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Maroc-UE : Les premiers bémols de l’accord agricole

· Peu de demande pour la tomate marocaine
· Résultat : Le contingent à l’export risque de ne pas être épuisé
· Du côté marocain, les circulaires pour l’importation de blé européen ne sont toujours pas prêtes


Le volet agricole de l’accord d’association Maroc-UE semble connaître quelques grincements. Depuis le début de cette campagne, 159.471 tonnes de tomates ont été exportées dans l’UE, soit près de la totalité des 175.000 tonnes prévues dans le contingent de base, auquel doit s’ajouter le contingent additionnel, qui prévoit 15.000 tonnes supplémentaires.

Rappelons que l’accord qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2004 permet aux exportateurs marocains d’écouler 190.000 tonnes de tomates par an sur le marché européen, contre 150.000 auparavant. On pourrait penser que les choses vont donc bien : or il n’en est rien. Premier hic: les prix sont particulièrement bas, à cause d’une demande assez faible. Cette situation a tendance à décourager certains exportateurs. Ainsi, le second comptage que vient d’effectuer la Commission début avril montre bien qu’entre janvier -moment du premier comptage- et fin mars, les contingents mensuels n’ont pas été épuisés. Les quantités non exportées ont donc été ajoutées au contingent additionnel, sorte de sas de rééquilibrage- qui a donc augmenté et atteint aujourd’hui 15.000 tonnes, soit l’équivalent de sa valeur initiale. Théoriquement, les exportateurs marocains peuvent encore, d’ici la fin de la campagne qui s’achève fin mai, écouler la totalité du contingent de base, ainsi que la totalité de l’additionnel. Dans la pratique, cela ne risque pas d’être le cas pour trois raisons. D’abord, l’accord prévoit que le contingent additionnel ne peut être vidé de plus de 30% de sa capacité chaque mois, ce qui limite de facto à 4.500 tonnes d’exportations sur le contingent additionnel par mois.

Ensuite, les exportateurs marocains n’auraient pas intérêt à tout écouler, de manière à éviter de casser un marché déjà particulièrement morose. Le marché est tellement bas cette année qu’en février et en mars, non seulement les contingents mensuels n’ont pas été atteints, mais le solde était particulièrement élevé: jusqu’à plus de 6.000 tonnes pour le seul mois de février. La troisième raison est liée à la demande, et aux facteurs qui l’influencent, au premier rang desquels le climat. Si la demande de tomate n’augmente pas sur le marché français, principal destinataire, on pourrait ne pas atteindre le contingent total. Une telle situation ne devrait toutefois pas avoir de conséquence sur la campagne suivante.

Retard marocain

Côté marocain, l’accord n’est toujours pas en vigueur. Les importateurs marocains de blé européen sont donc toujours dans l’ancien système. Pour être applicable, l’accord devait être transcrit dans des circulaires directement utilisables par les douaniers. Or à la douane, cette circulaire n’est toujours pas effective. Les fonctionnaires qui contrôlent le blé n’ont toujours pas reçu les instructions pour appliquer les nouvelles règles. Il se dit que ce n’est plus qu’une question de jours, et que le retard serait dû au fait que le mécanisme d’ouverture des contingents et d’octroi des licences n’est pas encore connu. Jusqu’à présent, c’est le principe du “ premier arrivé premier servi” qui primait, c’est-à-dire que l’administration octroie les autorisations jusqu’à épuisement du contingent, et ce, par ordre d’introduction des demandes d’autorisation. Mais il est question d’instaurer un nouveau système, basé sur l’appel d’offres et géré par l’ONICL, l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses.

Les douanes attendraient l’arbitrage du Premier ministre sur cette question avant de publier leur circulaire. Si ce retard ne cause pas de problème à l’économie du secteur, il n’en demeure pas moins que c’est un premier hic dans l’accord d’association avec l’UE. Les fonctionnaires européens ne semblent pas nous en tenir rigueur pour autant, et semblent se montrer compréhensifs. Il est vrai que le marché du blé est en bonne santé, ce qui leur permet d’écouler leur production sous d’autres cieux à des conditions meilleures.

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Lamy: “L’impact de l’élargissement sur le Maroc sera limité”

· “Le statut avancé” du Royaume discuté au Luxembourg

Le quatrième Conseil d’association Maroc-UE s’est tenu lundi dernier au Luxembourg, quelques jours avant l’adhésion effective de 10 nouveaux membres à l’UE. Taieb El Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, présent pour l’occasion a tenu une série d’entretiens avec des responsables européens. Ces rencontres étaient axées sur la consolidation du “statut avancé” du Royaume dans sa relation avec l’Union européenne. En effet, le Maroc aspire à un statut plus fort que celui de simple partenaire économique et commercial de l’UE.

Taieb El Fassi Fihri, qui conduit la délégation marocaine à ce conseil, s’est entretenu avec le commissaire européen chargé de la Justice et des Affaires intérieures, Antonio Vitorino, du renforcement de la coordination Maroc-UE dans ce domaine. A l’issue de cette rencontre, Vitorino a indiqué “que les discussions entre les deux parties sur la question de la réadmission des immigrés illégaux progressent bien”. Il a ajouté que les deux parties poursuivront leurs échanges afin de clarifier certains éléments”. Le but de ces discussions est justement de parvenir à un “bon accord”, a-t-il dit. El Fassi Fihri s’est également entretenu avec Pascal Lamy, le commissaire européen au Commerce. Ce dernier s’est déclaré convaincu que “l’élargissement de l’UE, le 1er mai prochain, n’aura qu’un impact limité sur les échanges du Maroc avec l’UE”. Il a rappelé par la même occasion que les échanges commerciaux avec les pays de l’Europe de l’Est étaient “complètement ouverts” depuis dix ans déjà. Et de préciser que de ce fait, les exportations marocaines vers l’Europe s’étaient adaptées à cette réalité.

Sur le plan bilatéral, l’emploi de temps de la représentation marocaine était chargé de rencontres avec divers responsables des pays membres de l’UE, dont Michel Barnier chef de la diplomatie française.

Casablanca,05 10 2004
Rédaction
L'Economiste
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