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Culture écologique et dialogue culturel entre les deux rives de la Méditerranée

Quand cinquante jeunes militants d’ONG euro-méditerranéennes participent pendant quatre jours à un séminaire écologique, ils n’en sortent pas seulement avec une mine d’informations, mais enrichis surtout par l’échange culturel entre les deux rives de la Méditerranée.

Un séminaire ayant pour thème « L’environnement dans un cadre global » a été récemment organisé à Beyrouth à l’initiative de la Plate-forme euro-méditerranéenne (Liban, rassemblement d’ONG) et du bureau local de Friedrich Ebert-Stiftung, en collaboration avec le Bureau méditerranéen d’information sur l’environnement, la culture et le développement durable (MIO-ECSDE).

Le séminaire a rassemblé cinquante jeunes, âgés de 18 à 28 ans, travaillant chacun dans une ONG de son pays. De nombreux pays étaient représentés à ce séminaire, notamment le Liban, l’Égypte, la Jordanie, la Palestine, la Tunisie et le Maroc, l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre. Il s’agit du second séminaire du genre (le premier avait eu lieu l’année dernière au Liban également).

L’organisation du séminaire a réservé une place importante à l’interaction entre les experts et les participants. Ces derniers ont eu droit à des conférences interactives, à des exercices (comme les jeux de rôles par exemple), à des sorties sur le terrain. Certains intervenants ont également exposé des études de terrain sur des sujets précis comme les feux de forêt, la protection de la Méditerranée, etc. Les sujets ont porté sur les concepts et les cadres du développement durable, la promotion de l’environnement et du développement dans la région euro-méditerranéenne, le militantisme et le lobbying dans ce domaine (outils)…

Ariela Gross, directrice du programme à Friedrich Ebert, rappelle que le thème de l’année dernière était la résolution des conflits. Pourquoi l’environnement cette année ? « Parce que c’est un thème qui touche à notre vie quotidienne et qu’il est très important pour les jeunes, puisqu’ils peuvent encore changer les choses », explique-t-elle.

L’objectif, selon Mme Gross, est d’élargir les horizons de ces jeunes dans le cadre de leur travail, dans le sens où ils incluront plus facilement les questions environnementales dans leur vie quotidienne. Selon elle, ces jeunes ont été choisis par les organisations au sein desquelles ils militent dans leurs pays. Toutes ces organisations forment un réseau sur les deux rives de la Méditerranée.

Contact facile

Mme Gross souhaite que ces jeunes, après être rentrés chez eux, diffusent leur nouveau savoir et l’incluent dans le travail de leurs organisations, même si l’environnement n’est pas à la base leur souci premier. Elle ne minimise pas le bénéfice secondaire de ce genre de séminaires, c’est-à-dire les échanges interculturels entre citoyens de pays différents. « Au début, ils viennent avec leurs préjugés puis ils se découvrent, apprennent à se connaître, surtout qu’il n’existe pas de barrière de langue », souligne-t-elle.

Les participants eux-mêmes confirment cette impression. Hanine, de Palestine, déclare avoir voulu participer à ce séminaire parce qu’elle a « senti qu’il y a toujours des personnes qui s’intéressent à des sujets d’une importance cruciale comme celui-là ». Elle affirme bien profiter de toutes les conférences auxquelles elle a participé. « Ce sont des informations qu’on peut diffuser autour de soi et qui nous permettront de sensibiliser notre entourage indirectement », dit-elle. Pour ce qui est du dialogue interculturel, elle indique que le contact avec les participants de différentes cultures était « facile ».

Alex, de Barcelone, a entendu parler de ce séminaire après avoir participé à différentes organisations euro-méditerranéennes. « C’était pour moi une chance de rencontrer d’autres jeunes euro-méditerranéens intéressés par ces mêmes sujets, affirme-t-il. Pour moi, les sujets environnementaux sont parmi les plus grands défis euro-méditerranéens, et quand nous en parlons, nous abordons par le fait même tout ce qui est en rapport avec notre façon de vivre. »

Le jeune homme qualifie ces conférences « de très haut niveau », mais ce qui, pour lui, était le plus intéressant, ce sont les « discussions avec les autres participants, de quelque pays qu’ils soient, d’autant qu’ils m’ont paru très bien informés sur ces sujets ».

Partenariat en question

La séance d’inauguration avait eu lieu en présence du ministre de l’Environnement Antoine Karam, du représentant de la Plate-forme euro-méditerranéenne, Georges Abi Saleh, et du représentant de Friedrich Ebert au Liban, Samir Farah. Barbara Tomassini, du MIO-ECSDE, et Habib Maalouf, de l’Association libanaise pour l’environnement et le développement, ont également prononcé des discours.
Pour sa part, le ministre Karam avait résumé comme suit les objectifs écologiques actuels : prendre les mesures nécessaires pour renforcer la structure administrative et le cadre juridique en vue d’une meilleure planification dans les différents secteurs, adopter les décrets d’application en ce qui concerne les études d’impact environnemental, renforcer les capacités administratives en matière d’octroi des permis d’environnement, améliorer l’approvisionnement en eau à partir des eaux souterraines et superficielles, appliquer la Convention des Nations unies pour la lutte contre le changement climatique.

M. Karam a prôné la collaboration entre l’Union européenne et le ministère, mais aussi entre les associations civiles et le ministère, rappelant son initiative de « Congrès national permanent de l’environnement », qui a rassemblé des dizaines d’ONG actives dans le domaine de l’environnement.

Sous le titre de « Mer Méditerranée des contradictions », Habib Maalouf a commenté la situation de l’environnement dans le bassin méditerranéen dans une intervention qui a constitué une véritable réflexion sur le « partenariat » entre les deux rives de la Méditerranée. Ainsi, M. Maalouf a commencé par mettre en relief, chiffres à l’appui, les disparités entre pays du Nord et du Sud. Il a ensuite diagnostiqué les maux dont souffre le bassin méditerranéen (pêche excessive, urbanisation sauvage sur son littoral…), se basant là aussi sur des études.

Dans une seconde étape, l’écologiste a analysé la véritable signification du partenariat euro-méditerranéen, plus précisément entre le Liban et l’Union européenne. Il a commenté son « caractère surtout commercial », ce qui, selon lui, place les pays plus développés en position de force. « Certes, il existe une clause sur l’aide européenne au développement du Liban, mais nous nous demandons : quel développement ? Le même modèle européen et occidental devrait-il être généralisé ? Qu’adviendrait-il si tous les citoyens sur terre possédaient une voiture particulière et une maison moderne ? » s’est-il interrogé. Et de conclure en se demandant quand viendra le temps où les idées sur le développement seront libérées de la domination du marché commercial, et où sera instauré un véritable partenariat basé sur le destin commun et la préservation de la vie.

Beyrouth,09 24 2008
Rédaction
L'Orient le Jour
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