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Le Souss expérimente des plantes «biocarburantes»

· Plantation de jatropha sur près d’un hectare à Khmiss Aït Amira
· A l’origine du projet: la Fondation du Sud
· Objectifs: reboisement, lutte contre la désertification et production de carburant

LE développement des plantes biocarburantes à travers le monde n’est pas seulement le fait d’industriels. Dans le Souss, la Fondation du Sud mène actuellement des essais de culture de jatropha curcas sur près d’un hectare dans la localité de Khmiss Aït Amira. Tout a commencé en décembre 2006, avec le semis de graines en provenance du Sénégal, du Laos et d’Inde. D’autres graines originaires du Mali devraient être également expérimentées. L’objectif est de déterminer la variété la mieux adaptée à la région. On dénombre environ 160 espèces appartenant au genre jatropha, espèces originaires d’Amérique centrale ou du Sud. Le jatropha curcas est un arbuste aux propriétés médicinales, aujourd’hui répandu dans le monde entier. Son fruit est riche en huile, huile qui peut être utilisée pour produire du carburant, du savon ou des bougies.

Pour l’heure, toutes les variétés plantées, en pépinières et en plein champ, ont bien réagi. Selon les promoteurs du projet, le taux de réussite varie entre 20 et 50% selon les cas. Les résultats sont plus positifs sous serres et, actuellement, on peut observer des plantes de plus de 3,5 m. Les essais continuent, notamment au niveau des besoins en eau de l’espèce végétale. Plusieurs méthodes d’irrigation sont expérimentées.

«La question de l’eau est cruciale», explique Driss Boutti, secrétaire général de la Fondation du Sud. Pour lui, il n’est nullement question d’encourager le développement de la culture du jatropha dans des zones qui souffrent déjà du manque d’eau. «Il faut aussi éviter de planter le jatropha sur des terres destinées à la culture de plantes nourricières», souligne Boutti. De l’avis des représentants de la Fondation du Sud, la culture du jatropha curcas pourrait être développée dans le grand Sud marocain en zones semi-désertiques. En raison de sa résistance à la sécheresse et de ses besoins modestes en eau, sans compter sa tolérance à une certaine salinité, est-il indiqué.

Si aujourd’hui la production à grande échelle à travers le monde du jatropha vise la production de biocarburants, au Maroc, il s’agit pour l’heure, à travers cette expérience, de trouver des alternatives au reboisement des forêts. La lutte contre la désertification et la préservation de l’environnement sont également parmi les priorités. C’est dans ce contexte que s’inscrit actuellement le partenariat engagé entre la Fondation du Sud, le Conseil régional Souss-Massa-Draâ et l’entreprise Bayer Maghreb. Une coopération technique et scientifique qui va être très prochainement développée sur 16 hectares à Khmiss Aït Amira. Au programme, la mise en place d’un centre de recherche et d’expérimentation pour déterminer les nouvelles plantes adéquates au reboisement du sud marocain.

Marseille,05 19 2008
Rédaction
L'Économiste
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