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Gilberto Gil, la culture en chantant !

FESTIVAL DE BEITEDDINE - Un concert festif, aux couleurs du Brésil

C’est le seul ministre au monde qui est, en même temps, artiste et ambassadeur ! Ambassadeur de la musique brésilienne qu’il contribue à faire connaître et aimer à travers les concerts festifs qu’il donne à l’étranger, les concerts gracieux qu’il offre aux plus démunis dans son propre pays et son combat en faveur du téléchargement musical gratuit. Mine de rien, Gilberto Gil sert aussi le ministère brésilien de la Culture – dont il a la charge depuis 2003 – en... chantant.

Sur la scène du palais de Beiteddine, l’artiste brésilien, le plus connu aujourd’hui au monde, n’a pas failli à sa réputation de « légende vivante », même si, comparativement avec son premier passage à Baalbeck en 2002, le « démarrage » de son concert a été un peu lent.

D’abord, en première partie, monsieur le ministre avait invité une troupe de percussionnistes mexicains L’ensemble Tambucco qui, durant une quarantaine de minutes, a joué toute la gamme des bruitages exotiques, avec diverses sortes d’instruments de percussion, allant du caisson en bois au tambour en passant par le frottement des pierres, le claquement des paumes, un coup de baguette sur cercle en métal, etc.

Une séquence musicale plutôt inédite et intéressante qui, s’appuyant sur un zeste de mime, relevé d’une pointe de burlesque, reproduisait les sonorités et bruits amazoniens. Un concert de sons et de bruissements qui évoquaient le chant des oiseaux, le coassement des grenouilles, le frémissement des feuillages au passage d’un reptile ou d’un fauve, ou encore le bruit de l’eau... Ainsi que les échos lointains de la civilisation maya mexicaine.

Une séquence plutôt agréable, qui s’intégrait parfaitement dans le cadre d’un avant-concert de festival, mais qui aurait gagné à être un peu raccourcie. D’où un certain manque de réceptivité du public, venu, lui, dans un esprit de « samba, reggae et percussions endiablées ».

Tout le ban politique dans les gradins

21h 30, Gilberto Gil entre en scène. Toujours aussi cool, en sweat-shirt, jeans et baskets, le cheveu un peu blanchi depuis la dernière fois, mais toujours les nattes à la jamaïcaine ramenées en longue queue de cheval. Il est heureux d’être au Liban, dit-il, parce qu’il aime ce pays, la kebbé et les Libanais, dont il était entouré dans le quartier de son enfance, et parce qu’il veut « témoigner de l’évolution (du relèvement, sans doute) du Liban », affirme-t-il dans son français un peu coloré.

Accompagné de ses cinq musiciens (basse, batterie, clavier, percussions et deux guitaristes, dont son fils) et guitare, lui aussi, à la main, il entame son tour de chant par des titres de son dernier album Banda Larga Cordel, « disponible dans les bacs des disquaires », ne manque-t-il pas de souligner. Des airs inspirés de la samba originelle, celle de Salvador de Bahia (sa terre natale), d’autres de samba rock ou plutôt samba bip-bop, mais encore de « samba carioca », ainsi que des airs « bayon », « l’autre musique brésilienne », explique-t-il... Des rythmes fluides, expressifs, exotiques, certains pétulants, d’autres – que l’on devine, à défaut de comprendre les paroles en portugais (mis à part quelques Brésiliens venus drapeau à la main) – plus calmes et nostalgiques, comme cette ballade qui évoque, dit-il, « non pas la peur de la mort, mais la peur de mourir »... Des morceaux nouveaux que l’auditoire reçoit avec plaisir, mais sans grande réaction. Serait-ce la grande concentration d’officiels qui figeait l’ambiance ? Députés, ministres – dont l’homologue libanais de Gilberto Gil, le tout nouveau ministre de la Culture Tammam Salam –, anciens ministres, ambassadeurs... une bonne partie du gratin politique était aux premiers rangs.

Ou étaient-ce les attentes plutôt « reggae » d’un public qui avait gardé le souvenir d’une inoubliable soirée dédiée à Bob Marley à Baalbeck ? Toujours est-il qu’il a fallu que la star descende de scène et s’avance vers les premiers rangs pour chauffer la foule. Cette dernière s’anime alors. Les plus jeunes se regroupent dans les allées latérales des gradins et commencent à danser. L’enthousiasme monte d’un cran lors de la reprise du fameux Three Little Birds de Bob Marley ou encore de la version reggae d’un autre morceau célèbre des années soixante-dix, Something in the Way She Moves des Beatles.

22h45, lorsque Gilberto Gil fait mine de vouloir sortir, une déferlante de silhouettes dansantes se rue au-devant de la scène et c’est à partir de là que la soirée commence véritablement. Le chanteur brésilien reprend ses plus gros succès comme Vamos Fugir, Andar Come Fe ou Toda Menina Baiana, et progressivement tout le monde se lève pour danser et se déhancher sur les rythmes mixés samba-pop-reggae chaloupés et ensoleillés. Ce n’est que près de trois quarts d’heure et deux bis plus tard que le concert se termine sur une note de joyeuse exubérance. Confirmant les paroles de Bob Marley que chante toujours Gilberto Gil, Everything’s Gonna Be Alright...

Marseille,07 22 2008
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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