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L'anti-occidentalisme, la maladie infantile du monde arabe

Le XXe siècle s'achève par la chute du mur de Berlin, le XXIe débute par l'effondrement de World Trade Center.

Deux événements aux allures symboliques et qui risquent de marquer pendant longtemps l'imaginaire des hommes et leur servir de repère. Le premier est d'essence historique, il clôt une époque pour inaugurer une autre. Le second est plutôt apocalyptique, les abominables excès qui le caractérisent lui enlève tout sens et toute signification. Il présage d'une ère chaotique où "une fois de plus, la vieille terre gorgée de morts poussait dans la nuit son vieux cri saturnien" (A. Malraux).

Cet événement est venu s'inscrire en faux contre l'harmonieuse perception qui régnait chez certains chantres du triomphe de la paix et de la fin de l'histoire, par contre, il apporte de l'eau au moulin de ceux qui croient aux chocs des civilisations. Au regard de l'avenir, c'est un bond en avant dans l'incertitude et le chaos, particulièrement pour le monde arabe qui a du mal à renouer avec l'histoire et qui reste à la périphérie servant de cobaye à tous les apprentis sorciers et tous les seigneurs de la guerre. Certes, toute déraison a ses raisons, toute barbarie s'enracine dans l'injustice et les frustrations. L'événement du 11 septembre trouve son socle dans un contexte international marqué par l'omnipotence d'un seul camp qui fait prévaloir ses intérêts et ses vues, se glorifie de façon vaniteuse de son rôle de gendarme du monde et s'installe dans une splendide suffisance ignorant les souffrances et les problèmes d'une grande partie du monde. En fait, pour le monde arabo-musulman surtout, le système international est un système déséquilibré et injuste puisqu'il fonctionne selon le principe de deux poids, deux mesures, il est également détaché de toute exigence morale puisque la puissance dominante refuse de se plier aux règles internationales et se comporte comme un hors la loi et un colosse voyou.

Pour les pays du Moyen-Orient, les Etats-Unis personnifient, de par leur écrasante supériorité, la double dimension de l'arbitre et l'adversaire. Ils restent bien le principal garant de la paix de la région, mais aussi le défenseur d'un seul clan. Dans l'ensemble, la puissance de l'Amérique et sa détermination à l'utiliser unilatéralement inquiète fortement les pays de la région. Par ailleurs, l'amalgame que font les Américains entre terrorisme et résistance à l'occupant n'est pas de nature à rassurer les esprits les mieux disposés à l'égard des Etats-Unis. D'où une très forte critique, qui parfois perd le sens des proportions et dégénère en ressentiment et même en haine.

Toutefois, rien ne paraît plus inexact que de baptiser l'attaque du 11 septembre contre New York et Washington d'acte politique ou d'acte de résistance. Au reste, comment donner un sens positif à un acte nihiliste, fomenté par des éléments obscurantistes et rétrogrades?

Il n'y a que les partisans d'un anti-occidentalisme primaire (maladie infantile qui sévit dans le monde arabe) qui puissent accréditer cet acte de sens et lui accorder un contenu autre que celui qu'il revêt. Leur aveuglement et leur fanatisme leur font oublier que la violence gratuite et la mort des innocents ne peuvent nullement servir une cause.

On peut, bien sûr, contester cette "grande machine (l'Occident) à fabriquer l'universel", ne pas voir en elle forcément l'avenir du genre humain, encore faudrait-il opposer autre chose que des discours incantatoires et construire par soi-même un meilleur modèle de progrès économique et de justice sociale.


Le refus de comprendre

A vouloir peindre l'Occident comme la cause de ses malheurs, le monde arabe persiste dans le refus de comprendre ce qui se passe autour de lui et se condamne à faire du surplace. Il ne rejette pas pour créer, mais pour conserver. Ce sont de simples figures de rhétorique pour continuer à se soustraire à ses propres responsabilités. Cette aversion constitue une forme particulière de renoncement: on s'y engouffre dès lors qu'on s'est résigné à l'état de fait. En d'autres termes, le monde arabe peut faire grief de tout à l'Occident, sauf de l'apathie dont il souffre. C'est une évidence à rappeler: le monde arabe fait figure, aujourd'hui, d'une conjonction d'impuissances et d'une somme de retards. Il donne l'impression de passer une grande partie de son temps à se mirer piteusement dans un miroir brisé ou un rétroviseur poussiéreux.

L'événement du 11 septembre 2002 aggrave sa situation. Par la volonté de quelques extrémistes égarés, il se trouve, malgré lui, face à la superpuissance mondiale alors qu'il n'a ni la volonté de s'opposer à elle, ni les moyens. A la différence de l'Union soviétique d'antan, qui disposait d'une puissance militaire impressionnante et d'une idéologie qui a réussi à séduire, pendant quelque temps, une partie de l'élite et de la population occidentales, le monde arabo-musulman n'a ni l'un ni l'autre. L'islamisme ne sera jamais un substitut du communisme en Occident, puisqu'à l'exception de quelques marginaux, il ne séduit personne hors de son aire d'influence.

Que faire? La réponse est évidente: les Etats-Unis pourraient commencer par montrer plus de compréhension pour ce que sont les autres, et un peu de générosité d'esprit.

Ils pourraient manifester davantage de respect pour le multilatéralisme et le recours au droit international, et chercher à accumuler un certain capital politique de coopération avec d'autres Etats. Quant au monde arabe, tant qu'il préfère gémir plutôt que d'agir, qu'il demeure sous-développé et gangrené par l'injustice et le despotisme, il n'a aucune chance d'être entendu.


Casablanca,10 28 2002
Driss Benali
L'Economiste
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