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Les Rencontres Medcoop de Toulon sur le financement

Avec le désengagement de l'État et les aides timides ou disparates des collectivités territoriales, les acteurs associatifs de la coopération décentralisée doivent, pour financer leurs projets, changer de comportement face à une administration européenne riche mais tatillonne et des établissements financiers très prudents.

Le 29 octobre dernier à la Faculté de droit de Toulon, les Rencontres annuelles de Medcoop avaient pour thème : “Le financement de la coopération non gouvernementale”.

En préliminaire, on constate, après le désengagement de l'Etat, une réduction de l'intérêt relatif des collectivités territoriales pour la coopération décentralisée et déplore un accès inégal au financement et l'exclusion de tous les petits projets au détriment de la proximité.

“Avons nous les moyens de nos ambitions ?”

Cette réflexion amène au sujet de la première table ronde, sur les financements publics, leur limite et les pistes possibles à envisager. Il ne faut pas trop compter sur l'Etat : le représentant du ministère des Affaires étrangères souligne sa faible participation directe à l'aide au développement (décentralisation oblige). La représentante du Conseil régional Paca tient à préciser que la région, pourtant pionnière en matière de coopération décentralisée, n'est pas riche et reste plus un levier par cofinancement qu'un véritable financeur. D'autre part, la représentante du réseau Cités Unies France prêche pour une concertation locale entre les collectivités locales et les associations pour éviter le sentiment de concurrence dans la recherche des financements au détriment d'une meilleure cohérence et efficacité. Mais on retient aussi du débat qu'il y a encore un large champ de collectivités territoriales à impliquer. Medcoop a-t-il les moyens d'assurer officiellement ce travail de transversalité, de se rapprocher des petites collectivités locales?

Des acteurs mal informés

On constate aussi, de la part des petites associations ou collectivités, une méconnaissance des ressources et des moyens de les obtenir par des dossiers bien ficelés.

De son côté, le représentant de l'Etat, partant du constat que les programmes européens sont trop confidentiels, prépare, avec le représentant de la Communauté européenne à Marseille, une brochure sur les budgets Interreg. Le collectif Medcoop s'intéresse de près au travail de son homologue du Nord-Pas-de-Calais, “Lianes”, qui a une forte action d'appui aux associations comme aux collectivités, car, dit sa représentante, “Ce n'est pas l'argent qui manque !”.

Le constat d'“amateurisme” de certains partenaires– souvent bénévoles, prés du terrain mais désarmés pour un montage administratif– est conforté lors de la deuxième table ronde : “Les financements bancaires et privés”. Si les grands établissements,comme la Banque européenne d'investissement, n'offrant pas de financement direct, sont inaccessibles aux petites ONG...
“Notre travail et votre travail, leur dit son représentant, se rejoignent !” La directrice de Fondations.com souligne la méconnaissance et les préjugés pour des fondations certes peu tournées jusqu'ici, vers la coopération mais accessibles par des projets adroitement présentés. Le mécénat d'entreprise peut lui aussi être développé pour peu que les intéressés soient plus entreprenants auprès des nombreuses entreprises qui n'y ont jamais pensé. Enfin l'exemple du Réseau méditerranéen des écoles d'ingénieurs éclaire la méthode du fond d'amorçage – appuyé par un référentiel solide comme la charte de qualité et d'éthique de Medcoop – pour convaincre les financiers
publics et même privés.

En conclusion, des nombreuses pistes relevées au cours de cette journée et qui seront étudiées, enrichies et proposées par Medcoop.

ROBERT DAGANY

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La deuxième partie des rencontres Medcoop, portait sur les
financements bancaires et privés. Voici trois exemples qui illustrent les
limites mais aussi les perspectives des petites ONG dans ce domaine.

La BEI : la coopération vue comme un levier d'évolution sociétale


“Nous sommes fondamentalement des grossistes, explique Henry Marty-Gauquié pour la Banque Européenne d'investissement. Nous opérons dans un cadre de coopération d'État à d'État. Les pays bénéficiaires ne sont ouverts ni à la société civile, ni à la coopération décentralisée. Un maire algérien, par exemple, ne peut pas quitter le territoire sans l'autorisation du ministre de l'Intérieur. C'est pourquoi la coopération décentralisée nous intéresse : c'est un levier d'évolution sociétale, de transfert de savoir-faire. C'est un moyen de remettre en cause les décisions prises par la coopération bilatérale. Dans certains pays qui ont fait une évolution sociétale, on peut financer un projet sérieux qui correspond à certains critères : il faut qu'il y ait deux entités solides, crédibles et suffisamment grande autour d'un partenariat durable (communauté urbaine, région) ; une thématique donnée dans un projet réel; un véritable apport de la collectivité de l'UE (transfert de savoir en s'appuyant sur ses propres réalisations) ; un engagement durable (et pas seulement en période électorale) ; un affichage politique
(volonté de faire connaître le projet auprès des institutions et de catalyser les financements d'autres donneurs). Il faut, enfin, que la collectivité du pays partenaire ait la même démarche et n'ait pas de problème avec sa propre autonomie (comme au Liban).
www.bei.org


La Sidi :labourer des terrains encore vierge

Solidarité internationale pour le développement et l'investissement est une société spécialisée dans l'appui, financier et technique, à des structures locales d'épargne et de crédit à la micro entreprise : l'objectif est de promouvoir des initiatives économiques pérennes et de favoriser la mise en place d'un tissu économique et social, facteur de développement durable. Les structures répondent toutes aux besoins de financement de petits entrepreneurs des pays en développement ; ils sont porteurs de projets économiquement viables mais exclus des circuits bancaires, faute de garantie et de ressources propres. “On laboure le terrain encore vierge, explique Jean Jamet, C'est le premier travail partir duquel les banques pourront établir une clientèle : faire un prêt à un garagiste mauritanien pour qu'il puisse acheter son garage, l'oblige, à un moment ou à un autre, à rentrer dans le circuit bancaire.” Depuis sa création en 1983, la Sidi a développé des partenariats avec des institutions de financement et d'accompagnement de micro et de petites entreprises dans 25 pays dont trois du Bassin méditerranéen (Maroc, Liban, Palestine). Grâce aux mécanismes de crédit, mis en place par ses partenaires locaux, le réseau Sidi a permis l'octroi, en 2001, de plus de 300 000 prêts (d'un montant de 50 à 5 000 €).
www.sidi.fr

Fondations et Mécénat : trouver la bonne personne au bon moment

La fondation, c'est de l'argent privé mis à disposition d'une cause publique (famille, individu, entreprise) dans un but non lucratif. “De l'argent, il y en a, dit Gisèle Martin, directrice de “Fondation.com”(site de référence sur les fondations). Malheureusement, très peu va à la coopération. Mais les choses peuvent évoluer. Il faut savoir à quelles portes frapper.” Les fondations d'origine associative sont les plus intéressantes à démarcher : elles se préoccupent de solidarité internationale ou de relations bilatérales (France-Pologne, France-Amérique). Enfin, il y a le mécénat*. Il ne faut pas hésiter à prospecter les entreprises. Certaines ont la volonté d'en faire mais reculent devant la somme qu'il faut engager pour créer une fondation ; et puis il y a celles qui n'y ont jamais pensé et qui peuvent être sensibles au retour qualitatif en image de marque. Le contact est très différent de celui de l'institutionnel ; il n'y a pas de dossier compliqué à monter. Il faut trouver la bonne personne au bon moment, être sur le terrain, se rendre dans les salons internationaux au Maghreb ou se procurer la liste des entreprises ayant projet de développement.
* Voir les fiches pratiques sur www.fondations.com

Marseille,01 19 2004
Rédaction de Medcoop
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