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La fulgurante ascension de Emirates Airlines

De notre envoyé spécial à Dubaï, Bouchaïb EL YAFI
· 3,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires et un bénéfice net de 476 millions
· 10,4 millions de passagers en 2003-2004
· La compagnie emploie en moyenne 77 nouvelles personnes par semaine


Le développement du groupe Emirates est indissociable de celui de Dubaï. Au fur et à mesure que la métropole s’affirme en tant que centre mondial de commerce, de tourisme et d’investissement, le groupe gagne en croissance et en rayonnement international.

Son PDG, Ahmed Bin Saeed Al Maktoum a assuré dans ce sens, lors d’une conférence de presse organisée à Dubaï fin avril, que «le bénéfice record de la compagnie pour l’année écoulée est assurément dû à la place de plus en plus stratégique qu’occupe Dubaï au niveau mondial». Le résultat net a atteint pour l’exercice 2003-2004 (comptes arrêtés au 31 mars) les 476 millions de dollars, en hausse de 67% par rapport à l’exercice précédent. Pour sa part, le chiffre d’affaires ressort à 3,8 milliards de dollars, en augmentation de 35,5% sur la période.

Le PDG note que le groupe contribue pour près de 3,7 milliards de dollars dans les finances des Emirats Arabes Unis. A la faveur des résultats dégagés, Emirates compte d’ailleurs verser à son principal actionnaire, l’Etat de Dubaï, quelque 90 millions de dollars. En détail, Emirates Airlines, la compagnie aérienne du groupe, a transporté quelque 10,4 millions de passagers contre 8,4 millions en 2002-2003. Le taux de remplissage de ses avions est en moyenne de 60%. L’activité cargo a, pour sa part, assuré le transport de 600.000 tonnes de marchandises, soit 26% de trafic en plus. Cette activité contribue pour 20% dans le chiffre d’affaires de Emirates Airlines qui atteint 659 millions de dollars, en évolution de 42%. Même tendance au niveau de son bénéfice net qui enregistre une hausse de 73,5% à 429 millions de dollars.

Le résultat de la filiale Dnata, en charge des opérations de handling, de tour opérating et de cargo, est de 47 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 298 millions. Son activité de tour operating, considérée comme la plus développée de la région MENA, croît, au même titre que la billetterie, de 12% par rapport à 2002-2003. Dnata a, en outre, assuré des opérations de handling pour 19,5 millions de passagers.

Sur les activités de Tour Operating, Emirates enregistre une croissance de 17% et a assuré des services à plus de 240.000 clients. Il réalise sur les opérations de vacances et voyages un chiffre d’affaires de près de 160 millions de dollars. La capacité financière du groupe est actuellement de 1,8 milliard de dollars contre 1,3 milliard une année auparavant. Le PDG de Emirates estime que ces liquidités permettent de rembourser l’ensemble des crédits et de couvrir les engagements et les loyers des avions pour une durée de 6 mois. Voilà ce qui pourrait en fait rassurer les porteurs de l’emprunt obligataire de 500 millions de dollars émis par la compagnie en 2003.

Concernant les perspectives de l’année en cours, le PDG projette une croissance de 26% pour le groupe à la faveur de l’ouverture de nouvelles lignes vers l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie. Le PDG insiste sur le fait que la compagnie compte se développer encore sur les services de haut standing pour satisfaire cette clientèle qu’attire Dubaï. Entendons par là que Emirates ne compte pas jouer dans la cour des compagnies «low cost», dont la concurrence devient de plus en plus agressive, notamment dans la région du MENA.

Pour assurer son développement, Emirates qui dispose actuellement de 68 avions (dont cinq cargos) desservant 75 destinations dans 53 pays, a commandé près de 90 nouveaux appareils Boeing et Airbus. «La flotte devra être développée à raison d’un avion par mois jusqu’à atteindre 130 avions à l’horizon 2012. Les effectifs de la compagnie devront également être étoffés. «Le nombre des pilotes de lignes et le personnel de cabine atteindront respectivement 1000 et 5000 personnes dans les semaines qui viennent», est-il indiqué. Dans le registre des ressources humaines, le groupe Emirates emploie quelque 22.500 personnes, soit plus de 22% d’effectif en plus que l’année. «Nous avons embauché en moyenne 77 nouvelles personnes chaque semaine. C’est encore peu par rapport aux 265.000 demandes d’emploi déposées cette année», a conclu le PDG.

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130 avions en 2012, pour 19 milliards de dollars!

De 2001 à 2003, Emirates a commandé quelque 23 Airbus, ce qui la place aujourd’hui au premier rang mondial de ses clients pour les appareils Airbus A380 et A340-600JW. La livraison est programmée entre 2006 et 2012. Le groupe a également commandé a Boeing près de 46 autres appareils. La commande de près de 21 autres appareils Airbus et Boeing devra être confirmée très prochainement. L’objectif est de disposer à l’horizon 2012 d’environ 130 avions. L’âge moyen du parc avions d’Emirates ne dépasse pas 3 années.

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Valorisée à 5 milliards de dollars

Cheikh Ahmed Bin Saeed Al Maktoum estime que Emirates est aujourd’hui valorisée a plus de 5 milliards de dollars. Ce qui équivaut selon lui à 5 fois la mise initiale opérée par le gouvernement de Dubaï lors de sa création en 1985. Cette valeur devrait augmenter encore plus sur les prochaines années au fur et à mesure de la concrétisation du plan de développement 2005-2012. Le PDG souligne que la privatisation de la compagnie n’est pas d’actualité, mais qu’il serait l’un des premiers investisseurs à acquérir une participation si toutefois le gouvernement y opte pour ce projet.

Casablanca,05 17 2004
Bouchaib El Yafi
L'Economiste
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