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Le syndrome des visas étudiants : Innovation ou détérioration ?

Par A. Baghdadi, directeur général des Ets Fayol*

Je vous fais part de la désolation et la consternation d'une frange d'étudiants marocains, toutes régions confondues, qui souhaitent s'inscrire dans les écoles ou universités françaises et qui sont contraints de se déplacer ou d'adresser leur dossier aux deux centres-pilotes, Casablanca ou Rabat, habilités à satisfaire ou refuser toutes les demandes de visa.

Ainsi, j'étais saisi par une centaine d'étudiants de toutes les régions du Maroc qui se trouvent acculés et contraints de suivre toute la procédure barbare et inhumaine pour obtenir ce visa.
Les conditions et les critères sont orthodoxes, contraignants, aussi bien sur le plan scolaire, universitaire, financier que moral.

En ma qualité de directeur général du groupe Fayol, enseignement technique supérieur privé, et professeur en sciences économiques, je m'insurge contre ces faits iniques, antinomiques, à la politique entreprise par le gouvernement français et qui sont instaurés par certains technocrates de l'ambassade ou du ministère des Affaires étrangères français.

Par ailleurs, je tiens à vous préciser que j'ai mené le même combat, pendant des mois, pour dénoncer le défaitisme de l'ancien gouvernement marocain, qui a marginalisé et privé les MRE de participer aux dernières élections législatives

Ce combat a été couronné de succès par l'obtention d'un ministère et la préparation d'une plate-forme en direction des MRE, un stratège qui déterminera et garantira le droit à la pleine citoyenneté par le biais d'une meilleure participation politique de la communauté marocaine résidant à l'étranger.

Ce deuxième combat est aiguillé vers les étudiants qui souffraient déjà de la lourdeur administrative des consulats et se verront en outre soumis à des critères géographique, d'éloignement, sélectif et élitiste.
Cet article n'aura pour ambition que de démontrer le dysfonctionnement d'un système archaïque, obsolète, pour asservir et inhiber toute action dynamique de la part de certains étudiants désireux d'entreprendre des études en France.

Le problème d'obtention d'un visa étudiant a toujours été à la fois épineux et inextricable. Le candidat à l'émigration doit se livrer à des exercices périlleux et parfois inhumains. Certes, il faut qu'il y ait un contrôle strict pour limiter l'émigration «sauvage», et imposer des contraintes financières, des ressources suffisantes pour permettre au futur étudiant de poursuivre ses études dans les meilleures conditions et atteindre ses objectifs.

Tous nos consulats oeuvraient positivement dans ce sens, filtraient les demandes, rejetaient les cas douteux, tout en rétablissant l'équilibre et l'impartialité. (A l'exception de Casablanca qui demeure le calvaire et le cauchemar des étudiants), tout en créant un service d'accueil de qualité fondé sur le principe de confiance et de responsabilité.

Ainsi, au lieu de simplifier, on a centralisé et créé deux centres-pilotes pour traiter toutes les demandes de visa des étudiants marocains: Casa & Rabat. Pourquoi privilégier ces deux centres déjà saturés?
Ce centralisme exacerbé ne pourra qu'entraver toutes les démarches administratives et n'aura aucun impact sur la lisibilité par l'étudiant du service consulaire et deviendra une source de frustrations pour les agents consulaires.

Le consul connaît son environnement local et régional, a toutes les capacités d'initiative, sait discerner toutes les tendances réelles et virtuelles du futur étudiant, par le dialogue et par des tests psychotechniques, dans un but déterminé de simplifier et traiter avec célérité toutes les demandes des étudiants et enfin de libérer toutes les énergies. On a déclassé les meilleurs consuls, on a annihilé toutes leurs prérogatives de décision et transformé l'étudiant, face à toute cette lourdeur administrative péremptoire et à ce circuit de contrôle en un dossier étoffé de toutes les pièces justificatives, anonyme et anodin.
Casablanca ét
ait déjà «surbookée» et les réponses positives ou négatives n'étaient adressées aux étudiants qu'après 3 semaines ou 1 mois d'attente. N'omettons pas de signaler que les procédures d'envoi de dossiers parviendront de toutes les régions du Maroc: du sud, du nord, du nord-ouest: Tan-Tan, Laâyoune, Tafraout, Tata, Agadir, Chaoune, Tétouan, Oujda, Fès, etc.

Les dossiers sont synchronisés, affluent dans ces deux centres à partir de la fin juin et ont des conséquences de réponses plus ou moins importunes.

Ce centralisme paradoxal à la politique des réformes entreprises par notre gouvernement (décentralisation et déconcentration) ne fait qu'entraver la simplification administrative qui doit relever de l'exercice continu.

La compétence de chaque consul en matière de délivrance de visas doit être reconduite et ne peut que réconforter l'usager.
L'objectif est d'instruire rapidement le dossier et adopter une méthode de simplification fondée sur les principes de confiance et de responsabilité.

Ce qui signifie que l'administration consulaire doit apprendre à faire confiance à tous les demandeurs de visa étudiant et à passer d'une logique de vérification systématique a priori à un système de contrôle de sondage a posteriori.
Par exemple: une concertation, un dialogue avec le candidat seraient substitués autant que possible au contrôle sur justificatif.
On décèlerait les faiblesses et les forces des candidats porteurs d'un projet à l'émigration pour études.
Nos consulats de Marrakech, Tanger, particulièrement Agadir se sont livrés à instaurer ce dialogue pour connaître le candidat afin de lui attribuer ou non le visa.

Ainsi, on a banni tout le professionnalisme de l'accueil. On ne pourra plus fournir à l'étudiant les renseignements nécessaires pour compléter son dossier ou vérifier, le cas échéant, certaines informations fournies.

Par conséquent, au lieu d'assouplir les procédures, on a créé un mécanisme obsolète qui s'était déjà avéré nul, en centralisant les demandes de visa à Nantes pour les Algériens…
Il faut abroger ces mesures inutiles qui affadissent nos lois.

Ainsi, il faut déclasser ces circulaires des technocrates qui manquent de réalisme et pragmatisme, et laisser le consul impulser cet arsenal d'objectifs réalisables à court terme.
On rendra l'administration consulaire plus accessible et plus lisible par une batterie de mesures humaine et sociale en faveur des candidats au «visa».

On libérera le service public consulaire de toutes les contraintes archaïques et encouragera une culture de la performance cruciale par la crédibilité de l'action consulaire.

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* Professeur en sciences techniques et économiques, président du Conseil de l'Union des associations des professions libérales des Marocains de France.

Casablanca,07 28 2003
A. Baghdadi
L'Economiste
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