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World Economic Forum - Enorme coup de pub pour le Maroc

· Mais le Maroc n'était pas là…
· Des termes flatteurs aussi pour Al Amana, association de microcrédit


Quel dommage que les entreprises et les pouvoirs publics aient négligé de participer au Sommet exceptionnel d'Amman, en Jordanie, du World Economic Forum. Le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taieb Fassi-Fihri, n'est arrivé que le deuxième jour, dans l'après-midi, pour repartir très vite le lendemain, avant même la clôture des travaux.

Côté entreprises, il n'y en avait que trois: Saham (avec son président fondateur, Moulay Hafid Elalamy) la Société Générale (avec Nezha Hayat) et L'Economiste. André Azoulay était attendu: il devait prononcer une conférence et participer à deux ateliers. Il a été excusé pour "raison de santé". Il était aussi attendu en raison de son carnet d'adresses qui fait de lui une des 100 clefs de toute solution au Moyen-Orient.

Un concours inattendu est arrivé de la part de deux Marocains travaillant dans des sociétés financières du Golfe: Mohamed Belarj, sénior vice-président et directeur général pour la région MENA de Master Card international, et Faisal Mikou, chef de la section de marché de la dette chez ABN-Amro.

Cette présence était un peu maigre pour faire profiter le Royaume d'un extraordinaire coup de publicité, offert par les deux plus hauts représentants des Etats-Unis intervenants dans la rencontre d'Amman.

Le plus gros coup de pub est venu du représentant US pour le commerce, Robert Zoellick. Les responsables du WEF lui avaient réservé un "special address" (c'est-à-dire un discours en séance plénière comme pour Powell, Pascal Lamy ou le Roi de Jordanie) dans la grande tente royale, faite pour accueillir plus de 1.500 personnes.
Robert Zoellick était programmé devant Pascal Lamy, le commissaire européen.

Et ne voilà-t-il pas que le représentant américain après avoir longuement vanté la Jordanie pour sa "volonté et ses réussites dans ses réformes", consacre une grande partie de son discours au Maroc.

Il souligne en long et en large la libéralisation du commerce, la promotion de l'initiative privée, la réussite des réformes... et la politique pacifique du Maroc. Tout ceci justifie que les Etats-Unis aient choisi le Maroc pour entamer les conversations qui doivent aboutir à l'accord de libre-échange.

Zoellick explique que le travail de réforme est commencé depuis très longtemps et a donné de bons résultats, ce qui justifie que le Maroc soit choisi par Washington pour servir de courroie d'entraînement pour le monde arabe au même titre que la Jordanie et Bahreïn.

Au passage, il décrit de manière très flatteuse, l'action de Al Amana, l'association qui gère les microcrédits, et qui avait été lancée avec au départ une ligne de l'Usaid.

Est-ce simplement du langage diplomatique? Pas du tout, mais alors vraiment pas.

La preuve, inquiet de ne pas entendre son pays cité, un homme d'affaires égyptien lui demande pourquoi il n'y a pas le même programme avec son pays. Zoellick répond tout net: "Parce que votre gouvernement que nous aidons beaucoup financièrement, et ce depuis longtemps, ne veut toujours pas se lancer dans les réformes de libéralisation du commerce pour permettre à votre pays d'avancer, vous n'avez qu'à le convaincre de libéraliser et nous serons avec vous".

Plus tard, le chef de la diplomatie égyptienne essayera, en rencontrant quelques journalistes, d'expliquer que "ce qui est important aux yeux de la politique égyptienne", ce ne sont pas les options économiques. "Elles sont importantes, reconnaît-il, mais moins que la mise en place d'une politique qui sauve les vies au Proche-Orient". Mais les journalistes se regardent: c'est trop tard, cette explication est pire que le mal.

Elle annonce en fait que Le Caire n'est plus dans la course. Ce n'est pas l'Egypte, qui bénéficie encore d'aides énormes de la part de Washington (2 milliards de dollars, rien que pour l'armée), qui a changé, c'est la course qui a changé de terrain.


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Davos délocalisé: Le grand jeu de la Jordanie

Le World Economic Forum, connu sous le nom de Forum de Davos, a saisi l'occasion de la recomposition du paysage moyen-oriental, Irak et Palestine, pour organiser à Amman en Jordanie, une rencontre à sa manière: il rassemble en un seul lieu pour deux ou trois jours, des dirigeants de très grandes entreprises et ONG mondiales, les leaders qu'il a lui-même sélectionnés parmi les jeunes managers, notamment dans le monde arabe, les très grandes figures de la politique internationale… Ces personnes et personnalités se rencontrent, discutent et finissent par tisser des réseaux d'intérêts qui sont destinés à soutenir la paix et le développement économique.

La Jordanie et la famille royale jordanienne se sont empressées d'accueillir le projet. Pour ce petit pays pauvre de 5,5 millions d'habitants, la chute de Saddam Hussein, l'occupation de l'Irak comme la perspective de paix en Palestine sont un changement complet de contexte: une grande partie des activités liées au contournement d'embargo ou à la prestation souterraine de services en faveur des parties au conflit vont disparaître. Il faut remplacer ce système de rentes géopolitique.

C'est ce que veut Amman, qui voit dans ce changement de contexte l'opportunité de se moderniser rapidement. Faire venir 1.800 participants et membres du WEF sur les rives de la mer Morte, c'est d'une part rester dans le jeu politique et militaire de la région, mais aussi s'offrir un coup de projecteur géant sur les opportunités d'affaires et d'investissements qu'il veut promouvoir. Le Roi Abdallah l'a dit très nettement: "Nous voulons être un acteur majeur dans la région".

La Jordanie n'appelle pas cela "la mise à niveau" mais l'effort à faire va être énorme, dans tous les domaines. L'aéroport d'Amman est de la taille de celui de Tanger, avec l'informatisation (et la propreté) en moins. Le service client est extrêmement gentil, accueillant, même chez les militaires et les policiers chargés de la sécurité du Forum, mais on voit bien qu'il manque de professionnalisme quand les serveurs s'embrouillent dans les commandes.

Une remarque provoque une telle confusion qu'il vaut mieux abandonner l'idée de prendre un café que de contaminer tout le service de la salle pour tous les clients. Sur de grands chantiers de construction, l'organisation reste très artisanale, gaspilleuse d'énergie et de temps…


Casablanca,07 07 2003
Rédaction de l'Economiste
L'Economiste
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