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Accord libre-échange - “Nous voulons aller au-delà du processus de Barcelone”

· Entretien avec Chris Patten, commissaire européen chargé des Relations extérieures
· Nouveau soutien financier
· Les négociations sur les services prochainement lancées


- L'Economiste: Le Maroc vient de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. Qu'en pensez-vous?

- Chris Patten: L'important est que le Maroc conclue un bon accord. Cependant, nous pouvons formuler deux remarques. La première est que l'UE n'applaudit pas les accords légers qui ouvrent la porte juste un petit peu. Il faut avoir des accords les plus complets possibles. C'est exactement ce que nous faisons avec nos partenaires du Sud de la Méditerranée.

Deuxièmement, nous pensons que la priorité est de revitaliser le processus multilatéral de négociation de l'OMC. C'est de la responsabilité de l'UE et des USA.

- Vous avez assisté à la signature de la déclaration d'Agadir qui scelle la création d'une ZLE entre le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie. Qu'est-ce que cela représente pour vous et pour l'UE?
- J'ai eu l'honneur d'être invité par les quatre pays signataires de l'accord. J'ai fortement appuyé ce processus depuis le début. Il est très important de développer le commerce entre le Nord et le Sud mais aussi d'encourager les échanges commerciaux entre les partenaires du Sud. Dans le processus de Barcelone, nous avions fixé comme objectif de créer une zone de libre-échange en 2010. Maintenant, nous avons tout un réseau d'accords d'association bilatéraux avec chacun des pays séparément. Avec le Maroc, nous avons un accord d'association contenant un volet agricole qui vient d'être renégocié et bientôt, nous lancerons des négociations sur les services. Nous sommes aussi le grand partenaire commercial des pays signataires du processus d'Agadir. Il est clair que les échanges entre les pays du Sud sont très maigres par rapport au volume total de leur commerce. En Europe, 56% du commerce s'effectue entre les pays européens. Nous pensons qu'il est très utile d'encourager la constitution d'une ZLE entre les partenaires du Sud de la Méditerranée, les investissements extérieurs, la création d'emplois et l'accord sur le cumul des règles d'origine.

- Que peut faire l'Europe pour la mise en oeuvre rapide de l'accord d'Agadir?
- Nous avons déjà mobilisé 4 millions d'euros, essentiellement pour fournir l'assistance pour le fonctionnement du secrétariat de l'accord. Nous pourrons aussi les aider à incorporer dans l'accord le cumul des règles d'origine tel qu'il existe avec l'UE.

- Le Maroc vous a saisi officiellement pour démarrer les négociations sur les services. Avez-vous arrêté un calendrier?
- Il est difficile de donner un calendrier concret. La Commission européenne est en train de préparer sa demande au conseil d'un mandat pour négocier. A ce stade, nous pouvons souligner la bonne volonté des deux côtés pour essayer d'aller rapidement avec les meilleurs résultats possibles.

- Un plan d'action est à l'étude pour aboutir à un statut avancé. Quelles sont les étapes pour y parvenir?
- Nous menons actuellement des discussions sur ce que l'UE appelle la politique de bon voisinage. A partir de mai prochain, l'Union sera constituée de 25 Etats membres. Nous ne voulons pas qu'elle devienne une forteresse, mais partager notre prospérité et notre stabilité avec nos voisins. Les pays les plus importants pour nous sont nos voisins immédiats. Je ne veux pas vexer la Chine ou les USA. Les voisins qui partagent avec nous des frontières terrestres ou maritimes sont notre priorité. Nous voulons créer des relations beaucoup plus profondes en partageant les objectifs économiques. Le but n'est pas de remplacer le processus de Barcelone aves les pays méditerranéens mais d'aller au-delà. L'important dans cette affaire est d'aller à l'allure de chacun des pays. Et le Maroc est un des partenaires les plus proches. Ce n'est donc pas surprenant que nous ayons déjà bien avancé dans la discussion sur un plan d'action qui rendra possible la création de liens plus profonds et plus proches. Cela va dans le même sens des objectifs du Souverain et du gouvernement.

- Concrètement, que pouvons-nous mettre derrière les liens profonds avec le Maroc?
- Faire que l'économie marocaine soit régie par les mêmes règles que l'économie européenne, les mêmes standards et opportunités d'investissement. Je vous donne un exemple parlant: toutes les discussions sur le commerce portent sur l'accès au marché et la réglementation du commerce, particulièrement la possibilité d'avoir un agenda commun pour moderniser le commerce. Si je prends notre partenaire le plus dynamique que sont les USA, les différends restent les questions les plus traditionnelles du commerce et donc d'accès aux marchés et de compatibilité des règles. Justement, ce type de discussion montre comment la convergence de ces règles est certainement la plus cruciale de toutes les questions commerciales. En plus, pour les volets politiques, nous devons avoir un dialogue permanent et approfondi pour mieux nous comprendre.

- Où en sont les discussions entre l'UE et le Maroc sur l'émigration clandestine?
- Nous sommes en discussion sur un accord de réadmission qui est une partie de notre package sur l'émigration clandestine. En d'autres termes, pour être en mesure d'aborder d'une manière réaliste la question de l'émigration légale, il est important de travailler ensemble pour résoudre celle de l'émigration illégale. Vous avez également un problème d'émigration subsaharienne. C'est justement le type de question auquel l'UE apportera le maximum d'appui au Maroc.

- Quelles sont les conditions posées par le Maroc pour accepter la réadmission?
- Pour ce genre d'accord, les négociations ne sont jamais aisées. Nous négocions avec d'autres pays comme le Pakistan, la Chine, la Russie… Il est clair que la chose la plus difficile est de trouver les règles pour renvoyer les personnes à l'endroit d'où elles viennent. Nous avons échangé nos textes et nous ferons que les négociations se déroulent de la façon la plus professionnelle.

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Drogue: Coresponsabilité

Concernant la drogue, le commissaire européen reconnaît la coresponsabilité. Il est catégorique: “Il n'y aurait pas autant de production si l'UE n'en consommait pas autant. Nous devons aussi aborder la question de la consommation dans nos pays”. L'heure de donner des alternatives réalistes et réalisables a sonné. De plus, Patten appelle à une coopération plus active dans la lutte contre la drogue de synthèse.

Casablanca,03 29 2004
Mohamed Chaoui
L'Economiste
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