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Formation professionnelle: Le projet MEDA 1 dans sa phase d'exécution

Le programme doit s'achever en décembre 2004.
A fin septembre 2002, une centaine de plans de formation ont été élaborés
Le MEDA 2 cherche son directeur.


Avec la mondialisation et la concurrence internationale qui s'exacerbe, la question de la qualification professionnelle se pose avec acuité. En effet, la compétitivité des entreprises est aujourd'hui, plus que jamais, tributaire de ses compétences humaines.

Mais si les entreprises et les pouvoirs publics sont conscients de cette réalité, les programmes et chantiers lancés pour la mise à niveau de la formation professionnelle peinent à décoller.

Ainsi en est-il du projet MEDA inscrit dans le programme national de mise à niveau de l'économie et financé en partie par la Commission européenne (38 millions d'euros. L'Etat devant supporter 35,6 millions d'euros). Les retombées du programme MEDA 1, démarré il y a plus de trois ans (juin 1999), se font toujours attendre. Les parties concernées se renvoient la balle et cherchent à se décharger de la responsabilité du retard accusé dans la mise en oeuvre du programme qui, du reste, a été prolongé de deux ans.
"Pour les uns, c'est le financement et la lourdeur des procédures européennes qui sont à incriminer. Pour les autres, c'est plutôt le manque de dispositifs accompagnateurs (réglementaires et autres) qui explique le retard", indique Omar Oukrid, directeur du programme d'appui aux associations professionnelles (PAAP) au sein de la CGEM. Et d'ajouter: "Cette lenteur est également imputable à la lourdeur des appels d'offres et des délais d'exécution". Selon lui, l'idéal aurait été de mettre d'abord en route les dispositifs nécessaires à la mise à niveau et de demander ensuite aux bailleurs de fonds de venir". De toute manière, à ce jour, et alors que son échéance approche (la fin du projet étant prévue pour décembre 2004), peu d'éléments renseignent sur l'état d'avancement du programme. Le tableau reste flou d'autant que les différentes parties impliquées dans la gestion du projet (OFPPT, ministère de l'Emploi, délégation de la Commission européenne) se contentent, en guise de réponse à notre demande d'informations, de nous communiquer des fiches techniques (description, objectifs, coût…).

Il est toutefois indiqué que le projet rentre dans sa phase de croisière. "La majorité des appels d'offres étant adjugés et l'expertise mise en place, le projet passe à la phase exécution", affirme un responsable du ministère de l'Emploi. A fin septembre 2002, plusieurs actions de sensibilisation (21 au total) ont été organisées, indique le directeur de l'UGP, Ahmed Bencherif. Le nombre d'entreprises ou associations visitées s'élève quant à lui à 285. Une centaine de plans de formation ont été élaborés au profit d'entreprises et trois plans sectoriels au profit d'associations (Minotiers, BTP et Fonderies). Quatre autres plans sectoriels concernant la FEDIC (Cuir), APEBI (NTIC), Imprimeurs et FNIH (Hôtellerie) sont en outre en cours d'élaboration.

Rappelons que le projet MEDA a pour objectif d'améliorer le système de la formation professionnelle (initiale et continue). Le projet, géré par l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion de l'Emploi (OFPPT), fournit donc une assistance technique visant à identifier les besoins des entreprises en formation. Cette assistance bénéficie également aux associations professionnelles et départements formateurs. Elle a pour objectif la formation des formateurs, la révision et l'amélioration des cursus de formation ainsi que l'adaptation des équipements.

S'agissant de la mise à niveau de la formation professionnelle proprement dite (système de formation professionnelle et développement de la formation professionnelle alternée et par apprentissage), le directeur de l'UGP se contente de nous livrer les résultats prévus à la fin du projet. Ainsi, 83 programmes de formation seront élaborés ou rénovés à cette échéance. 1.800 formateurs, dont 300 relevant d'établissements privés, seront perfectionnés. Pour la formation des tuteurs et des maîtres d'apprentissage, ce sont 372 hommes ressources qui seront formés et 3.400 tuteurs ou maîtres d'apprentissage dans les entreprises. En parallèle, 254 gestionnaires et cadres d'établissement, dont une centaine relevant du privé, seront formés. De même, deux cents formateurs seront formés à l'ingénierie de la formation continue.

Côté équipement, ce sont 232 sections de formation qui seront mises à niveau. Pour le volet financement, toutes les requêtes formulées par les différents secteurs concernés par le projet seront approuvées par la délégation de la Commission européenne à Rabat, indique Bencherif. La majorité des appels d'offres pour la fourniture de l'assistance technique et la livraison des équipements pour les centres de formation devront avoir été lancés et une vingtaine de contrats attribués. A noter que l'assistance technique pour le secteur de la fabrication mécanique a déjà démarré au printemps 2002. Sans oublier le lancement prévu par l'OFPPT de trois études pour la restructuration de certaines formations qu'il dispense. Il s'agit des arts graphiques, la réparation d'engins et la confection. Ces études sont en large partie financées avec une aide de l'Union européenne dont le total est de 1,34 million d'euros (www.leconomiste.com). La livraison des équipements pour les secteurs de la fabrication mécanique, la métallerie-soudure, des BTP, du génie électrique, de l'artisanat et de l'agriculture débutera quant à elle à partir de décembre prochain. De toute manière, tous ces chantiers n'ont plus que deux ans pour être mis en oeuvre.



Les secteurs concernés

Dans le projet MEDA 1, les secteurs concernés sont la métallurgie, la fabrication mécanique, la réparation, le froid génie thermique, l'art graphique, les BTP, la confection, l'artisanat, l'agriculture, la pêche, le génie électrique, le tourisme et les NTIC. Le MEDA 2, dont la durée d'exécution s'échelonne sur six ans, a choisi, quant à lui, de cibler trois secteurs jugés particulièrement porteurs pour le développement du pays, à savoir le textile, le tourisme et les NTIC. Le coût total du projet est de 65 millions d'euros dont 50 millions de contribution communautaire. A noter que pour ce projet, le directeur n'est pas encore désigné. Selon un responsable du ministère de l'Emploi qui a requis l'anonymat, un avis d'appel à candidature vient d'ailleurs d'être envoyé à la délégation de la Commission européenne.


Casablanca,10 28 2002
Khadija EL HASSANI
L'Economiste
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