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Euromed : Trois étapes pour l’accord de bon voisinage

· Dialogue, plan d’action social et évaluation annuelle
· Réformes: Les pays du Sud ont plus d’une décennie de retard


La première conférence des experts du pourtour méditerranéen sur les conséquences sociales des réformes économiques a pris fin vendredi dernier à Marrakech. Réunis sous l’égide de la Commission européenne et à l’initiative de la Grande-Bretagne et du Maroc, les experts (acteurs économiques, ONG…) se sont penchés pendant deux jours sur les plans d’actions à mener en parallèle aux réformes économiques que doivent engager les pays du Sud de la Méditerranée du fait de la zone de libre-échange en 2010.

Une réalité: l’ouverture de tout marché entraîne une perte d’emplois malgré les efforts d’investisseurs locaux, sans oublier les impacts sociaux qui font des gagnants mais aussi des perdants.

«Des pays comme le Maroc abordent cette phase d’ouverture avec deux handicaps majeurs: l’analphabétisme et la pauvreté», fait remarquer Driss Benali, universitaire et coprésident de cette conférence d’experts. De fait, les pays du pourtour méditerranéen doivent tenter de s’y préparer en mettant en place des filets de sécurité et des stratégies de dialogue social et surtout obtenir l’adhésion totale à la réforme, sans quoi celle-ci ne pourra pas réussir. Plus concrètement, Mustapha Nabli, directeur du développement économique et social à la Banque mondiale, suggère aux pays du Sud de la Méditerranée de défricher le terrain pour de nouvelles activités créatrices d’emplois et de richesses. «En revanche, ils ne doivent pas baisser les bras car les coûts de la non-réforme risquent d’être énormes», prévient-il.

Les pays du Sud ont déjà une décennie de retard, si ce n’est plus, et en subissent les conséquences aujourd’hui. Ce sera le premier message de ce forum.

Le second: L’UE compte passer d’ici à la fin de l’année d’un accord de Barcelone, axé plutôt sur l’ouverture des marchés, à un autre plus global et social, de proximité et de bon voisinage. Un processus, explique André Sapir, de la Commission européenne, qui devra se réaliser en trois phases. «D’abord, un dialogue avec les pays du Sud pour identifier les mesures incohérentes. Ensuite, la préparation du plan d’action social avec des objectifs et un agenda et enfin un processus d’évaluation qui devra être annuel».

Prise de conscience de l’UE qui a, depuis Barcelone, privilégié les pays de l’Est qui ont récemment intégré l’Union?

A la conférence de Marrakech, les experts de la Banque mondiale et de l’UE ont insisté sur les pays de l’Est qui ont su réformer leur économie sans trop de dégât au plan social. Mais il faut rappeler que l’aide de l’Union leur a été précieuse. Le fait est que dans les pays du Sud méditerranéen, les conditions ne sont pas les mêmes. A commencer par le capital humain, pilier de toute réforme.

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Economie et paix


«Nous sommes conscients des efforts déployés par l’UE pour construire avec les pays du Sud de la Méditerranée une réforme économique et sociale et aussi les infrastructures. Tous ces efforts sont cependant détruits en quelques secondes par un pays partenaire de l’UE «. L’intervention de Wassef Mansour, de l’ambassade de Palestine au Maroc, jettera un coup de froid sur la conférence. Quelques minutes auparavant, Micheal Webb, administrateur principal à la Commission européenne, expliquait que l’UE met en priorité la paix au Proche-Orient mais qu’en attendant, elle se devait de résoudre les autres problèmes sociaux.

Casablanca,06 08 2004
Badra Berrissoule
L'Economiste
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