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Maroc-France: Nouvelle vision, nouvelles bases

· Les deux Premiers ministres déterminés à refonder une relation économique en vraie coopération stratégique

Driss Jettou a pris son bâton de pèlerin pour défendre le label Maroc. Après Madrid, le Premier ministre a choisi Paris pour une rencontre informelle avec son homologue français Jean-Pierre Raffarin. Avant cette entrevue, le Premier ministre a démarré sa visite parisienne en trombe avec un entretien d'une heure avec Jacques Chirac, président de la République, en présence de Hassan Abouyoub, ambassadeur du Maroc à Paris.

Cette audience a été suivie par un entretien avec Jean-Pierre Raffarin. Les deux chefs de gouvernement ont fait un tour de table général des questions de l'heure. Mais la préparation de la cinquième rencontre franco-marocaine des chefs de gouvernement, qui se tiendra les 24 et 25 juillet prochain à Rabat, figurait en tête de liste de cet ordre du jour ouvert.

Ce prochain rendez-vous sera décisif pour les deux pays. Incontestablement, les deux chefs de gouvernement veulent donner un tour plus concret à la coopération. Ce sera l'occasion de refonder les relations bilatérales sur de nouvelles bases. En d'autres termes, il s'agit de la transformation d'une relation classique en une vraie coopération stratégique, comme le souligne l'ancien ministre Abouyoub. Plusieurs annonces seront faites à l'occasion de la tenue de cette réunion de haut niveau pour confirmer la volonté des deux pays de s'engager réellement dans ce partenariat stratégique, décidé il y a quelques années.

La France est disposée à contribuer positivement et de manière importante à trouver des solutions aux trois grands défis du Maroc. Le premier concerne la mise à niveau de l'économie marocaine pour que les entreprises puissent faire face à la concurrence européenne. Le deuxième a trait au gigantesque chantier qu'est le social, particulièrement le logement où la France dispose d'une expérience riche en la matière. Dernier défi, l'emploi et la lutte contre le chômage, via la formation professionnelle… Ce ne sont pas les seuls sujets abordés. Les évènements tragiques de Casablanca du 16 mai ont occupé une partie des discussions. Sur ce registre, les deux Premiers ministres ont échangé leurs analyses et leurs positions sur le terrorisme et la manière de le combattre. L'approche des deux pays converge vers la nécessité de combattre ce fléau par des moyens appropriés. Pour Jettou, le terrorisme est un problème qui se pose à tous les pays et son traitement ne peut être qu'international, en particulier à travers une coopération entre les différents services. A rappeler que des experts français dans le domaine ont fait le déplacement à Casablanca tout de suite après les attentats. Le tout a été bouclé par un déjeuner à Matignon offert par Jean-Pierre Raffarin.

La visite de Jettou à Paris a également une connotation diplomatique. Sur ce chapitre, des chancelleries européennes ne dissimulent pas leur préférence pour la méthode Jettou. Avec lui, elles ont l'impression que les dossiers avancent plus vite et plus concrètement qu'avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. D'ailleurs, au cours de cette visite, des concertations sont menées sur le dossier de l'intégrité territoriale du Maroc.

Le Conseil de sécurité dispose d'un délai allant jusqu'à la fin juillet pour se prononcer sur les propositions de James Baker, l'envoyé spécial de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies.

Sur sa feuille de route, l'Union européenne. Pour Jettou, son déplacement à Paris vise également à mettre sur les rails le chantier du statut avancé du Maroc avec l'UE. Ce dossier a été abordé à Paris. Il sera approfondi aujourd'hui à Bruxelles où Jettou aura une série de rencontres avec les hauts responsables de l'UE. Ainsi, il devra s'entretenir avec Romano Prodi, président de la Commission européenne; Javier Solana, haut représentant de la politique extérieure de l'UE; Pascal Lamy, commissaire au Commerce et Chris Patten, chargé des Relations extérieures.

Mohamed CHAOUI


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Des dossiers pénibles


Le dossier d'Ali Lamrabet sera "traité avec beaucoup de modération et de sagesse", a promis Driss Jettou. Il a fait cette déclaration à la sortie de l'entretien qu'il a eu hier avec le président français, Jacques Chirac.

Après le scandale d'Atlas TV, stoppé en plein essor par la RAM l'année dernière (mais où deux entreprises publiques marocaines ont perdu entre 15 et 20 millions de DH, sans que les responsabilités n'aient été recherchées), le monde des médias marocain donne un étrange reflet: opposition (commanditée?) à l'impression du quotidien français Le Monde au Maroc, poursuites plus ou moins étayées contre des patrons de presse dont Ali Lamrabet, et une tendance à l'algérianisation des médias marocains. Les défenseurs d'Ali Lamrabet ne font pas valoir la nationalité française de leur client, mais sa famille a effectué des démarches auprès de la présidence de la République.

Ces avatars ont largement entamé les efforts de mise à niveau générale du Royaume. L'onde de choc est mondiale.

Dans son rapport "The global competitiveness report" de 2002-2003, le très sérieux World Economic Forum (WEF) utilise une collection d'indices, dont celui sur la liberté de la presse. Avec cet indice, le Maroc se classe dans le lot des cancres. Il est avant-avant-dernier, 78e sur 80 pays passés en revue. Ce classement a été fait avant même que n'éclate l'affaire Lamrabet. La mauvaise situation sur la liberté de la presse grève les acquis sur les autres paramètres de compétitivité du Royaume.

De même, la World Association of Newspapers réunie à Dublin, s'est inquiétée de la grève de la faim d'Ali Lamrabet ainsi que des pratiques qui se sont installées dans "certaines parties du secteur de la presse". Ont été cités notamment l'existence d'entreprises artificiellement maintenues en vie (avec parfois de l'argent public), le non-respect des législations sociales et fiscales, les inégalités de traitement entre les entreprises face à la législation, une population de quelque "600 journaux déclarés, mais dont les trois quarts au moins ne comportent qu'un seul employé qui est à la fois grouillot/journaliste/directeur/secrétaire/vendeur"…


Casablanca,06 23 2003
Mohamed CHAOUI
L'Economiste
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