent d’exploiter leur propre système.

- En 2000, le marché compte 1 million de porteurs. Ces derniers détiennent pour moitié des cartes privatives de retrait et des cartes Visa & Mastercard.
Le réseau de distribution est constitué de 740 GAB.
La fraude sur les cartes de paiement représente 0,5% du volume des achats.
Le chiffre d’affaires Commerçants s’élève à 3,7 milliards de DH, dont 30% effectués par les locaux et 70% par les touristes. Le taux moyen de commission versé par le commerçant passe de 4 à 2,5%.
Mais l’interopérabilité n’est toujours pas assurée.

- Les chantiers: Outre la migration vers la carte à puce, les banques doivent favoriser un développement massif du nombre de cartes de retrait et de paiement ainsi que l’usage de la carte de paiement. Pour rééquilibrer le nombre d’opérations effectuées dans les GAB et chez les commerçants, le réseau des accepteurs doit être davantage élargi. Parallèlement, le rythme soutenu d’implantation de nouveaux GAB doit être maintenu. Ils atteignaient 1.476 unités à fin mars 2004. En outre, le parc TPE doit être assaini.
Pour rentabiliser leur investissement, les banques devront miser sur des services à forte valeur ajoutée tels que le paiement de factures ou la recharge de GSM sur GAB.

Casablanca,06 14 2004
Rédaction
L'Economiste
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