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Une stratégie maghrébine pour la sécurité alimentaire

· Les ministres de l’UMA en conclave à Fès
· Au menu: profiter des expériences et créer une zone de libre-échange

L’AGRICULTURE constitue l’un des piliers fondamentaux des économies maghrébines et revêt une dimension socioéconomique considérable eu égard à son poids dans l’alimentation des populations, sa contribution substantielle au produit intérieur brut et sa part importante dans le commerce extérieur. C’est ce qu’ont tenu à rappeler les ministres de l’Agriculture maghrébins lors de la conférence de l’UMA sur «L’agriculture: défis et perspectives» qui s’est déroulée hier à Fès.

Pour Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, la création d’une zone maghrébine de libre-échange des produits agricoles serait d’un grand apport. A ce titre, le Maroc a anticipé par le lancement tout récemment de son plan «vert» qui vise la promotion de l’agriculture nationale et le renforcement de sa compétitivité. «Ce plan entend assurer un développement durable du secteur et en faire le principal moteur de croissance de l’économie nationale au cours des 15 prochaines années et à rompre avec la vision traditionnelle opposant agriculture moderne et agriculture à caractère social», estime Akhannouch. Pour ce qui est de la zone de libre-échange, celle-ci pourrait contrecarrer la concurrence internationale, mais aussi assurer une traçabilité, un échange d’expériences et une vision globale pour les produits agricoles.

En effet, le Maghreb est une région semi-aride, dont les ressources en eau et en terres arables sont particulièrement limitées. En raison de la sécheresse endémique qui y sévit depuis près de trente années, cette région enregistre une aggravation du phénomène de désertification et un net recul des cultures pluviales. Face à ces contraintes, «nos pays doivent orienter leurs efforts vers le développement de la recherche dans le domaine des semences, l’utilisation des ressources en eau non conventionnelles (eaux salines et saumâtres, eaux usées) et l’utilisation plus systématique des fertilisants dans les itinéraires techniques», indique Samar Yasid, représentant du ministre algérien de l’Agriculture. Et d’ajouter que l’urgence consiste actuellement à évaluer l’état de la recherche dans le secteur agricole et coordonner les efforts entre les pays de l’UMA afin que les études d’impact et de vulnérabilité aux changements climatiques soient immédiatement engagées pour la région. Même son de cloche auprès de Habib Ben Yahia, secrétaire général de l’UMA, pour qui une stratégie maghrébine pour la sécurité alimentaire s’impose. Mais aussi un observatoire maghrébin des céréales, une collaboration entre les organismes professionnels maghrébins oeuvrant dans le secteur agricole et le soutien des outils de production. Pour Ben Yahia, il faut engager dès à présent un plan d’action qui doit repenser le programme de subventions au profit des populations les plus nécessiteuses. «Aussi est-il urgent que les pays maghrébins se réunissent pour trouver des solutions concrètes, intensifier les programmes d’échanges et de recherche & développement, penser un processus d’intégration et valoriser les connaissances d’un savoir-faire millénaire», conclut Karima Bounemra au nom du secrétaire exécutif de la CEA.

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Un droit universel

POUR rappel, le droit à une alimentation adéquate est reconnu depuis la déclaration universelle de 1948 comme étant un droit de l’homme. Il s’entend, selon la FAO, comme «le droit de tout être humain à avoir un accès régulier à une nourriture suffisante adéquate sur le plan nutritionnel culturellement acceptable pour mener une vie saine et active». Cependant la réalisation de la sécurité alimentaire se trouve influencée par l’offre et la demande des produits agricoles. C’est ce dont débattront les experts lors de la conférence de Fès qui se poursuit jusqu’au 2 juillet.

Marseille,07 04 2008
Rédaction
L'Économiste
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