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Joaillerie : l’Italie donne le ton de la mode

Commerce - Vers la création de bijoux plus légers, mais à forte valeur ajoutée

Comme tous les ans depuis une décade, la Délégation commerciale d’Italie (ICE), présidée au Liban par Sebastiano del Monte, a invité un groupe de joailliers libanais à se rendre au prestigieux Salon pour la joaillerie de Vicence, en Italie, qui s’est tenu cette année sur le thème de « Charm ».

Dans cette édition, les opérateurs au Salon ont mis l’accent sur le bijou comme élément essentiel de la mode et de la création. Le Salon a été une vitrine des nouvelles tendances et des nouveaux produits dans la joaillerie. Un évènement qui a porté une attention particulière au consommateur final et surtout aux derniers changements au niveau de ses goûts et de ses désirs. Des modèles inédits de sautoir rivière en diamants de 120 centimètres de long étaient exposés tout comme les rivières de diamants acquis par la star Barbra Streisand et Mme Nazek Hariri auprès des Établissements Manuelli Gioielli. Des noms célèbres dans l’industrie de la joaillerie italienne étaient aussi bien présents au Salon. On notait à titre d’exemple les pavillons de Verdi, Leo Pizzo et Davite Delucci.

Le marché à l’international de la joaillerie italienne a été soutenu en 2007 par le dynamisme des pays émergents et par ceux exportateurs de matières premières. Ce fait a été confirmé au Salon de Vicence par l’un des plus importants créateurs de bijoux italiens Alessandro Fanfani, qui a affirmé à L’Orient-Le Jour que les commandes de joaillerie ont été placées auprès de lui par des opérateurs en provenance de Chypre, mais surtout de Lituanie, du Kirghizstan, de Russie, d’Ukraine et d’Azerbaïdjan. Contrairement à ce que d’aucuns pouvaient imaginer, les opérateurs du Moyen-Orient, dont les marchés sont marqués par un surplus de liquidités en raison de la flambée des prix de l’or noir, ont fait défaut. Leur présence au Salon était modeste, tout comme celle des Libanais et des Égyptiens, sans compter bien sûr les hôtes de l’ICE. Alessandro Fanfani a mis cette absence de producteurs moyen-orientaux sur le compte de la tenue il n’y a pas longtemps du Salon de la joaillerie de luxe à Bâle et aux problèmes de contrôle d’ordre sécuritaire que rencontrent ces opérateurs à leur arrivée en Europe.

Les tendances de l’exportation de la joaillerie italienne ont été tout à fait mitigées au cours des deux dernières années. Si le troisième trimestre de 2007 a été marqué par une hausse de 52 % en termes de valeur par apport à la même période de 2006, les trois derniers mois de 2006 ont connu une baisse de 17,7 %.Ce qui a mené au bout du compte à un accroissement de 4 % sur un an en 2007. Cette croissance peut être attribuée aux retombées du prix final des prix en hausse des matières premières précieuses et au nombre croissant de producteurs cherchant à relever la valeur des pièces proposées avec un investissement accentué sur la valeur ajoutée en termes de mode et de style de vie. Aujourd’hui, cette tendance répond à l’incertitude de la situation économique internationale qui est marquée par la volatilité des prix de l’or au cours des derniers mois, du problème insoluble de l’entrée de la joaillerie aux États-Unis et de la pénalisation d’un euro fort face au billet vert. Une série de facteurs qui ont conduit à un changement des habitudes du consommateur conduisant à une baisse des exportations italiennes en joaillerie au dernier trimestre de 2007.

Dans ce contexte, l’évaluation de la situation aux premiers mois de 2008 montre que la relance du secteur de la joaillerie italienne à un niveau mondial a lieu en termes de qualité et de positionnement sur les marchés du haut de gamme. Une confirmation indirecte vient du fait du recul des exportations italiennes en terme quantitatif et de l’accroissement des prix de l’unité du produit exporté. Il s’agit d’un indicateur clair que le consommateur est davantage attiré par le produit qui privilégie la qualité et l’image.

Mode incontournable

Christian Anid, de la maison de joaillerie Anid, établie à Beyrouth depuis plus d’un siècle, affirme que la visite du Salon de Vicence est incontournable pour connaître les grandes tendances du design dans le monde. « Il existe des modèles inédits au Salon quoique la visite des différents stands m’ait confirmé dans ma conviction que les joailliers libanais ne sont pas dépassés par ce qui se passe à l’autre bout du monde », a-t-il dit, ajoutant que « leurs efforts pour être au goût du jour se sont avérés payants ».

Selon lui, il est évident que tout opérateur qui visite le Salon de Vicence aura une longueur d’avance sur ses concurrents au niveau des modèles et des matières utilisées dans la fabrication des pièces de joaillerie. En raison de la hausse du prix de l’or, Christian Anid relève la tendance des bijoutiers à la fabrication de pièces de joaillerie plutôt légères dans lesquelles le poids de l’or est faible contre une utilisation plus accentuée de métaux moins précieux et de pierres dures. Pour ce qui est des perles, des pierres précieuses et semi-précieuses, il estime qu’au pays du Cèdre, les joailliers peuvent se les procurer à des prix plus compétitifs dans la mesure où ils s’adressent directement aux fournisseurs en Inde, en Chine et au Japon. Mais dans tous les cas de figure, Christan Anid reconnaît qu’une certaine clientèle libanaise est particulièrement sensible au « made in Italy », même si la fabrication ne concerne que la monture de la pièce de joaillerie. En réponse à une question, il déclare que l’achat par des opérateurs libanais de pièces finies est plutôt modeste compte tenu de la hausse de la valeur de l’euro face au dollar. Le même son de cloche chez un opérateur égyptien, Maged Masri, qui estime que le gramme d’or travaillé est en train d’atteindre 40 euros chez les producteurs européens. « Ce qui est inconcevable pour une clientèle du Moyen-Orient qui cherche à investir davantage dans le prix du métal précieux », dit-il.

Pour Randa Tabbah Nasrallah, créatrice de bijoux, le Salon donne le ton de la mode au niveau international et présente un creuset pour le choix d’apprêts. Elle est là pour acquérir surtout des fermoirs et des chaînes. « Les opérateurs italiens sont compétitifs au niveau des prix des apprêts comparé aux autres producteurs européens, notamment les Allemands », dit-elle. Avant de placer une commande, elle affirme devoir réfléchir au métrage nécessaire de chaînes, les fournisseurs italiens en gros exigeant des quantités minima pour les commandes. Pour ce qui est des pierres précieuses et semi-précieuses, Randa Nasrallah avoue que son fournisseur demeure la localité d’Idar-Oberstein en Allemagne.

Enfin, Nina Sawaya estime que pour le finissage des apprêts, les Italiens viennent en tête des pays fournisseurs. « C’est vrai qu’il existe au Liban des apprêts fabriqués localement, mais ils sont plus chers et moins bien présentés », dit-elle, ajoutant que les Italiens ont des machines spécialisées pour ce genre d’articles que les Libanais n’ont pas. « Ma production est commercialisée davantage au Qatar et aux Émirats arabes unis qu’au Liban », conclut-elle.

Marseille,05 28 2008
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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