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Le secteur de la construction au Liban – Interview de Robert Khalife

En tant que directeur de la société Fouad Khalife qui opère dans le secteur de la construction au Liban, Robert Khalife possède une grande expérience et une vue d’ensemble sur le secteur.

First Lebanon : Bonjour Monsieur Khalife, on a coutume de dire que quand la construction va tout va, comment va la construction au Liban ?

Robert Khalife : Tout d’abord merci de m’accorder cette interview. Pour ce qui est de la construction au Liban on peut dire que le secteur connaît actuellement un niveau parmi les plus bas qu’il ait connu depuis cinq ans. Il faut cependant replacer ce résultat dans son contexte et noter que la situation générale est défavorable.
Ceci dit, il semble que tout le monde travaille actuellement dans la région, à l’amélioration du contexte général : la guerre en Iraq est derrière nous et je suis assez optimiste pour cette année et l’année prochaine. Reste le problème de la dette publique qui met une pression sur l’économie.

F.L : Vous parlez d’un plus bas depuis cinq ans, qu’en était-t-il avant ?
R.K : En effet il y a dix ans le Liban sortait de la période de conflit et beaucoup de travaux, tant au niveau de l’infrastructure que des projets particuliers, ont vu le jour. Ca réellement été une période de boom pour le secteur. Il y avait une demande relativement élevée pour des logements, maintenant l’offre est bien supérieure à la demande et les gens sont beaucoup plus attentifs à l’emplacement, au produit qu’ ils vont construire ainsi qu’au public pour ce produit.
Il y a actuellement des projets importants au Liban, mais pas suffisamment pour que cela entraîne l’ensemble du secteur.

F.L : Vous nous dites qu’avant les constructions se faisaient sans étude préalable, et qu’à présent le secteur se professionnalise, que les constructeurs y regardent à deux fois avant de lancer les projets, et préfèrent être assurés de vendre les biens avant d’entamer la construction.
R.K : Exactement. C’est une tendance lourde. Le promoteur immobilier veut savoir où il va.

F.L : Justement, quels sont les gros projets actuellement en cours de développement au Liban ?
R.K : Les principaux sont Marina Towers et les autres projets entre la corniche et le centre ville, Dora Commercial Center, Metropolitan Hotel et Metropolitan Center. Mais comme vous le constatez tous ces projets sont à Beyrouth, assez peu a été fait en dehors de la capitale.
En fait le facteur qui déclenchera un nouveau boom dans la construction sera le règlement de la situation régionale. Cela ,permettra d’obtenir la confiance des investisseurs sur des projets au sud du Liban qui a un gros potentiel de développement touristique.
Les projets en cours concernent des appartements d haut standing, des hôtels, des centre commerciaux qui intéressent une clientèle venant des pays du golfe.

F.L : Quelle est la structure du secteur de la construction au Liban ?
R.K : Contrairement à ce qu’on croit la vitalité du secteur repose plus sur les petits projets de particulier ou de petites entreprise que sur les gros projets qui ne font travailler que les très grosses entreprises nationales. Les gros projets destinés à une clientèle très aisée ont beaucoup recours aux importations pour tout ce qui concerne la finition, alors que les projets plus modestes utilisent la production locale et maintiennent la valeur ajoutée à l’intérieur du pays.
Il y a un indicateur qui est représentatif de l’activité du secteur, c’est celui des ventes mensuelles de ciment, bien qu’on ne sache pas comment il est ventilé entre les travaux d’infrastructure et la construction. Le prix du ciment fluctue, au Liban il est fixé par accord entre les fournisseurs.
Espérons qu'en 2004 le bâtiment ira mieux et que donc tout ira mieux.

Beyrouth,03 08 2004
Yann Rotil
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