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L'initiative “voisinage” de l'Union européenne est plus pragmatique

Entretien avec Donnedieu de Vabres, vice-président de la Commission des Affaires étrangères au Parlement français

· Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre délégué chargé des Affaires européennes, porte-parole de l'UMP, le parti du président Chirac, vice-président de la Commission des Affaires étrangères au Parlement français, député, conseiller municipal de Tours… a effectué une visite rapide au Maroc, à l'initiative du cercle d'amitié France-Maroc, créé et animé par le peintre Mehdi Qotbi.

Donnedieu de Vabres a été reçu hier par le Premier ministre, Driss Jettou: au menu, les relations transméditerranéennes, où le porte-parole de l'UMP voit une communauté de destin(s) fondée sur le dialogue et le respect.
Pour les lecteurs de L'Economiste, il dessine avec quelques traits bien sentis, sa vision.

- L'Economiste: A votre avis, le projet d'accord de libre-échange avec les Etats-Unis est-il compatible avec les engagements contenus dans l'association avec l'Europe?
- Renaud Donnedieu de Vabres: La proximité historique et naturelle du Maroc avec la France et l'Europe se traduit depuis de longues années par le développement régulier de nos échanges. Ceux-ci vont continuer à progresser, ce qui n'empêche nullement le Maroc de diversifier ses partenariats, et notamment celui avec les Etats-Unis. Mais j'ai foi dans l'avenir du caractère privilégié de nos relations avec le Maroc, car la France reste de loin son premier partenaire commercial, son premier investisseur étranger avec 600 filiales et 30.000 expatriés.
Cette relation est amenée à se développer dans de nombreux secteurs d'activité comme les télécommunications, l'aéronautique, les infrastructures de transport, l'agroalimentaire… Le président de la République, Jacques Chirac, l'a rappelé lors de son récent voyage au Maroc en octobre dernier où il était accompagné d'une délégation de grandes entreprises françaises. Si nous acceptons la libre concurrence, nous considérons aussi que le développement du Maroc passe par une relation renforcée avec l'Europe, dans un partenariat qui à ce jour est équitable, équilibré, participatif et transparent. La frontière qui sépare le Maroc de l'Europe n'est que de 15 km. Tout un symbole!

- Le projet dit “de voisinage” de l'Union européenne pour les pays du Sud méditerranéen où le Maroc est cité en premier rang est-il une nouvelle version de la très décevante déclaration de Barcelone ou une initiative plus sérieuse?
- Si effectivement, la déclaration de Barcelone a permis en son temps de fixer les modalités d'un nouveau partenariat entre l'Europe et les pays du Sud de la Méditerranée, force est de constater qu'elle n'est restée qu'une déclaration d'intention peu suivie d'effets. Les relations entre l'Europe et les pays du Maghreb ont cependant progressé en cinq ans, preuve de la volonté des Etats d'aller de l'avant. Le projet dit de “voisinage” a ceci de vertueux qu'il propose une méthode plus pragmatique, par étape, en récompensant les pays les plus avancés sur le plan économique et démocratique, pour qu'ils deviennent des modèles ou des locomotives destinés à entraîner les autres pays dans leur sillage.

- A cause de l'enlisement en Irak, l'Union européenne ou la France peuvent-elles jouer un rôle actif?
- Sur ce conflit, la position de la France a le mérite d'être constante. Nous avons depuis le début de ce conflit un choix, celui de la légalité et de la responsabilité. Nous avons fixé en conformité avec ses principes, les conditions de notre engagement: l'organisation d'élections libres, le droit des Irakiens à disposer de leur propre souveraineté territoriale et que la reconstruction politique et économique de l'Irak se fasse sous l'égide des Nations unies. Le rôle de l'ONU est central, crucial et vital.
La seule façon de rétablir la paix en Irak est de redonner aux Irakiens, eux-mêmes, la souveraineté sur leurs propres affaires. Les Américains d'ailleurs en conviennent et ont fixé un calendrier pour les six prochains mois.

Casablanca,02 02 2004
Nadia Salah
L'Economiste
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