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Une inflation galopante use les revenus des travailleurs étrangers dans les pays du Golfe

Hausse des prix, effondrement du cours du dollar...

Les travailleurs étrangers, formant le gros de la main-d’œuvre dans les riches monarchies pétrolières du Golfe, sont frappés de plein fouet par la hausse des prix et l’effondrement du cours du dollar, certains s’interrogeant même sur l’opportunité de rester ou de partir.

«Une catégorie de travailleurs envisagent de partir, notamment ceux venant de pays en forte croissance économique », dit Yasser Hatami, directeur général de l’agence d’emploi GulfTalent, en référence aux cadres indiens qui se voient offrir de meilleures situations chez eux.

Les six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont traditionnellement formé une importante destination pour les migrants en provenance d’Asie et des pays arabes. Les Occidentaux y ont été aussi longtemps attirés par les avantages fiscaux et la facilité de la vie.

Mais malgré une formidable croissance économique alimentée par des recettes pétrolières record, les étrangers dans le Golfe sont confrontés à une spirale inflationniste, mais aussi à une baisse de leurs transferts en devises, les monnaies de la plupart des pays de la région étant indexées au dollar, affaibli.

« Désormais, il est plus difficile de persuader des cadres – banquiers et ingénieurs entre autres – en Inde de s’expatrier », dit M. Hatami à l’AFP, ajoutant que les entreprises basées dans le Golfe font désormais appel aux nouveaux diplômés, plus enclins à venir travailler.

Laveen Melwani, 27 ans, un banquier indien venu à Dubaï il y a quatre ans à la fin de ses études, dit penser reconsidérer sa présence dans le Golfe malgré les majorations de salaires. « Un meilleur niveau des salaires non imposables et les opportunités professionnelles » l’avaient convaincu de venir. « Maintenant, je m’interroge constamment sur l’opportunité de rester », dit ce chef d’un service clients. « L’économie croît en Inde, offrant de meilleurs salaires », dit-il, déplorant une dépréciation de 17 % de ses transferts en devises en un an à cause de l’appréciation de la monnaie indienne par rapport au dollar. M. Melwani doit en outre consacrer quatre heures par jour à faire le trajet depuis sa résidence à Charjah, un émirat voisin, où les loyers sont plus raisonnables que ceux, trop élevés, à Dubaï.

Au Qatar et aux Émirats arabes unis, où le taux d’inflation a dépassé les 10 % en 2007, le loyer absorbe à lui seul respectivement 35 % et 31 % du revenu familial, selon une étude de l’agence GulfTalent. « Plusieurs personnes que je connais ont dû renvoyer leurs familles au pays car elles ne peuvent plus supporter le coût élevé de la vie, notamment les loyers », dit Adel Ayoub, un travailleur égyptien au Qatar. « Cette situation fait que je me demande si je vais rester », renchérit Rebecca Torr, une journaliste britannique basée à Bahreïn.

Pour un éboueur indien, Manoj Chamollathil, 32 ans, majorer de 50 dollars son salaire mensuel de 320 dollars rendrait sa vie plus facile à Bahreïn. « Chaque mois, j’envoie 50 dinars (133 USD) à ma famille. Mais maintenant, ils veulent plus. Il me reste 10 dinars après avoir payé de quoi loger et manger. C’est pourquoi je lave des voitures pendant mon temps libre pour gagner plus », dit-il.

Au Koweït, où le taux d’inflation était en octobre de quelque 7 % officiellement, mais que des experts jugent beaucoup plus élevé, un éboueur bangladais, Abdul-hafeez, affirme dépenser presque tout ce qu’il gagne pour se nourrir.

Des manifestations d’ouvriers ces derniers mois aux Émirats et à Bahreïn ont été justifiées par la hausse des prix et la baisse des transferts, même si la plupart des travailleurs asiatiques dans la région, employés notamment dans le bâtiment, se plaignaient déjà de bas salaires et de mauvaises conditions de travail et de séjour.

Beyrouth,05 05 2008
Rédaction
L'Orient le Jour
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