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L'agriculture, moteur de croissance pour la prochaine décennie

· Un comité de pilotage interministériel
· Création d’une agence nationale de développement
· Le pari sur les projets d’agrégation

L’agriculture marocaine se trouve à la croisée des chemins. Elle doit faire face à plusieurs défis posés aussi bien par son propre contexte intérieur que par les mutations qui s’opèrent à l’international. Tout d’abord, le secteur représente des enjeux socio-économiques d’importance capitale. Avec 15 à 20% du PIB, il exerce un impact majeur sur la croissance économique nationale. Ceci, quel que soit le résultat de la campagne, positif ou négatif. C’est que 3 à 4 millions de ruraux s’y activent et environ 60 à 100.000 emplois se créent annuellement dans l’agroalimentaire. L’agriculture joue aussi un rôle décisif dans le maintien des équilibres fondamentaux par sa contribution à la balance alimentaire. Celle-ci étant aujourd’hui largement négative si l’on exclut la pêche.

· Benchmark de compétitivité

D’autres enjeux plus déterminants encore se posent en termes sociaux, d’aménagement du territoire et de développement durable. D’où le postulat émis par les promoteurs de la stratégie de réformes: «L’agriculture peut et doit être le principal moteur de croissance sur les 10 à 15 années à venir». A la condition de ne plus occulter une donnée essentielle de l’équation, les 30 millions de consommateurs que compte le Maroc. Dès lors, quelle démarche suivre pour élaborer une politique agricole ambitieuse et valorisante? Tout d’abord, agir sur les contraintes et dysfonctionnements.

Ils sont légion. Mais l’étude ayant servi à définir l’ossature de la stratégie retient les plus déterminants. «Même si l’état des lieux du secteur a été établi en examinant, de manière exhaustive et sans a priori, les différentes filières», reconnaissent les rédacteurs de l’étude du cabinet «McKensey» qui a été commanditée par le département de l’Agriculture.

N’empêche que l’analyse de la situation a permis d’identifier les principaux atouts et les freins majeurs au développement du secteur. Et, au-delà, la définition d’une stratégie à l’horizon 2015.

· Interface avec les investisseurs privés

L’objectif est de relever le secteur au rang des priorités de l’économie nationale. Et pour cause! Le secteur recèle un énorme potentiel non encore exploité. Il compte aussi des expériences réussies et des acteurs à la pointe du progrès. Le benchmark de compétitivité établi par rapport à un groupe de pays a permis par ailleurs des éclairages sur la faisabilité de nombreux projets ainsi que des options de politique. Reste le dispositif de mise en œuvre. Une feuille de route de mise en oeuvre est en cours avec toutes les parties prenantes.

Elle permettra d’établir un plan d’action en clarifiant les priorités et les réformes à entreprendre sur la base d’études de faisabilité spécifiques. La feuille de route doit aussi préciser les échéances, les responsabilités, l’organisation et les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre. Mais pour atteindre les objectifs escomptés, une approche novatrice est à déployer dans les moyens institutionnels, managériaux et financiers. Dès à présent, l’orientation envisagée tient à la mise en place d’un comité interministériel de pilotage et la création d’une agence nationale de développement.

Celle-ci aura pour mission d’être l’interface avec les investisseurs privés ou sociaux. Elle doit aussi impulser les modèles d’agrégation sur le terrain, gérer leur mise en place et jouer le rôle d’intermédiation entre les partenaires. La réforme du ministère de l’Agriculture s’avère également nécessaire. Car, ce département ambitionne de mobiliser des ressources financières à la mesure des objectifs tracés.

A ce titre, la contribution du budget de l’Etat est sollicitée en premier pour couvrir les dépenses supplémentaires sur 10 ans. Il en est de même du Fonds Hassan II ainsi que des fonds internationaux privés et publics.

Casablanca,05 05 2008
Rédaction
L'Economiste
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