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Dette : Ouverture du marché tunisien aux investisseurs étrangers

· L'opération concerne les bons du Trésors assimilables
· Les émissions s'effectuent à hauteur de 5% de l'encours de chaque ligne
· Le risque de change, un problème commun à la Tunisie et au Maroc


C'est une première pour le marché tunisien des bons du Trésor. Celui-ci est désormais ouvert aux investisseurs non résidents pour les souscriptions aux émissions de BTA (Bons du trésor assimilables) à concurrence de 5% de l'encours de chaque ligne. Cette mesure s'insère dans le cadre du processus d'ouverture progressive de l'économie sur l'international et la poursuite de la libéralisation progressive des opérations en capital.

Cette ouverture aux non-résidents répond, en effet, à un triple objectif, celui de dynamiser le marché financier et en particulier le compartiment secondaire des bons du Trésor, de favoriser la mobilisation d'une épargne supplémentaire mais aussi et surtout stable à long terme (problème classique des pays de la région) et in fine de contribuer à l'émergence d'une réelle courbe de taux.

Ce dernier objectif fait toujours l'objet de revendications de la part des intermédiaires. Au Maroc, la constitution d'une véritable courbe de taux, ayant aussi bien un intérêt pour les investisseurs que pour les emprunteurs, revenait en force dans les propositions des professionnels et intermédiaires.

A ces objectifs, s'ajoutent d'autres, relatifs à l'amélioration des indicateurs liés à la dette extérieure, la réduction du service de la dette avec un avantage particulier, celui de préserver le niveau de réserves de change.

De manière directe, cette ouverture permettra concrètement une diminution du recours de l'Etat au financement extérieur et l'accroissement du niveau de réserves en devises prenant la forme d'investissements extérieurs en portefeuille.

Vient ensuite la diminution du risque de change qui pèse sur la gestion de la dette extérieure. Un problème classique que connaissent des pays comme la Tunisie ou encore le Maroc. Ce risque diminue donc, puisqu'il devient à la charge des investisseurs étrangers.

· Dynamisation des échanges

De même, cette ouverture permet un élargissement de la base des investisseurs et une amélioration de la liquidité et, par ricochet, une dynamisation des échanges sur le compartiment secondaire.

Reste que cette ouverture n'est pas sans risques. Les plus importants sont liés aux craintes de sortie brusque des capitaux en cas d'inversion de tendance au niveau international. Face à cette hypothèse, les spécialistes mettent en avant un seul argument: celui de la bonne résistance de l'économie aux chocs externes. Ce dernier point a d'ailleurs valu à la Tunisie les félicitations du directeur général adjoint du FMI en visite dans le pays il y a quelques semaines.

Aujourd'hui, le marché de la dette tunisien passe par une véritable transition. La modernisation et la normalisation du système de gestion de la dette de l'Etat continue d'être au centre des priorités.

Les mêmes préoccupations ressurgissent pour la Tunisie et le Maroc: comment garantir une gestion active de la dette de l'Etat? Comment combler et de la manière la plus rationnelle possible le déficit budgétaire? L'arbitrage entre la dette extérieure et intérieure est un choix qui doit s'effectuer en permanence. Encore faut-il que le marché intérieur puisse absorber l'excédent de la demande de l'Etat.

Actuellement, l'ensemble des parties prenantes: Trésor, autorités monétaires, SVT (équivalent des IVT au Maroc ou intermédiaires en valeurs du Trésor) conjuguent leurs efforts pour assurer un développement du marché. Parmi les propositions, figurent le renforcement de la transparence, la modernisation des mécanismes, l'augmentation des flux informationnels, la régularité des émissions ou encore la liquidité.

Le développement des mécanismes et des techniques et la poursuite du train des réformes (vers les années 1990, une véritable refonte des mécanismes du financement intérieur a eu lieu) se sont traduits par une transformation de la structure de la dette de l'Etat.

Pour rappel, la part de la dette publique intérieure négociable dans la dette totale de l'Etat a grimpé à 63% (chiffre actualisé à fin septembre 2003) contre 11% en 1998. Quant au Maroc, sa dette intérieure grève toujours les finances de l'Etat. Elle est aujourd'hui de l'ordre de 30,2 milliards de dirhams, en hausse de 16,78%.

Casablanca,10 27 2003
Rédaction de l'Economiste
L'Economiste
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