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Kafalat, la (seule) ressource des PME libanaises

En 2002, Kafalat a garanti 1 697 prêts à des petites et moyennes entreprises du Liban. Un chiffre en hausse de plus de 50 % par rapport à l’année 2001. Cet organisme de place est un outil vital pour le développement de la petite et moyenne entreprise au Liban. Un outil isolé dans un environnement bancaire en mutation.

Kafalat est une société anonyme libanaise au capital de 20 milliards de livres (13 millions €), les actionnaires sont pour 75 % l’Institut national de garantie des dépôts et pour le reste une cinquantaine de banques libanaises.

Le Dr Khater Abi Habib président anglophone et directeur général précise qu’elle a été fondée « to create new productive capacity ». Kafalat n’intervient pas en direct, mais à la demande des banques pour offrir une garantie à hauteur de 70 à 75 % du crédit pour un maximum de sept ans. La valeur moyenne des prêts garantis est passée de 89 millions de livres en 2001 (environ 60 000 €) à 103,4 millions de livres (environ. 70 000 €) en 2002, avec un plafond de 300 millions de livres (200 000 €). Ils sont réservés aux entreprises libanaises de moins de 40 salariés. Kafalat serait, transposée en France à la fois la Bdpme, une société de caution mutuelle et le Crédit agricole puisque 46 % des prêts vont à l’agriculture et 39 % à l’industrie. Géographiquement Beyrouth et le Mont Liban concentrent logiquement la majorité de prêts : 60 % des entreprises, 60 % des employés, et 75 % de la production industrielle sont concentrés dans cette région.
Dans le paysage financier libanais, Kafalat est le seul outil de financement du développement et de la création. Et encore, la création ne représente qu’un crédit sur dix. Les entreprises de haute technologie pèsent moins de 5 % des garanties allouées.
Pour Maroun Asmar, manager de la Banque de la Méditerranée et fondateur de Berytech, premier technopole du Liban, « le capital-risque n’est pas dans la culture libanaise. Il n’y a pas, explique-t-il, vu la situation régionale d’approche sur le long terme (deux ans c’est très long !) et surtout pas de marché financier réel donc pas de sortie possible pour un investisseur. Les créations d’entreprises, déplore-t-il, sont freinées par les problèmes de financement : des coûts élevés, une demande de garanties importante et des produits inadaptés aux besoins des entreprises. »

Comment un pays surbancarisé se retrouve-t-il dans une telle situation ?

Ce pays de 4 millions d’habitants compte plus de 60 banques : 31 banques libanaises, 15 à capitaux arabes, 5 à participation majoritaire non arabe, 9 banques étrangères et 8 banques de crédit à moyen et long terme soit 780 agences dans le pays. À cela, il faut ajouter 27 sociétés financières. Cette excroissance est en partie due à la situation de la place beyrouthine, mais surtout au surendettement de l’État La dette publique est estimée à 180 % du PIB (avril 2002) ; à 18,7 % des exportations. Le seul service de la dette prenait 90 % des recettes budgétaires en 2001. La dette extérieure publique, de 5,5 milliards de $, a été multipliée par 15 depuis 1992.
En fait, la reconstruction du Liban a été payée à crédit. L’État a emprunté à des taux plus qu’avantageux aux banques. « L’État apporte un rendement de 15 % sur les bons du Trésor, note un observateur. Quelle entreprise peut rapporter à coup sûr autant ? Nous sommes dans une économie de rente et d’endettement. »
La pression du FMI, les négociations avec les partenaires financiers, les discussions pour la signature de l’accord d’association signé le 17 juin 2002 avec l’Union européenne, ont conduit l’État à réduire son taux de rémunération, à instaurer la TVA (5 %) jusqu’alors inconnue et à taxer les carburants.

Agnès Levallois, journaliste à Nord Sud Export, (groupe "Le Monde") raconte que la Conférence des donateurs du Liban a réuni à Paris, le 23 novembre 2002, les grands bailleurs de fonds, 17 pays, dont ceux du G7 et le Danemark exerçant la présidence de l’Union européenne, plus la Commission européenne et des institutions financières internationales. « Ceux-ci, écrit-il, ont volé au secours du pays du Cèdre en lui consentant plus de 4 milliards de dollars de crédits. Les États-Unis ne se sont pas engagés, en l’absence d’un accord entre le FMI et le Liban. Le différend porte sur la dévaluation de la livre libanaise – dont la parité, face au dollar, n’a pas changé depuis 1994. Le premier ministre, Rafiq Hariri est opposé à cette mesure. Il est également réticent à l’application d’un plan d’ajustement préconisé par les institutions de Bretton Woods. L’accord obtenu à Paris va néanmoins éviter au Liban une grave crise financière, la dette atteignant 30 milliards de dollars, soit 180 % du produit intérieur brut. » La situation financière reste une préoccupation majeure pour que le pays entre dans un cercle vertueux. Dans la Lettre de Beyrouth éditée par le Poste d’expansion économique, du 5 février 2003, Patrick Manon s’interroge : « Quel sera l’effet de la conférence de Paris II sur la relance de l’économie libanaise ? Il est encore trop tôt pour le dire et les incertitudes régionales ne facilitent pas le pronostic. Quoi qu’il en soit, les opérateurs privés font plutôt preuve d’optimisme et prédisent un exercice 2003 de bonne tenue, meilleur en tout cas que 2002. (…)

Élément important dans le suivi de Paris II, le projet de budget 2003 vient d’être voté par le Parlement libanais. Accentuant l’austérité déjà affichée l’an dernier, il se fixe pour principal objectif de réduire de 47 % le déficit budgétaire pour le ramener à 1,38 milliard $, soit 7,3 % du PIB contre 14 % dans la loi de finances 2002 et 17 % en 2001. Il ne représente plus que 24 % du total des dépenses contre 47,6 % en 2001 et environ 39 % attendus en 2002. Cette contraction est rendue possible par une hausse de 16 % des recettes à 4,3 milliards $ (instauration d’une taxe de 5 % sur les intérêts bancaires perçus par les résidents et les non-résidents, élargissement de l’assiette fiscale, relèvement du coût des télécommunications) et une baisse de 8,4 % des dépenses à 5,7 milliards $ (diminution du service de la dette à 2,65 milliards de $, coup d’arrêt donné aux investissements publics). »
L’Idal, l’Agence pour le développement des investissements au Liban (Investment development authority of Lebanon) en appelle à une prise de conscience nationale : « A nous de savoir ce que nous voulons », déclare son porte-parole, Alain Bejjani. Et l’Idal compte beaucoup sur la diaspora libanaise dans le monde, 15 millions de Libanais ou de personnes d’origine libanaises qui pourraient réinvestir au pays. Une base de données des hommes d’affaires libanais dans le monde a été bâtie.
L’environnement économique reste très lié à la situation du Proche Orient. L’embellie du tourisme qui a fait du Liban la destination préférée des pays du Golfe reste fragile. Les clients viennent goûter sur place une liberté qu’ils réprouvent chez eux. Dans une région plus stabilisée le Liban serait un relais vers les marchés du Moyen orient. Sait-on par exemple que le Liban est leader pour la production de films publicitaires pour tout le Moyen Orient ?
Les financements internationaux restent aujourd’hui en panne. Le dernier ambassadeur de l’Union européenne est reparti avec 256 M€ non consommés faut de programmes. « Il y a un problème objectif de conjoncture, souligne un économiste, mais surtout une incompréhension : le secteur privé s’attend à recevoir des dons ! ».
L’Agence française de développement est installée depuis trois ans à Beyrouth, avec sa société financière la Proparco. Elle veut « participer à la modernisation des systèmes financiers et économiques dans la perspective euroméditerranéenne », explique Ludovic Cocogne, son représentant. L’AFD est prête à des prises de participation minoritaires et transitoires. Elle a mis en place une ligne de crédit déléguée auprès des banques libanaises et serait disposée à participer à un tour de table pour créer un Fonds d’investissement sectoriel autour des industries de l’image.
« Le Liban est encore enfermé dans un capitalisme familial et communautaire, déplore un journaliste libanais. Il manque à l’économie libanaise des outils et des règles respectées. Songez qu’il y a 300 providers sauvages appartenant à une demi-douzaine de sociétés qui se connectent directement aux satellites ! Donc dans une concurrence irrégulière avec les opérateurs officiels et sans taxe pour l’État ! Pour que l’argent vienne à l’entreprise, il faut que les finances publiques s’assainissent, que le secteur bancaire sorte de la gestion de la rente du Trésor et joue pleinement son rôle. Alors, nous aurons des outils de haut et bas de bilan indispensables à l’économie ». Premiers pas de cette mutation, les fusions s’annoncent (Voir info) entre banques sous l’impulsion de la Banque centrale du Liban.

Christian Apothéloz

Les informations de cet article ont en partie été collectées lors d’un séminaire de haut niveau organisé par Méditerranée Technologies et son directeur Daniel Pardo et Berytech et son directeur Maroun Asmar les 8 et 9 novembre à Beyrouth sur le Financement des start up.

Vers une fusion des Banques libano-française et Saradar?

Selon l’agence Reuters (11 décembre 2002) Deux banques libanaises, qui comptent des groupes étrangers parmi leurs actionnaires, discutent en vue d'une fusion qui donnerait naissance à l'une des banques les plus diversifiées du Proche-Orient. La Banque libanofrançaise, dont 51% appartiennent au Crédit agricole , négocie pour reprendre la Banque Saradar, où International finance corporation et la Banque nationale du Canada détiennent une participation minoritaire. La banque privée et la banque d'investissement sont les spécialités de la Banque Saradar et viendront en complément de l'activité de la Banque libano-française, plus tournée vers la banque aux entreprises et aux particuliers.
Si la fusion entre la Banque Saradar et la Banque Libano-Française va à son terme, ce serait la première fusion entre deux banques comptant parmi les dix principales du Liban. La Banque Libano-Française affiche un total des actifs de $3,4 milliards et un rapport de fonds propres à l'actif de 5,7%. Elle a dégagé un bénéfice de $37 millions l'an dernier contre $10,7 millions pour Saradar. Saradar avait un total d'actifs de $1,7 milliard fin 2000 et un rapport fonds propres/actifs de 4,4%.

Marseille,04 19 2004
Christian Apothéloz
Finances Méditerranées
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