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Le pacte de stabilité soulève un débat serré en Europe

Des économistes européens soulèvent la rigidité de ce pacte
Pour eux, ces critères constituent une contrainte d'improductivité pour une économie en ralentissement.



Plusieurs économistes ont tiré à boulets rouges la semaine dernière à Lisbonne lors du Congrès sur le pacte de stabilité de la zone euro, estimant que ses règles devaient être assouplies afin de ne pas accentuer le ralentissement économique en Europe.

Le prix Nobel américain d'économie, Robert Solow, a ainsi estimé que les critères du pacte de stabilité de la zone euro, limitant à 3% du PIB les déficits publics, imposaient des «contraintes improductives» aux économies européennes.

“Au moment de l'adoption du pacte de stabilité et de croissance en 1997, les responsables européens auraient dû mesurer le risque une fois le problème de l'inflation” réglé, estime Robert Solow.

Les critères eux-mêmes imposent des contraintes improductives aux économies européennes en période de faible croissance.

«Vous allez être incités à faire de la “comptabilité créative”, vous trouverez des méthodes pour mesurer les déficits de sorte qu'ils atteignent 2,97% du PIB au lieu de 3,01%», a-t-il ironisé à l'adresse des Européens. La France, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal se débattent pour maintenir leur déficit public sous la barre des 3% du PIB et pour ramener leurs finances publiques à l'équilibre d'ici 2004. Le Portugal a été le premier pays à enfreindre les règles, avec un déficit de 4,1% en 2001, mais s'est engagé à le ramener en dessous de 3% en 2002.

Le président de l'Office français de conjoncture économique (OFCE) Jean-Paul Fitoussi a, pour sa part, qualifié le pacte d'assez stupide et même contre-productif. «Alors que la reprise est incertaine et que le ralentissement est plus fort que prévu, que le chômage s'aggrave, on débat d'une restriction de la politique budgétaire», a-t-il déclaré.

Fitoussi suggère aussi de sortir l'investissement public du calcul des déficits et de permettre qu'il soit financé par l'emprunt. Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, a opposé une fin de non recevoir à ces appels, en estimant que les règles ne peuvent changer sous la pression de quelques Etats membres à un moment particulier. Dans un contexte de crise financière «nous ne pouvons envoyer un message d'indiscipline», a déclaré Prodi. «Un plafond est un plafond et l'investissement doit être interprété à l'intérieur de la limite des 3%», a-t-il ajouté. Les détracteurs du pacte doutent eux-mêmes qu'il soit révisé. «Il est possible que le gouvernement allemand souhaite se l'appliquer en acceptant de payer la sanction d'un déficit supérieur à 3%», selon Fitoussi. Du point de vue des économistes allemands, il est préférable que l'Allemagne paie des amendes plutôt que de modifier la conception du pacte.


Casablanca,10 01 2002
Nabil BOUBRAHIMI
L'Economiste
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