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Les banques maghrébines décortiquent leur partenariat

Des chantiers urgents attendent face à l'ouverture des marchés.
Monnaie unique, zone de libre-échange et marché financier communs... les principales recommandations de la 9e conférence des présidents des banques maghrébines.


Après plusieurs rencontres et réunions, les opérateurs des secteurs bancaires maghrébins peinent encore à traduire dans la réalité le rapprochement entre les différents systèmes de la région. Hormis quelques échanges d'expériences, les autres activités en sont encore à l'état embryonnaire.

Ainsi, lors de la 9e conférence de l'Union maghrébine des banques (UMB) qui a clôturé ses travaux le 31 octobre dernier, les intervenants ont essayé de mettre les bouchées doubles afin de sortir avec des recommandations réalistes et réalisables. La plus importante d'entre elles a été sans doute le développement de l'idée de la monnaie unique maghrébine proposée par Othmane Benjelloun, président du GPBM. Un comité de réflexion sera d'ailleurs constitué pour examiner ce projet de près.

De même, la nécessité de poursuivre la réforme du système bancaire figure en bonne place des recommandations de ce congrès.

Le secteur dans les différents pays du Maghreb souffre en effet d'un certain nombre de lacunes intrinsèques liées notamment à la faiblesse des fonds propres et de la sous-bancarisation ou encore de la difficulté de recouvrement des créances en souffrance.

D'autres réformes, cette fois-ci, extrinsèques, en rapport avec l'environnement du secteur, doivent être introduites. Les intervenants ont notamment décrié la lenteur et la lourdeur des procédures administratives, la non-adaptation des régimes fiscaux, le cadre législatif... Pour El Hadi Chaïbaïnou, directeur général du GPBM, il est donc impératif d'adapter le secteur bancaire maghrébin aux mutations juridiques, technologiques, économiques, financières et sociales.

Les différents participants ont ainsi recommandé de passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne la mise à niveau aussi bien du système judiciaire et fiscal que des PME/PMI. Les ressources humaines n'étaient pas en reste. Sur ce plan, un pas a été franchi au sein de l'UMB puisque la création d'un diplôme maghrébin des hautes études bancaires est déjà en chantier.

La création d'une zone de libre-échange et d'un marché financier commun figuraient aussi en tête des recommandations de cette conférence.

Les intervenants ont aussi appelé à une meilleure intégration des technologies de l'information et aux fusions, privatisations et déconcentration pour faire face à la concurrence accrue.

Ces réformes sont d'autant plus urgentes à mener face aux défis de l'environnement régional et international. A l'heure de la mondialisation, des pays de la région ont pris des engagements internationaux et ne peuvent plus rester en dehors des politiques de globalisation sans risque de se marginaliser.

Une fois les échéances arrivées, ces économies ainsi que leur système financier se frotteront à la concurrence à domicile. Aujourd'hui, l'industrie bancaire entre dans une nouvelle phase de son histoire. La concurrence est de plus en plus rude et la course à la taille critique est ouverte. Les mouvements de fusion-absorption et de regroupements se suivent. Des géants bancaires mondiaux sont nés. Ils ont un pied dans chaque continent et les frontières ne les arrêtent plus. Pour Mohamed Haitami, directeur délégué en charge des PME/PMI et du commerce international au sein de la BMCI, les enjeux auxquels sont confrontés les banques maghrébines sont aujourd'hui déterminants.

"Les défis de la mondialisation présentent la problématique de la compétitivité des banques maghrébines dans leur marché interne vis-à-vis des banques étrangères", a-t-il souligné.

Cette problématique reste, selon lui, difficile "à dissocier de celle des échanges arabo-arabes qui demeurent en deçà des attentes". Il reconnaît que la coopération entre les banques reste faible en l'absence de partenariat reposant sur des mécanismes développés (participations croisées dans les capitaux, caisses d'investissement....). De plus, les spécificités des systèmes bancaires maghrébins et la différence entre les degrés d'ouverture constituent aujourd'hui "un obstacle devant la création d'un bloc homogène".

Parmi les recommandations formulées à ce niveau, figurent celles de revoir les stratégies commerciales des banques et la redéfinition des priorités.



Le prêt sur gages ou le financement des «non-bancables»

Le système du prêt sur gages, qui constitue un financement des populations "non bancables" ou exclues du système bancaire traditionnel, a été l'un des volets traités lors de la conférence."L'activité de prêt sur gages est un exemple de la responsabilité sociale que peuvent, et peut-être que doivent exercer les banques maghrébines", affirme Ammar Daoudi, président-directeur général de la Banque Développement Local d'Algérie. Et d'ajouter: "Cette activité, qui se développe en Algérie, reste méconnue dans les autres pays du Maghreb". Le taux d'intérêt appliqué à ces crédits sociaux (non refinançables) est actuellement de 8,5% l'an en hors taxes et de 9,95% en taxes perçues. Le crédit est accordé pour une durée de 6 mois renouvelables de 6 mois en 6 mois jusqu'à trois années maximum. "Au terme de ces trois dernières années, il doit y avoir dégagement des gages, remboursement des prêts et paiement des intérêts", souligne Daoudi. En cas de défaillance du bénéficiaire du prêt, il est procédé à la vente aux enchères des objets (uniquement les bijoux) gagés.


Casablanca,11 12 2002
F. T. & Y. M.
L'Economiste
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