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ZLE Maroc-Turquie : La signature prévue le 7 avril

· Driss Jettou se rendra à Ankara
· La première liste comprend un démantèlement sur 10 ans, à raison de 10% par an
· Elle concerne les produits de textile et cuir, les matières plastiques, les machines et appareils électriques…

C'est confirmé. La date de la signature d'un accord pour l'établissement d'une zone de libre-échange (ZLE) entre le Maroc et la Turquie, paraphé en octobre 2003, est arrêtée. C'est donc le 7 avril que le Premier ministre, Driss Jettou, fera le déplacement à Ankara pour signer un accord qui n'a que trop traîné.

Après 5 rounds de négociations et un gel momentané des discussions, l'accord sera enfin officiel. Certes, il n'est pas du même calibre que l'ALE Maroc Etats-Unis, mais son intérêt n'est pas négligeable. Selon Khalid Saih, directeur des relations commerciales internationales au ministère du Commerce extérieur,» l'accord s'inscrit dans le cadre du processus d'intégration régionale euroméditerranéen auquel nos deux pays participent activement». Les négociations, lancées en 1998, ont connu une période d'hibernation entre mars 2002 et octobre 2003 pour des raisons dites de calendrier.

Pour l'ambassadeur de la Turquie au Maroc, Akin Algan, l'important est que cet accord draine un nombre important d'investisseurs turcs au Maroc.

«Divers investisseurs ont montré de l'intérêt pour le marché marocain surtout après la conclusion de l'ALE Maroc-Etats-Unis», a déclaré à l'Economiste Akin Algan.

Le secteur le plus attrayant demeure le textile. Les hommes d'affaires turcs espèrent commercialiser leurs machines à coudre haut de gamme au Maroc. S'y ajoute le tourisme. Il semble que les Turcs sont fascinés par la destination marocaine. Normal, explique Algan, «le Maroc est un pays très différent!».

De son côté, Abdelhak Elkhettar, président du conseil d'affaires maroco-turc appuie la thèse de l'ambassadeur. «C'est un accord en faveur du Maroc à 100%»,juge-t-il. Preuves à l'appui: la ZLE entre les deux pays, qui sera instaurée progressivement sur une période transitoire de 10 ans maximum, prévoit l'accès immédiat des produits marocains au marché turc dès l'entrée en vigueur de l'accord. Ce qui ne sera pas le cas pour la Turquie. Pour les produits industriels provenant de ce pays, les droits de douane et taxes d'effet équivalent seront éliminés progressivement. Ainsi, la première liste comprend un démantèlement sur 10 ans à raison de 10% par an. Ceci concerne les produits de textile et cuir, les matières plastiques, les machines et appareils électriques, bois et ouvrages en bois…

La deuxième catégorie, qui prévoit un démantèlement à raison de 3% par an et de 15% à partir de la 4e année de la conclusion de l'accord, touche les voitures de tourisme et autres véhicules destinés au transport des personnes.

Au sujet des échanges relatifs au secteur agricole, le Maroc a encore une fois agité la carte de la sensibilité de ce volet. Pour ne pas exclure complètement ce volet du chapitre des négociations, un compromis a été trouvé. L'échange est possible pour des produits limités et non sensibles. Il s'agit de permettre l'entrée de certaines denrées avec des réductions de droits de douane dans le cadre de contingents. Ainsi, les concessions du Maroc portent sur les graines de semence de pois chiches, de lentilles et des légumineuses, graines de cumin et des produits de fromages.

Du côté turc, ce sont les plantes vivantes, les concombres et cornichons, abricots en conserve, vin et quelques épices qui seront commercialisés dès la conclusion de la ZLE. Concernant la réglementation technique et la propriété intellectuelle, l'article 34 de l'accord met l'accent sur le renforcement de la coopération pour assurer une protection et garantir des mesures pour faire respecter ces droits.

D'autre part, l'accord comporte des dispositions usuelles relatives aux mesures de défense commerciale. « Des dispositions qui permettent aux deux pays d'avoir recours à des mesures antidumping et compensatoires ont été prévues», a noté Khalid Saih.

En marge de la signature de l'accord, le conseil d'affaires maroco-turc doit se réunir le 8 avril. D'importantes entreprises marocaines y prendront part.

Avec une population d'environ 67 millions d'habitants, la Turquie est un marché porteur pour les investisseurs marocains.

Seulement, il ne faut pas s'attendre à une invasion du marché par des produits marocains. «L'offre marocaine en matière d'exportation n'est pas très importante», a expliqué Elkhettar. Un autre talon d'Achille de l'économie marocaine.

«La demande est bien forte, mais nous ne disposons pas d'assez de produits pour la satisfaire», se lamente-t-il. Autre point qui porte préjudice à la coopération maroco-turque, l'absence de liaisons fixes entre les deux pays. Mis à part quelques vols irréguliers, aucun ligne n'est assurée continuellement. Les professionnels espèrent que ce problème sera promptement résolu.

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2,46 milliards DH d'échanges en 2003

Le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et la Turquie est passé de 879 millions DH en 1985 à 2,46 milliards DH en 2003.

Dans ce total, qui représente 1% de l'ensemble des échanges du Maroc avec l'extérieur, les exportations participent à hauteur de 461,69 millions DH, alors que les importations représentent plus de 2 milliards DH

Le Maroc importe de la Turquie des produits miniers, des fibres industrielles, des voitures, des radios et télévisions. Il exporte vers ce pays, essentiellement, de l'acide phosphorique, du plomb et du cuir.

Casablanca,04 13 2004
Amal Baba Ali
L'Economiste
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