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La coopération bancaire Nord-Sud boostée - Finances Méditerranée

DNES à Marseille, Bouchaïb EL YAFI
· Echange d’expertise dans la gestion de risques et de réorganisation des lignes de métiers
· Objectif, aider les banques du Sud à faire face aux enjeux de l’ouverture des économies


Finances Méditerranée, association qui œuvre pour aider à la modernisation des banques maghrébines et libanaises, jette les ponts d’une nouvelle coopération Nord-Sud. Peu dynamique depuis plusieurs années, elle vient de relancer ses activités pour donner un nouveau coup de pouce aux échanges d’expertise interpays méditerranéens.

Sa seconde jeunesse vient d’être célébrée le 27 mai à Marseille avec l’organisation(1) d’un colloque sous le thème “Nouveaux besoins, nouveaux métiers, nouveaux outils, la formation défi majeur de la banque de demain. Quelle coopération euroméditerranéenne?”.

Une centaine de banquiers maghrébins, dont trois du Maroc (BMCE Bank, Groupe Banques Populaires et Crédit du Maroc), des représentants d’agences de développement (BEI, AFD et Banque mondiale) et des experts de formation bancaire ont ainsi pu débattre des possibilités de relancer la collaboration bancaire dans les domaines de la formation et l’échange d’expertise.

Joseph Pérez, président de Finances Méditerranée, qui s’est lancé, depuis sa nomination en juin 2003, le défi de redonner une forme concrète à cette coopération, souligne “l’utilité d’accélérer les partenariats en matière de formation et d’expertise bancaire entre les pays du pourtour méditerranéen pour aider les économies les moins avancées, comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie ou encore le Liban, à gagner leur pari d’ouverture dans le cadre de la zone de libre-échange à l’horizon 2010”.

L’idée est de les faire bénéficier de l’avance prise par les institutions financières européennes dans les domaines bancaires, avec le concours financier et l’appui des banques de développement. Ce besoin d’échange naît de “la libéralisation graduelle de ces économies, impose le développement d’une nouvelle manière de pratiquer la banque”, note Joseph Pérez. Pour faire face aux défis et enjeux de la globalisation financière, gérer les risques et financer le développement de leurs économies, notamment la PME, les banquiers sont invités à adapter leurs structures aux demandes du marché. “Nous ne sommes plus des fournisseurs d’argent, mais de solutions”, entend pour sa part Dominique Millour, directeur général du Crédit Agricole Provence-Alpes-Corse. L’organisation adoptée par cette institution explique bien ce que devrait être le banquier de demain: le comptoir et le guichetier ont été supprimés des agences et remplacés par des espaces d’accueil direct des clients.

L’évolution des besoins de la clientèle, l’intensification de la concurrence, la baisse des taux d’intérêts et l’érosion des marges dynamique, impose aux banques l’adoption de nouvelles technologies nouvelles, souvent onéreuses, et la mise en place des systèmes de gestion et de contrôle efficace et automatisé pour créer de la valeur. “La banque est devenue un supermarché. Pour bien fonctionner, il lui faudrait ainsi marqueter les offres, les personnaliser et rendre un service complet rapide au client”, note Georges Aoun, doyen de la faculté de gestion de l’université Saint-Joseph. Son établissement a intégré les techniques de Marketing bancaire dans ses cursus de formation financière.

Les orateurs marocains, algériens, tunisiens, libanais et syriens ont exposé les efforts déployés au niveau local pour la formation aux nouvelles techniques et méthodes de gestion bancaire. Il y a un besoin de formation aux nouvelles techniques de couverture des risques financiers et opérationnels dans le cadre de Bâle II, aux systèmes de gestion automatisés ou encore à la restructuration des lignes de métier. De toutes les expériences exposées et le degré de sophistication des activités bancaires, le Maroc est bien en avance d’une bonne vingtaine d’années sur ses voisins.

Les banques et établissements spécialisés dans la formation présents assurent être ouverts à toutes les propositions de coopération. “Nous allons intensifier les efforts pour créer une réelle dynamique d’échanges des expériences dans ces domaines très pointus de la banque”, promet Pérez. Pour cela, il projette d’organiser dès cette année des conférences régionales pour réunir fréquemment les représentants de la finance des deux rives de la Méditerranée.

Le président confie ne pas disposer des moyens financiers suffisants pour faire réussir la nouvelle dynamique de coopération, mais confiant dans le rôle que doivent jouer dans ce sens les banques de développement. Le représentant de la BEI à Paris, Henry Marty-Gauquié, a rappelé dans ce registre que des budgets de coopération et de formation ont été prévus dans les 2 milliards d’euros qui servent aujourd’hui à financer des fonds de capital risque, les PME et les projets de l’environnement en Afrique et le pourtour méditerranéen.

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Carte de visite

Créée il y a une douzaine d’années, l’association Finances Méditerranée se donne pour mission l’organisation des conférences sur des thèmes d’actualité au Sud. Regroupant plus de 40 institutions financières du pourtour méditerranéen, elle œuvre depuis peu à développer une coopération concrète entre les différentes banques du Nord et du Sud. Son objectif est d’accélérer la modernisation des secteurs financiers et bancaires du sud de la Méditerranée pour faire face aux enjeux de la libéralisation amenée par la zone de libre-échange.

Le projet d’organisation d’un colloque sur la formation a été dégagé lors d’une série de rencontres qui ont réuni en début d’année les représentants de l’association avec des banquiers maghrébins et libanais afin d’évaluer les attentes et les demandes en termes de coopération.
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(1) En partenariat avec la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, l’Agence française de développement et le Centre de formation de la profession bancaire

Casablanca,06 14 2004
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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