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Coopération décentralisée - «Il faut penser à des projets plus ambitieux»

Entretien avec Abdelhadi Benallal , président du Conseil régional Tanger-Tétouan
· L’adhésion des populations est primordiale
· Tanger-Tétouan s’est inscrit dans les réseaux mondiaux

- L’Economiste: Il a beaucoup été question de la coopération décentralisée au cours de cette manifestation. Quels en sont les enjeux?
- Abdelhadi Benallal: C’est en cela que réside en fait toute notre ambition! Sur la dernière décennie, nous avons fait un apprentissage de la coopération décentralisée mais les moyens n’étaient pas là. Je donne l’exemple du programme communautaire Interreg (coopération européenne transfrontalière) dont les financements étaient non seulement insuffisants mais ils ne permettaient pas de financer un quelconque projet qui puisse apporter quelque chose de visible ou de viable pour les populations locales. Dans le cadre de la coopération décentralisée, nous disons que nous avons suffisamment acquis d’expérience pour nous lancer dans des projets de grande envergure qui puissent avoir une répercussion directe sur le bien-être des populations pour qu’elles puissent y adhérer. J’ai parlé du projet de parc régional de Bouhachem qui, en soi, n’a pas demandé de gros capitaux pour nos partenaires de la région Paca (Provence-Alpes-Côte d’Azur), mais qui a eu un impact réel sur les populations parce que, au départ, ces populations pensaient qu’il ne s’agissait en fait que d’un projet de protection de l’environnement et qu’il allait les limiter dans leur action. Mais, conjointement à cela, nous avons proposé des projets de développement durable, financés essentiellement sur nos propres fonds, des petits projets dans le domaine de l’artisanat et le tourisme rural, des opérations de désenclavement avec l’aménagement de sentiers ruraux, etc. Et, à ce moment-là, l’adhésion des populations locales a été immédiate car cela a eu des répercussions positives sur leurs conditions de vie. Partant de ce projet expérimental, nous disons, que pour qu’il y ait un impact effectif et un développement réel de ce partenariat dans la coopération décentralisée, il faut penser à des projets plus ambitieux qui puissent susciter l’adhésion des populations. Car cette adhésion, c’est aussi le renforcement de la démocratie.

- Vous avez signé ce 13 mai avec la Région Paca un accord sur l’aménagement du territoire; en quoi cela consiste-t-il?
- Cet accord entre dans le cadre du programme Pad (programme d’appui à la décentralisation) et qui consiste à renforcer les services d’aménagement du territoire de la Région de Tanger-Tétouan pour les aider à réfléchir à des projets, et en proposer, et à planifier des stratégies de développement qui aient un impact réel sur la vie des populations.

- Et qu’en est-il de la création de la Maison du développement avec un accent sur la formation des élus?
- Pour nous, la Maison du développement consiste en trois espaces. D’abord un dédié à la formation des élus et des cadres des collectivités locales parce que nous sommes partis du principe que, sans formation, on ne peut pas susciter un quelconque intérêt de la part de l’élu ni une quelconque capacité à penser des projets viables qui puissent parler àla population locale. Nous avons donc des cycles de formation qui s’étalent sur toute l’année 2008 et nous voulons y faire adhérer d’autres partenaires qui puissent nous aider dans ces formations qui sont vraiment indispensables au renforcement des capacités des collectivités. C’est aussi un espace qui permet, pour la première fois, de travailler entre collectivités pour penser région et avoir une vision coordonnée de la planification stratégique. Cette vision conjointe nous permettra, j’en suis convaincu, de présenter des projets plus viables et de beaucoup plus d’envergure et donc avec beaucoup plus d’impact sur les populations. C’est enfin un espace de coordination de la coopération décentralisée car il y a un certain nombre d’actions éparpillées sur la région et qui, la plupart du temps, font double emploi et n’ont aucune efficience ni aucune influence sur les capacités de ces collectivités locales. Cette coordination permettrait aussi de penser plus globalement et peut-être aussi d’avoir un financement plus important que ce qui existe actuellement à cause cet éparpillement.

- Comment évaluez-vous vos relations et votre coopération avec la Conférence des régions périphériques maritimes?
- Dire que tout marche bien serait prétentieux. Il y a de celà 7 ans, nous avons adhéré à la CRPM comme membre associé et c’était dans la perspective d’avoir une expérience, de connaître du monde, de développer des canaux de coopération, etc. Je crois que, de ce côté-là, nous avons réussi mais nous avons été aussi conscients du fait que la coopération telle qu’elle est pratiquée actuellement, n’est pas la plus viable. Cette coopération a fait que, sur ces dernières années, elle a même renforcé les décalages au niveau du développement économique. Il ne faut pas oublier que la politique de convergence européenne dans la perspective de l’adhésion de nouveaux pays a impliqué des sommes énormes dans ces pays. Il est question de 200 euros par habitant et par an sur plusieurs années, alors qu’en ce qui concerne les pays du sud, cela n’a pas atteint les 4 euros. Ce décalage dans le développement, c’est la source, à mon point de vue, de tous les problèmes de migration et de trafics de toutes sortes. Et on vient nous dire maintenant qu’il faut lutter contre l’immigration alors que, réellement, ce qu’il faut faire, c’est de lutter contre le sous-développement. Et on lutte contre le sous-développement avec des fonds importants, avec un programme bien clair de partenariat. Je pense que nous avons atteint un seuil de maturité qui peut nous permettre de travailler en commun et de nous lancer dans des projets de grande envergure. L’adhésion à la CRPM a cet avantage de nous avoir fait prendre conscience, non seulement dans notre région Tanger-Tétouan, mais dans toutes les régions, de la nécessité de travailler en commun en mobilisant plus de moyens et en concrétisant des projets de plus grande importance.

Marseille,05 28 2008
Rédaction
L'Économiste
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