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World Economic Forum à Amman - Fortes préoccupations sur l’Irak

· Seuls les Américains ont l’air de savoir ce qu’ils veulent pour eux et pour la planète
· Le pétrole est passé «sous domination chinoise»


Personne ne sera surpris: l’Irak est le principal sujet de préoccupation du World Economic Forum qui se tient depuis samedi près d’Amman. Les organisateurs ont doublé tous les espaces des ateliers consacrés au sujet, mais il n’y a jamais assez de place pour y loger tous les auditeurs.

Il s’agit bien de préoccupation, car personne n’a l’air de savoir comment sortir de ce bourbier, dont les terribles images occupent tous les JT. Ce sont encore les officiels américains qui donnent l’impression d’être les moins perdus: ils ont la force, ils ont un calendrier et sont absolument sûrs de travailler pour le bien de la région en particulier et des Arabes en général. Ces derniers, présents en force (sauf les Marocains), s’abstiennent pourtant de toute remarque en public. En privé, ils se contentent de déclarations très générales de regrets ou d’inquiétude sur le coût humain et culturel de l’occupation.

Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a bien tenté une ouverture en indiquant que les pays arabes étaient exclus du dossier. Option manquée puisque Lakhdar Ibrahimi, conseiller du secrétaire général des Nations unies et chargé d’une mission spécifique sur l’Irak, a immédiatement rappelé que le vote au Conseil de sécurité, sur la base duquel a été lancée l’occupation, a été aussi celui des représentants arabes. Et avec son sommet raté, la Ligue n’est pas très crédible pour faire des propositions d’intervention. L’Europe n’a pas les moyens diplomatiques ou militaires en rapport avec sa compréhension des affaires du Moyen-Orient et des affaires arabes. Exit l’Europe. Un signe cependant: beaucoup d’Espagnols sont venus à Amman, dont l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Ana Palacio.

En principe, Taïeb Fassi Fihri, secrétaire d’Etat marocain aux Affaires étrangères, devait avoir au moins un entretien avec Powell, sur le thème des relations bilatérales.

Autre grand sujet: le pétrole et son prix. C’est sûr, il y a peu de chances de revoir un jour un baril à 20 dollars. Si la guerre d’Irak a été faite pour stabiliser les prix, c’est raté. En fait, le pétrole irakien, disponible ou pas, compte peu face à celui de Russie et d’Arabie saoudite. Il compte encore moins face à la grande et irréversible nouveauté mondiale qu’est l’explosion de la demande chinoise. Avec celle de l’Inde, la consommation chinoise est devenue, en moins de deux ans, le principal repère des marchés.

C’est donc la croissance chinoise qui servira de plus en plus d’indicateur de référence pour le prix de l’énergie... et pas seulement pour l’énergie. La vraie transformation du monde est peut-être là.

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Cette année, pas de changement…

Plus de 1.350 personnes, venues de 51 pays différents, se sont inscrites au World Economic Forum, qui se tient comme les années précédentes dans la région d’Amman en Jordanie, sur les rives de la mer Morte.
C’est le «Davos du Moyen-Orient», où l’année dernière le Maroc avait été remarquablement mis en valeur par la délégation du gouvernement américain... en l’absence de représentants du gouvernement marocain.

Cette année, pas de changement, sauf qu’il y a encore moins de Marocains du privé qu’il y en avait l’année dernière. L’effacement marocain se mesure aussi à des signes de cet ordre: les politiques, les diplomates, les hommes d’affaires ou les responsables d’ONG ne sortent pas assez, ne sont pas assez présents dans le concert mondial.

Du coup, rien de surprenant que la sortie pour le Mondial soit si lourde à réaliser: pas de terrain préparé de longue main, réseau de contacts à la fois trop étriqué et trop concentré, pas d’image bien nette en dehors du tourisme, du terrorisme et de la pauvreté.

Depuis samedi et jusqu’à lundi après-midi, des personnalités de très haut vol dans le gotha de la politique et de l’économie mondiale écoutent la petite centaine de conférences et débats organisés pour eux et pour qu’ils se rencontrent entre eux... d’où l’image (l’accusation?) de n’être qu’une rencontre de riches et de puissants.

C’est une rencontre de riches et de bien moins riches, de puissants et de bien moins puissants. Mais c’est surtout l’endroit où tous viennent «flairer l’air du temps». Et ce n’est pas du luxe quand le pouvoir à l’échelle planétaire est en train de se concentrer...

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Les avertissements de Powell

Gestes, ton de la voix, Colin Powell, le secrétaire d’Etat américain, a fait le maximum pour séduire un auditoire qui est resté froid. Il était naturellement la vedette: le World Economic Forum lui a réservé l’honneur de la séance inaugurale. Mais devant un parterre largement constitué d’Arabes, difficile de réchauffer l’atmosphère, même si sur les rives de la mer Morte, côté jordanien, il fait bien 30 degrés à l’ombre.

Comme cela était attendu, il confirme que les troupes resteront en Irak au-delà du 1er juillet, date retenue pour le passage du flambeau. Il fait un trop long développement sur le comportement de certains soldats américains vis-à-vis de leurs prisonniers. Powell se dit choqué et attristé, précise que plusieurs enquêtes sont en cours et les sanctions ont commencé à tomber.

En invoquant la libération de l’Europe du nazisme et sa propre expérience militaire, il demande aux leaders arabes «présents dans la salle» de bien faire la distinction entre ces abus et le «comportement général des soldats américains» qui «travaillent pour les autres, pour la paix et la liberté d’autrui».

Il se montre nettement plus ferme et sûr de lui quand il a appelé aux réformes. Il estime que «les mentalités sont en train de changer face aux réformes dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord». Il pousse fortement à ces changements: «Toutes les nations de la région doivent se mettre sur le chemin des réformes», s’exclame-t-il, précisant immédiatement que «les réformes doivent venir de chacune des nations de la région». Une nuance certes, mais qui ne change pas grand-chose sur le fond. Les pouvoirs (et les peuples?) de la région sont avertis..

Casablanca,05 24 2004
Nadia Salah
L'Economiste
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