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Le point : La question de l’eau à Amman

La gestion de l’eau dans la capitale est souvent la cible de critiques dans la presse jordanienne. LEMA, qui est en charge d’en assurer le contrôle et l’amélioration, a fait le point sur les tenants et les aboutissants de cette gestion à l’occasion d’un atelier réunissant dimanche dernier, les journalistes de la presse écrite et audiovisuelle. Reportage sur place du Jourdain.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de l’Eau et de l’Irrigation, Dr Hazem al Nasser, a tenu à souligner le problème majeur que rencontre la Jordanie et qui détermine son avenir, à savoir le manque de ressources en eau.

Ce fait implique pour ce ministère la mise en place d’une stratégie de 5 ans, pour un contrôle plus pointu de la consommation en eau du Royaume.

Le panorama de l’approvisionnement en eau d’Amman, présenté par le Ministre, a mis l’accent sur les projets en cours visant à fournir en eau potable la capitale qui, avec ses 2 millions d’habitants actuels, ne cesse de s’étendre, multipliant ainsi les difficultés du réseau d’approvisionnement. Ces projets tels que la réserve de Disi (nappe phréatique non renouvelable qui peut alimenter Amman et sa population durant 50 ans seulement), le projet Zai/Main supporté par USAID ou encore la station d’épuration de Khirbet As-Samra dont le coût élevé sera également financé à 50% par USAID, ne sont que des solutions à court terme qui, avec les ressources encore disponibles, parent au plus pressé ; étant entendu qu’une solution pérenne ne peut venir que du projet Mer Rouge - Mer Morte qui en est encore à ses balbutiements (des études de faisabilité sont en cours), et dont l’avenir sera discuté en juin prochain lors du colloque de la Mer Morte.

Pour répondre aux critiques d’une intervention étrangère (soutien de USAID) dans la gestion de l’eau, le Ministre a tenu à expliquer que « le gouvernement jordanien n’aurait d’autres solutions que de passer par l’intermédiaire de banques pour la construction de ces projets, ce qui impliquerait un coût additionnel énorme répercuté sur les factures d’eau dont les Jordaniens auraient à subir » ; méthode inadéquate avec la réalité économique actuelle. C’est la raison qui a poussé le gouvernement à entamer dès 1999 une coopération étroite avec le secteur privé en ce qui concerne la gestion de l’eau. C’est de cette époque que date l’implantation à Amman de LEMA, compagnie franco-jordanienne, branche de Suez Environnement (ex-Lyonnaise des Eaux) pour la partie française et de l’entreprise régionale Jardaneh. Le contrat signé le 31 juillet 1999 avec LEMA touche la gestion du réseau d’eau sur 4 ans.

Pourquoi avoir recours au secteur privé ? "Afin de respecter la transparence, d’assurer une meilleure efficacité et une utilisation optimale des donations diverses (fonds arabes et autres.) Pour preuve, l’établissement d’une nouvelle compagnie à Aqaba gérée par ce secteur privé", a expliqué le Ministre. A l’heure où l’on parle de privatisation de l’eau, le Ministre jordanien n’a pas caché lors de cette rencontre avec la presse, son opinion négative d’une telle stratégie dont « le débat n’est pas d’actualité puisque le but d’une privatisation (recherche de profits) ne rejoint pas les priorités de la population » dont le portefeuille aurait à subir les conséquences ; ce qui, par ailleurs, a motivé le récent refus du gouvernement jordanien auprès de la Banque Mondiale d’aller dans le sens d’une privatisation de ce secteur.

LEMA agit donc en qualité de sous-traitant dans l’approvisionnement en eau potable et dans la remise en état du réseau largement endommagé jusqu’ici. Selon M. Chris Decker, directeur du programme d’investissement de LEMA (CIP), « le principal facteur de détérioration est la pression due aux interruptions d’alimentation en eau durant 5 à 6 jours successifs; ce qui affecte non seulement l’état des tuyauteries lors de la réalimentation, mais également la qualité de l’eau.» Cette dernière est cependant très contrôlée par des tests techniques, chimiques et microbiologiques. A l’heure des négociations de renouvellement du contrat avec LEMA qui doit prendre fin en juillet prochain, et si l’on fait le bilan, on constate que le gaspillage en eau s’est considérablement réduit du fait de l’amélioration du réseau de distribution. Cependant, cette action se limite encore à certains quartiers de la capitale (Amman ouest, Abdoun…) et la population jordanienne attend son extension à tous les quartiers. C’est le but visé, d’après Chris Decker, à l’échéance 2025, qui devrait voir la rénovation du réseau entièrement achevée. A ce jour, 60% du réseau est rénové. Le directeur du CIP a également ajouté que l’avenir de la gestion de l’eau passait par « une décentralisation des districts de la capitale en centres de gestion autonomes afin de répondre plus rapidement aux besoins des clients.» Autre point positif, le nombre des équipes de maintenance s’est accru, la lutte contre la fraude et les usages illégaux s’est intensifiée (7 millions de mètres cubes de pertes) et l’efficacité des interventions s’est améliorée grâce notamment à la formation menée par LEMA de 200 ingénieurs jordaniens.

Concernant l’approvisionnement sur le terrain, Philippe Odièvre, directeur exécutif de LEMA, a confié au Jourdain que « le but poursuivi à court terme prévoit une distribution d’eau 2 fois par semaine, voire 5 fois par semaine pour certains quartiers d’Amman, et ce, pour l’été à venir, jusqu’à arriver au niveau international 7jours/7, doublé d’une augmentation du volume moyen hebdomadaire.» Le service client qui gère le centre d’appel des réclamations (Tél. 56.79.141) et qui a enregistré l’année passée 270 plaintes dont la plupart concernaient la facturation ou des dégâts sur les installations, a permis de mesurer les améliorations dans les 150 000 foyers jordaniens, et plus si on compte les étages en location, en ce qui concerne la distribution des 347 000 mètres cubes d’eau.

Néanmoins, il reste des problèmes, soulevés par les représentants de la presse jordanienne, quant aux réserves d’eau individuelles à la qualité douteuse fournies par des entreprises privées et qui polluent l’eau stockée. Le problème du contrôle de ces réserves reste ouvert puisque la responsabilité n’est pas clairement établie et LEMA a appelé à l’établissement d’une nouvelle institution chargée d’en assurer le contrôle et d’établir des normes de qualité.

Amman,04 26 2004
Léticia Franiau-Al Sharaia
The Star
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