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Une banque euroméditerranéenne en projet

· Il s'agit d'une initiative de la Commission européenne
· La banque est une filiale de la BEI


La Commission européenne a adopté ce mercredi une communication invitant le Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour renforcer les relations avec les partenaires méditerranéens.

L'exécutif européen met l'accent sur trois propositions concrètes: l'institution d'une assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, pour le développement des relations politiques; la création, d'ici juillet 2004, d'une fondation pour le dialogue des cultures et enfin la mise sur pied d'une banque euroméditerranéenne pour le développement.

Celle-ci serait une filiale de la Banque européenne d'investissement (BEI), qui détiendrait la majorité des parts du capital. Depuis la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement européens à Barcelone en mars 2002, les activités méditerranéennes de la BEI ont été regroupées au sein de la facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP). L'objectif était alors de développer ces activités en les recentrant sur le financement du secteur privé de la région, contrairement à la BEI qui jusqu'alors axait sa stratégie sur le financement de projets étatiques. De cette manière, l'UE répondait à un constat commun à tous les pays de la région sud-méditerranéenne, lesquels souffrent d'une faiblesse chronique du secteur privé, ce qui rend impossible l'absorption par le tissu industriel des nouveaux arrivants sur le marché de l'emploi, -la démographie de ces pays ne facilitant pas la mission. La FEMIP a donc fonctionné pendant un an, avec succès: près de 2 milliards d'euros ont été investis dans ce cadre dans les pays méditerranéens, dont 60% destinés au soutien direct ou indirect du secteur privé.

· Pourtour méditerranéen

Aujourd'hui, pour répondre à une demande des chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze, qui souhaitaient une évaluation de la FEMIP après un an, la Commission leur présente une étude d'impact approfondie dans laquelle elle analyse deux options: la poursuite de la FEMIP, dont la performance coût/résultat est largement satisfaisante, ou la création d'une banque euroméditerranéenne, filiale de la BEI. Si l'exécutif bruxellois semble opter pour cette deuxième option, c'est principalement parce qu'une banque permettrait d'impliquer les partenaires dans le capital, et partant, de les responsabiliser. Autrement dit, la présence des pays du pourtour méditerranéen au sein du capital offrirait une dimension réellement régionale à la destination des fonds européens. De plus, les instruments financiers offerts seraient plus variés, plus souples et donc plus adaptables aux besoins du secteur privé, lequel, tout en présentant un même profil, demeure vaste et hétérogène. Enfin, à l'image de la Société financière internationale, filiale de la banque mondiale, ou de la BERD, une banque euroméditerranéenne pour le développement permettrait de disposer de ressouces humaines plus importantes, spécialement affectées aux questions liées au secteur privé et aux PME. Le Maroc aurait tout à gagner à cette formule, dans la mesure où les pays qui auront le plus oeuvré à améliorer leur environnement général des affaires devraient, dans le cadre d'une banque de développement, bénéficier d'un appel d'air non négligeable pour des flux d'investissements directs étrangers, ainsi que d'un meilleur rendement pour les fonds investis. Or, sur ces points-là, le Maroc est en bonne position par rapport à ses partenaires du sud méditerranéen.

Casablanca,10 27 2003
Hamza Fassi Fihri
L'Economiste
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