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L'e-démocratie en marche

Le vote électronique sera généralisé à partir des prochaines élections en mai 2003.
Les services gouvernementaux entièrement accessibles via le Net à l'horizon 2005.
Avant de parler d'e-démocratie, il faut d'abord instaurer la démocratie au vrai sens du terme.


La semaine dernière a été sacrée semaine de 'l'e-democracy' et de 'l'e-government' en Grande-Bretagne. Jusqu'ici, l'usage d'Internet se limitait à l'échange de mails, le chat, le commerce électronique ou l'e-learning. Aujourd'hui, il devient un instrument de démocratie. La liste des 'e-quelque-chose' s'enrichit donc de nouveaux termes comme e-participation, e-consultation, e-vote...

Les citoyens britanniques peuvent d'ores et déjà voter via Internet ou leurs téléphones portables. C'est ce qui s'appelle l'e-voting (le vote électronique). Certes, l'usage est encore peu commun, mais dans les pays développés, la tendance est déjà perceptible. En Europe, l'e-démocratie (ou la cyberdémocratie) est déjà en marche dans des pays de l'UE (comme l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie ou la Suède) où des expériences-pilotes de e-voting ont été menées récemment avec succès. C'est le cas même dans quelques pays émergents comme la Tunisie, qui s'est engagée avec la Grande-Bretagne dans un processus (sur 3 ans 2001/2003) pour établir les fondements de l'e-gouvernement.

Mais de quoi s'agit-il au juste? Par définition, l'e-démocratie implique l'usage des technologies de l'information et de communication par les divers acteurs de l'arène politique (gouvernement, élus, médias, partis politiques et citoyens/électeurs) que ce soit au niveau local, national ou international. Ce qui permet une participation plus active des citoyens et leur engagement direct dans les causes d'intérêt public.

Mais comment les NTIC peuvent-elles devenir un instrument de démocratie quand la majorité des citoyens n'y a pas accès, comme au Maroc par exemple? En fait, le débat concerne plus le concept de démocratie qu'autre chose, car la technologie n'est qu'un outil, soutient Stephan Coleman, enseignant à la London School of Economics et directeur du Society's e-Democracy Program(1). Avant de parler d'e-démocratie, il faut d'abord instaurer la démocratie au vrai sens du terme.


Bornes gratuites

Selon Stephan Coleman, la proportion des Britanniques ayant accès à l'Internet ne dépassait guère les 2% en 1996. Aujourd'hui, ils sont 60% à y avoir accès chez eux, sur leurs lieux de travail ou dans les cybercafés. Mais c'est loin d'être suffisant: "Notre objectif est que d'ici 2005, tout citoyen puisse avoir accès aux services en ligne, chez lui ou le plus près possible de son domicile", ajoute-t-il. A cet effet, des bornes gratuites seront installées sur tout le territoire et les citoyens n'auront pas à faire plus de 20 minutes à pied pour y accéder. Même dans les régions les plus reculées, l'accès aux services gouvernementaux peut s'effectuer via la télé interactive.

La généralisation de l'accès à Internet est donc un préalable à l'e-démocratie. St-Albans, au nord de Londres, est l'un des 30 sites-pilotes qui ont été retenus par le gouvernement pour tester l'e-vote. Une opération qui a coûté 5,7 millions d'euros. Les habitants ont voté électroniquement lors des élections locales du 2 mai 2002, par l'intermédiaire de leur téléphone portable, de leur PC via Internet ou dans des isoloirs dotés d'un écran tactile.

Les électeurs de Liverpool et Sheffield ont été les premiers au monde à utiliser un système de vote public par Intranet, Internet et SMS. 41% des électeurs ont choisi le vote électronique et une augmentation de 45% du taux de participation a été constatée. Les citoyens auront ainsi le choix entre le vote traditionnel ou l'e-vote, entièrement sécurisé, selon les experts. Le gouvernement britannique a d'ailleurs lancé un site Web (www.edemocracy.gov.uk) dédié à la promotion du concept.

Le public peut en prendre connaissance et donner son avis on-line. Un montant de 10 millions de livres sterling sera consacré chaque année à la promotion de l'e-démocratie. L'objectif immédiat est de généraliser le vote on-line pour les élections de mai 2003.



Les sondages aussi

YouGov.com, c'est le nom d'une agence britannique de sondage d'opinion on-line qui avait prédit avec exactitude les scores des candidats aux élections de 2001. YouGov effectue des sondages pour le compte de divers organismes: gouvernements, journaux (comme The Sunday Times, The Daily Telegraph) ou des chaînes de télévision. L'agence organise aussi des e-consultations qui permettent de mieux connaître les attentes des parties prenantes (citoyens, consommateurs, employés, clients, public). Lorsqu'une banque souhaite par exemple sonder l'opinion de ses salariés, elle n'a qu'à fournir leurs adresses électroniques à YouGov et le tour est joué. En outre, le sondage on-line s'avère moins coûteux en temps et en argent par rapport au sondage traditionnel, selon Stephen Shakespeare, directeur de YouGov. En s'inscrivant au site YouGov.com, l'internaute peut participer en moyenne à 2 ou 3 sondages par mois en se faisant payer 0,50 livre sterling par formulaire rempli. Chaque opération ne lui prendra pas plus de 10 minutes de son temps, assure Stephen Shakespeare. Autre avantage, l'interrogé a davantage le temps de réfléchir (en comparaison avec les sondages directs ou par téléphone) et le taux de participation est également amélioré.

Mais le risque d'avoir des résultats biaisés est réel, car les tranches de population on-line sont principalement des jeunes, bien instruits et relativement aisés. YouGov y remédie en recrutant des populations diversifiées pour constituer des échantillons plus représentatifs.


L'e-gouvernement pour moins de corruption

La Grande-Bretagne est l'un des pays les plus avancés dans le monde en termes de e-gouvernement. Plus de la moitié des services gouvernementaux sont disponibles on-line et 74% le seront d'ici fin 2002. A l'horizon 2005, les services du gouvernement seront entièrement accessibles sur le Net. De même, le portail gouvernemental (www.ukonline.gov.uk) permet d'accéder à une multitude de services en se connectant à un seul site. Les citoyens et les entreprises effectuent des transactions sécurisées avec tous les départements gouvernementaux 24h/24.

La majorité des députés britanniques (70% environ) ont des adresses mails et près de 35% ont créé leurs propres sites Web. Ils reçoivent ainsi directement les commentaires et les plaintes des citoyens. Car ces derniers veulent, aujourd'hui plus que jamais, faire entendre leur voix.

Richard Allan, l'un des 600 membres du Parlement britannique, affirme recevoir plus de 20 mails par jour en moyenne (dont même quelques-uns n'appartenant pas à sa circonscription) auxquels il dit répondre régulièrement pour mieux se rapprocher des préoccupations de ses électeurs. De même, les forums de discussion et les communautés on-line permettent d'une part, aux citoyens de participer activement au processus démocratique et d'autre part, aux gouvernement, élus et partis politiques de prendre connaissance des opinions et expériences des citoyens. Au lieu d'une relation à sens unique, ces derniers peuvent entretenir une relation d'interactivité avec leur gouvernement. Ce qui est censé favoriser la transparence et réduire la corruption.


(1) C'était lors d'une conférence à laquelle ont été invités des journalistes originaires de six pays (Maroc, Tunisie, Koweït, Liban, Inde et Bolivie) à Londres. La visite a été organisée les 14 et 15 octobre par le Foreign & Commonwealth Office.


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Qu'en est-il du Maroc ?

La coopération entre le Maroc et la Grande-Bretagne pour promouvoir l'e-gouvernement remonte à 2001
Le Septti prévoit la création d'un portail du gouvernement marocain


L'e-gouvernement au Maroc en est encore à ses balbutiements. Rien d'étonnant, car une frange minime de la population est connectée. En effet, l'on estime à 30.000 le nombre de foyers branchés et 500.000, les internautes qui naviguent sur leurs lieux de travail ou dans les cybercafés. Outre le coût élevé du matériel et les frais de connexion, il faut d'abord régler le problème de l'analphabétisme.

Dans sa stratégie e-Maroc, le secrétariat d'Etat chargé de la Poste et des Technologies des Télécommunications et de l'Information (Septti) a identifié cinq domaines prioritaires qui sont outre l'e-gouvernement, l'e-training (éducation-formation), l'e-économie, le commerce électronique et la généralisation des nouvelles technologies (Internet pour tous).

La stratégie de mise en oeuvre de l'administration en ligne (AdmiNet), retenue par le Septti, concerne, elle, l'ensemble des instances gouvernementales et administratives.

L'objectif est de créer des applications de type portails interministériels ou interadministratifs. On y retrouve des projets tels que le portail du gouvernement marocain, l'observatoire des nouvelles technologies de l'information dans l'administration et le site officiel des appels d'offres du gouvernement.

Par ailleurs, l'ambassade de Grande-Bretagne à Rabat apporte son soutien à la deuxième phase de développement du site Web des appels d'offres (www.appels-doffres.ma).

Ce projet vise à améliorer la transparence des procédures de passation des marchés publics en publiant les prévisions, les avis et les résultats des appels d'offres de l'administration, des organismes publics et des collectivités locales.

La coopération maroco-britannique dans le domaine des NTI remonte à fin 2001 lorsqu'un groupe d'experts du bureau du Premier ministre britannique a été invité par l'ambassade de Grande-Bretagne à Rabat et le Septti pour animer un séminaire sur l'e-gouvernement.

Casablanca,11 12 2002
Aziza EL AFFAS
L'Economiste
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