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L’appel de Barcelone, interview de Miquel Valls i Maseda, Miquel Valls i Maseda

Une semaine libanaise à Barcelone, un jumelage avec Beyrouth, un forum d’entreprises, des accords de coopération multiformes… Mais que se passe-t-il ? À Barcelone même, nous avons essayé de connaître les raisons de cet enthousiasme, avec le principal acteur de ce rapprochement, le président de la Chambre de commerce de la ville catalane, Miquel Valls i Maseda.

Vous avez signé un accord avec la Chambre de commerce de Beyrouth. Quelles en sont les portées ?
D’abord les raisons d’une telle initiative : nous estimons qu’il existe de véritables possibilités d’améliorer les relations commerciales entre l’Espagne et le Liban. D’autant plus que nous avons constaté que l’Italie, par exemple, accorde depuis quelques années un grand intérêt à la place de Beyrouth et à ses relations économiques avec le Liban. Alors que l’Espagne ne fait pas assez dans ce domaine. Cette initiative est donc d’un grand intérêt, pour l’Espagne comme pour le Liban, sachant bien que je suis en train de parler pour la Catalogne aussi.

D’autant que Barcelone est la capitale économique de l’Espagne…
Nous appartenons en effet à une région industrielle très importante et particulièrement dynamique de l’Espagne, et nous sommes dotés d’une économie très ouverte, qui nous permet de capitaliser un potentiel d’exportation notable. Mais nous avons également un grand besoin d’importer. Et, dans ce cadre, le Liban constitue un élément principal. Puis Beyrouth et Barcelone sont bien placées sur les bords de la Méditerranée, pour développer de grands projets entre les deux rives, surtout au niveau des petites et moyennes entreprises, particulièrement actives en Catalogne. Le dynamisme que nous avons constaté auprès des entrepreneurs libanais permettra, je l’espère, de développer les activités entre les deux villes. Le secteur du tourisme libanais nous intéresse particulièrement, parce qu’il est en train de se développer sur la tranche du marché de haut de gamme. Beyrouth pourrait effectivement profiter de notre expérience dans ce domaine. Je rappelle que la Catalogne a pu porter en quelques années le nombre de touristes de 3,5 millions à 9 millions par an, dont 4 millions pour la ville de Barcelone, grâce à un plan de promotion touristique.

Vos entreprises sont-elles intéressées seulement par l’exportation ?
En ce moment, nos entreprises sont plutôt intéressées par l’exportation, pour améliorer la masse critique de notre pénétration commerciale. Les échanges commerciaux entre l’Espagne et le Liban sont passés de 45 millions de dollars en 1991 à 100 millions, soit trois fois plus que les échanges entre l’Espagne et la Syrie ou la Jordanie par exemple. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’autres formules de coopération. Par exemple, la Chambre de commerce de Barcelone participe depuis quatre ans au projet de reconstruction du port de Beyrouth, un projet de 120 millions $.
En tout cas, le Liban constitue une plate-forme bien placée vers les autres pays du Proche-Orient et les pays du Golfe. Cet angle nous intéresse particulièrement, car les marchés de ces pays ne sont pas faciles d’accès, pour que l’Espagne puisse traiter directement avec eux. Le Liban est doté d’un système financier valable avec une bonne crédibilité et un savoir-faire. Nous avons d’ailleurs discuté, durant le forum qui a accompagné la semaine libanaise à Barcelone, de quatre projets d’exportation vers l’Irak, en collaboration avec des entreprises libanaises.

Comment se concrétise en pratique le rapprochement entre Barcelone
et Beyrouth ?

Beyrouth et Barcelone se rapprochent sur plusieurs axes en même temps :
- L’alliance stratégique entre les deux villes prendra forme avec le jumelage prévu pour fin septembre 2004.
- L’accord signé entre nous et la Chambre de commerce de Beyrouth.
- L’élaboration d’accords pour “la promotion de la ville”, notamment dans le domaine du tourisme de haut et moyen de gamme.
Par ailleurs, nous avons un autre projet commun avec la Chambre de commerce de Beyrouth : le Med-Entreprise, financé par l’Union européenne. Fin septembre-début octobre 2004, un grand forum se tiendra à Beyrouth réunissant des entreprises méditerranéennes et libanaises, actives essentiellement dans cinq secteurs : l’agroalimentaire, les télécommunications, le tourisme, les nouvelles technologies et les équipements.

Les marques espagnoles ne sont pas assez connues au Liban, à part Zara, Mango, Seat… Comment allez-vous faire pour les promouvoir ?
Nous pensons organiser une semaine économique au Liban vers fin 2004-début 2005, qui fera suite à des actions déjà entamées par le passé. La Chambre de Barcelone a entamé son ouverture sur le Liban dès 1994, et près de 420 entreprises espagnoles ont déjà participé à nos actions libanaises.

Que pensez-vous de la coopération méditerranéenne ?
La construction d’accords régionaux continuera à se faire lentement. En ce qui nous concerne, Catalans et Espagnols, la Méditerranée est prioritaire et à cet effet nous exerçons des pressions sur la Commission européenne pour agir et intervenir. Mais les pays du Nord de l’Europe ont parfois d’autres priorités…

Est-ce que des réformes sont exigées des pays du Sud en contrepartie de cette collaboration ?
Les réformes sont en train de se faire, mais c’est une question de temps. L’échéance de 2010 pour le libre-échange approche et constitue une date butoir pour tout le monde. Un autre élément presse : il s’agit de la ligne de crédits de 10 milliards d’euros supposés devoir encourager le secteur privé européen à intervenir dans les pays du Sud. Donc, le train est en marche.
Mais pour les réformes dans les pays du Sud, le Nord devrait apporter son aide, parce que c’est aussi une question d’argent. Par exemple, l’Espagne avait demandé durant sa présidence de la Commission européenne en 2002 la création d’une Banque européenne pour le développement de la Méditerranée ; néanmoins quelques doutes persistent encore au sein de la Commission européenne. La pression que nous avons dernièrement exercée s’est simplement traduite par une augmentation de 4 milliards d’euros de la ligne de crédits. C’est bien, mais ce n’est pas suffisant.

Beyrouth,05 10 2004
Joseph Sfeir
Le Commerce du Levant
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