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Textile: Le Maroc défend l'idée d'une zone paneuro-méditerranéenne

· A Bruxelles, l'Amith et le gouvernement souhaitent "un espace de complémentarités et de synergies"
· En clair: "Comment faire face ensemble à la concurrence asiatique?"


Le ministre Rachid Talbi El Alami n'ira pas par quatre chemins cet après-midi, à la grande conférence sur le textile de Bruxelles: "Nous estimons en tant que pays méditerranéens, que la constitution d'un pôle paneuro-méditerranéen, autour de l'Union européenne, est la seule alternative stratégique viable pour se repositionner sur le nouvel échiquier mondial".

Le Maroc prendra la parole cet après-midi, pour 7 minutes, juste après Kursat Tuzmen, ministre turc du Commerce extérieur. Ils interviennent dans la séance des "dispositifs préférentiels, de l'intégration régionale et de l'ouverture multilatérale des marchés", c'est-à-dire celle où sont traitées les questions stratégiques.

Depuis hier matin et jusqu'à ce soir, à Bruxelles, se tient un grand rassemblement d'acteurs du monde du textile: 800 ministres, hauts fonctionnaires, producteurs, acheteurs, responsables d'associations professionnelles… sont rassemblés à l'initiative de Pascal Lamy, commissaire européen chargé du Commerce. Ils doivent répondre à une question: quel est le futur du textile quand l'Accord sur les textiles et les vêtements se terminera?

L'ATV a remplacé l'AMF (arrangement multifibres) en 1995. Sur dix ans, d'ici le 31 décembre 2004, il doit supprimer totalement les contingents et faire baisser significativement les droits de douane, qui régissent le commerce des textiles et des vêtements (voir dans l'encadré ci-contre le détail du calendrier). Autrement dit, au 1er janvier 2005, le textile doit regagner le système normal du GATT, devenu depuis Marrakech en 1994, l'Organisation mondiale du commerce. Le textile doit donc réintréger le processus normal de négociations pour la libéralisation du commerce, soit en ce moment le cycle de Doha.

Pour l'espace paneuro-méditerranéen, c'est un tremblement de terre: cela signifie qu'il n'y aura plus de possibilité d'organiser les exportations et importations sur la base de préférences. Ipso facto, vont entrer dans le jeu des producteurs très performants, comme ceux d'Asie, y compris des pays asiatiques dont le niveau de vie est nettement plus élevé que ceux du Maroc, la Tunisie ou l'Egypte. La Corée du Sud, dont le revenu par tête est de 8.910 dollars, sort une chemise à 6,60 euros. Le Maroc, dont le revenu par tête est de 1.180 dollars, sort la même chemise à 7,9 euros, au même prix que la Turquie et un peu moins cher que la Tunisie. Sur les prix, les pays pauvres d'Asie sont imbattables: le Bangladesh sort cette chemise à 2,90 euros, le Myanmar (ex-Birmanie) à 3,90 euros, l'Inde à 4,7 euros… (voir www.leconomiste.com l'enquête du CEPII, publiée le 4 février 2003). Néanmoins, chacun s'accorde au Maroc pour dire que le prix, à condition qu'il ne soit pas trop éloigné, ne fera pas tout. En tout cas, ce sera le grand sujet des prochaines assises du textile, le 6 juin prochain.

En attentant, le gouvernement et l'Amith tentent de défendre à Bruxelles l'idée d'un espace commun, en utilisant une possibilité laissée par l'OMC: celle qui donne aux zones de libre-échange la possibilité d'avoir un traitement extérieur différencié, en clair, moins favorable. L'Union européenne est dans la même disposition d'esprit (cf. L'Economiste du 5 mai 2003): "Sous quelles formes la libéralisation du commerce des produits textiles peut-elle contribuer à l'amélioration des conditions de travail dans le monde et à une utilisation plus efficace des ressources, naturelles ou autres? Quel est l'avenir des dispositifs préférentiels, qu'il s'agisse d'accords d'intégration régionale, d'accords bilatéraux ou de préférences unilatérales octroyées à des pays en développement et, plus spécialement, aux pays les moins avancés? Les préférences sont-elles une formule de rechange ou une menace pour la libéralisation multilatérale? ces deux options sont-elles compatibles, ou comment sont-elles conciliables?" s'interroge, mine de rien, le document de travail pour la rencontre de Bruxelles. De son côté, l'OMC est critique quant à l'état d'avancement de l'ATV. Les vêtements n'ont pas été concernés par le désarmement des contingents. Le Maroc indique qu'il a rempli ses obligations de la troisième étape, c'est-à-dire que le processus de libéralisation touche la moitié du volume total des importations de textile. Mais lors de la dernière investigation, pour la troisième étape, l'OMC a trouvé que "le nombre de contingents qui resteraient en place serait de 701 sur 757 dans le cas des Etats-Unis, de 164 sur 219 dans celui de la Communauté européenne et de 241 sur 295 dans celui du Canada", qui sont les trois principales zones d'importation de textiles.

Le rapport de l'OMC indique que "les progrès ont donc été limités et n'ont pas procuré aux pays en voie de développement exportateurs les avantages escomptés".

L'Organisation a sévèrement critiqué les Etats membres qui semblent "attendre la dernière année" pour mettre en oeuvre l'ATV. Elle a souligné que dans ses calculs, les contingents continuent d'avoir un effet restrictif, et ce de manière plus forte en Amérique du Nord qu'en Europe.

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La position marocaine

La position marocaine constate que "l'accélération de la libéralisation (…) influe négativement sur les intégrations régionales en cours". Le Maroc et les autres pays méditerranéens seraient "affectés" par la baisse rapide des droits de douane européens, ce qui "desservirait le partenariat que nous sommes en train de construire".
Il faut intégrer davantage la région et y "multiplier les dynamiques de R&D, d'investissements, de NTIC, d'innovations, de transferts de technologies (…) pour développer au mieux nos complémentarités" (dans l'espace paneuro-méditerranéen).
Le Maroc négocie un accord avec les Etats-Unis "comme l'Union européenne a signé des accords de libre-échange avec le Mexique".

· Les étapes de 1995 à 2005

Etape 1 : 1er janvier 1995 et jusqu'au 31 décembre 1997: 16% (pourcentage minimal à appliquer aux contingents éliminés, sur la base des importations effectuées en 1990) 6,96% par an de baisse de droits
Etape 2: 1er janvier 1998 et jusqu'au 31 décembre 2001: 17% (pourcentage minimal à appliquer aux contingents à éliminer) 8,7% par an de baisse de droits
Etape 3 : 1er janvier 2002 et jusqu'au 31 décembre 2004: 18% (pourcentage minimal à appliquer aux contingents à éliminer) 11,05% par an de baisse de droits
Etape 4: 1er janvier 2005 : Intégration totale dans le cadre du GATT et donc élimination définitive des contingents. L'accord sur les textiles et les vêtements (ATV) prend fin. 49% en tant que pourcentage maximal
Elimination des derniers contingents

N. S.


Casablanca,05 12 2003
Rédaction de l'Economiste
L'Economiste
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