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Le Financement, véritable urgence du développement ?

Les politiques de développement des pays émergents sont soumises à des normes internationales, mais manquent de moyens pour financer leur économie. Est-ce là la voie du développement durable ou celle du maintien du statu quo économique ?

Les pays occidentaux, qui ont connu une croissance économique importante dès le dix-neuvième siècle, sont devenus au cours du vingtième les pays industrialisés les plus riches de la planète. Du fait de leur avance sur les autres et du rôle central qu’ils occupent dans le fonctionnement de l’économie mondiale, ils se sont mis naturellement à produire et à exporter des normes et modèles de développement à l’usage des pays émergents du monde entier.

La généralisation d’un modèle capitaliste venu et d’Europe et des Etats-Unis s’est ainsi faite, relayée par l’action d’institutions internationales financières, monétaires ou commerciales, mises en place dans le but de stabiliser le système, et qui encadrent aujourd’hui la politique de croissance des pays en développement. Cependant ce système mondialisé se révèle inégalitaire, non seulement par la structure des échanges commerciaux, qui dirige les flux de capitaux vers les pays riches du Nord et limite l’accumulation de capitaux dans les pays du Sud, mais également et surtout par les crises économiques, régionales ou mondiales, toujours plus difficilement absorbées par les pays en développement que par les pays industrialisés. Le système capitaliste mondialisé, avec ses règles et ses contraintes, semble ainsi observer une loi d’airain du développement, qui maintient les inégalités de richesse, en faisant du développement économique un vecteur d’intégration au marché plus que d’enrichissement des peuples.

En réalité, il faudrait se demander si l’idée même de développement n’entre pas en contradiction avec les dogmes en usage actuellement dans la régulation de l’économie mondiale, lesquels privilégient l’attention à la rigueur et à l’équilibre, c’est-à-dire à l’anticipation des crises qui pourraient mettre en danger l’ensemble du système. En cela, les institutions chargées de cette régulation n’organisent-elles pas le statu quo économique, en imposant des contraintes qui s’appliquent de manière asymétrique aux acteurs économiques mondiaux selon leurs marges de manœuvre, c'est-à-dire en définitive selon leurs ressources financières réelles ? De ce point de vue, les pays en développement, même très productifs, restent des pays pauvres, sans autonomie ni indépendance vis-à-vis de leur environnement économique. Une réflexion importante devrait être menée sur les possibilités d’augmentation de leurs capacités de financement, en particulier autour de deux enjeux majeurs : la souveraineté de ces pays en matière de choix de politique économique, budgétaires et monétaires, et le développement des réseaux bancaires alternatifs de micro-finance. De manière générale, il y aurait intérêt à placer au cœur de cette problématique du développement la notion de création de valeur : il y a lieu de se demander si la vraie voie du développement est bien l’intégration à un marché mondial qui ne gomme pas les écarts de puissance économique. N’est-ce pas plutôt le développement de l’activité dans chaque pays, grâce notamment à des partenariats internationaux – échange de technologies, formation professionnelle etc. –, et la recherche d’une croissance endogène, basée sur la croissance du marché intérieur et l’augmentation générale du niveau de vie, qui devraient être considérés comme des priorités du développement ?

« Le financement, véritable urgence du développement ? », l’objectif de ce débat est de faire dialoguer les tenants des deux principales visions du développement : une vision normative d’une part, qui avance l’exigence d’un développement maîtrisé, équilibré, progressif et durable, sur le plan économique comme sur le plan social ou environnemental, mais qui risque de ralentir, voire de différer la croissance économique ; une vision utilitaire d’autre part, qui insiste sur la nécessité d’un développement rapide, tenant compte essentiellement des capacités et des besoins en fonds des pays demandeurs, mais qui peut devenir un élément perturbateur de l’ordre économique mondial. Ce clivage, on ne peut l’ignorer, s’apparente en grande partie aujourd’hui au clivage Nord – Sud : il faut en effet replacer la question du développement dans son contexte, qui est celui d’un débat plus large sur la légitimité du paternalisme économique que semblent exercer les puissances économiques occidentales, notamment à travers les structures de régulation de l’économie mondiale. Celles-ci sont accusées de produire une vision conservatrice du développement, qui soumettrait le potentiel de croissance des pays émergents à des contraintes destinées à limiter leur pouvoir de concurrence. Dans cette perspective, le débat ne peut se tenir uniquement au niveau des décideurs économiques, représentants des Etats ou des institutions internationales. L’apport original de nouveaux acteurs, tels que les ONG, sur les questions controversées du commerce équitable ou du développement durable par exemple, sera également indispensable, au même titre que l’analyse des entrepreneurs susceptibles de prendre part à l’essor réel de l’activité économique dans les pays en développement.

Paris,02 02 2004
Rédaction
Forum Euromed
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