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Si les pays méditerranéens ne battent pas le fer…

· Un besoin de 34 millions de nouveaux emplois pour 2010
· Des ressources hautement volatiles: transfert des revenus et tourisme
· L'éducation, l'éternel problème


Les pays méditerranéens ont encore non seulement du chemin à faire, mais des vitamines à prendre pour accélérer la cadence.

Le rapport du Femise (Forum euroméditerranéen des instituts économiques) 2003 estime que les pays sont encore au-dessous du seuil pour dynamiser la région.

Le seul point fort reconnu est la stabilité macroéconomique de la région, qui a su résister aux chocs. Encore une fois, la plupart des pays de la région sont confrontés à un problème fondamental toujours pas résolu: le niveau de l'éducation. Le Femise insiste, comme toutes les instances internationales. Ce n'est plus une simple question sociale mais une condition basique pour tout développement.

· L'aubaine démographique n'est pas exploitée

“L'économie de la connaissance” est la solution au progrès technique, à l'innovation, l'organisation et l'amélioration des facteurs de production, donc à la distinction. La région accuse un retard aggravé par une population qui rivalise de jeunesse. Il faudra leur trouver des emplois. “En un peu plus de quinze ans, les PM (pays méditerranéens) devront créer près de 34 millions d'emplois nouveaux, dont la majorité avant 2010!” prévoit le Femise. Nous sommes en 2004 et le chômage gagne du terrain. L'objectif est-il réalisable? En fait, cette “aubaine démographique” qui fait que ces pays disposent d'une force de travail importante est en inadéquation avec les impératifs de croissance régulée par les pays développés, indique le rapport. L'accumulation du capital, encore insuffisante “pour espérer un processus de rattrapage”, n'absorbe pas la demande croissante en emplois. Dans vingt ans, il y aura plus de vieux et plus de population active au chômage. La pression pour entretenir les moins de 15 ans et les plus de 65 ans sera plus forte. C'est la projection faite par le rapport s'il n'y a pas d'investissement massif imminent dans le capital humain. Au Maroc par exemple, la réforme de l'éducation entamée avec trois ans de retard n'a, pour l'instant, rien d'une mouvance de fond. Les résultats n'aboutiront certainement qu'au-delà de 2010. C'est encore le champion de l'analphabétisme chez les femmes dans la région: 63%. Le Royaume est aussi dans une situation de surliquidité “qui dénote à la fois un manque de dynamisme du système financier, un manque de projets d'entreprises et des défaillances du cadre institutionnel”.

La faiblesse de la croissance s'explique aussi par une progression à peu près nulle de la productivité du travail depuis le début des années 90. Sans oublier la très faible contribution du progrès technique à la croissance. Seules la Tunisie et la Jordanie sont saluées pour leur dynamisme dans ce domaine.

Ensuite, les comptes extérieurs de ces nations sont fragiles “du fait de la persistance d'un déficit commercial mal compensé”. C'est un déficit toutefois naturel pour des pays en transition. La population encore très jeune traduit un déficit d'épargne. Puis, les ressources du “bouclage de la position extérieure” sont hautement volatiles, en l'occurrence les transferts des revenus des immigrés en Europe et le tourisme. L'indépendance de ces ressources passera par des politiques commerciales plus agressives et une augmentation des investissements directs et de portefeuille.

En plus, il faudra bien trouver un substitut aux taxes sur le commerce international qui diminuent au fur et à mesure de l'ouverture de ces pays. A ce jour, elles oscillent entre 10 et 14% des recettes totales pour le Maroc, l'Algérie, l'Egypte, la Jordanie, la Turquie et la Tunisie. Mais la Tunisie et la Jordanie se distinguent encore une fois. Elles ont vu cette part diminuer de deux tiers en une décennie. Pour le Femise, la diversification de la production et l'intensification des échanges de ces deux pays leur ont permis de diminuer “non seulement la forte dépendance des équilibres budgétaires vis-à-vis des prix des matières premières mais aussi la volatilité des termes de l'échange”. Ainsi, les économies les plus diversifiées et les plus avancées dans les réformes budgétaires sont celles qui ont le mieux contrôlé l'évolution de leur solde budgétaire. C'est le cas pour Chypre, Israël, la Jordanie, Malte et la Tunisie. Pour d'autres, comme le Maroc ou la Turquie, il reste très sensible à la conjoncture économique.

· La dette pèse lourd

La solution pour le Femise réside dans une politique fiscale revisitée. Parce que “les PM doivent trouver des ressources en remplacement des recettes en droit de douane”.

Le poids de la dette externe est aussi un frein à la croissance. Les ressources fiscales ne sont pas entièrement réinjectées dans l'économie. Et la dette interne est tout aussi pesante. Elle représente 67% de la dette du Maroc et 57,5% de celle de la Tunisie, contre seulement 20% pour la Jordanie.

Aussi le rapport dénonce-t-il une très faible dynamisation des relations sud-sud, garantes de la croissance de la région. Trois grandes orientations sont nécessaires pour le décollage de la zone méditerranéenne: adopter une approche commune, “notamment pour dépasser la fragmentation des marchés domestiques dans la région”, pour pouvoir diversifier l'offre, donc la production, et enfin éduquer et former le capital humain.

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36% des entreprises publiques font des pertes !

L'alternative de l'Etat-employeur pour combler une forte demande en emplois est néfaste, précise le Femise. Déjà, les salaires des emplois publics sont pesants. L'emploi public représente 17% de l'emploi total, pour une moyenne mondiale de 11%. Ensuite, la tendance est tout sauf à la baisse. “Ce mouvement d'accroissement de l'emploi public s'est rapidement traduit par une rigidité et un embonpoint du secteur public”, note le rapport. Mais aussi un grand nombre de postes redondants et une marginalisation du secteur privé. Au Maroc, 23% des entreprises publiques affichent des résultats très bas, 36% font des pertes et les 14 plus grandes entreprises publiques totalisent une perte annuelle atteignant plus de 2% du PIB.
Le poids des salaires dans le budget de l'Etat atteint 35%. Mais ce qui est plus pernicieux, c'est qu'en cas de crise, le gouvernement, en jouant un rôle d'employeur, “renforce les rigidités car il lui est difficile de réduire la part de l'emploi public une fois la crise passée”.

· Qu'est-ce que le Femise ?

Soutenu par la Commission européenne, le réseau Femise regroupe plus de 70 instituts de recherche représentant les 27 partenaires du processus de Barcelone. Trois principaux objectifs lui sont assignés:
- Participer au dialogue sur le volet économique et commercial du partenariat euroméditerranéen
- Identifier et suivre le cheminement des pays partenaires de la Méditerranée dans la voie de la transition et de l'ouverture, notamment pour ce qui concerne la zone de libre-échange et la coopération sud-sud
- Amplifier la recherche économique sur les sujets prioritaires pour le partenariat.

Casablanca,12 08 2003
Mouna KADIRI
L'Economiste
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