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Accord d’Agadir - Processus encore trop lent

· Beaucoup de retard dans l’intégration Sud-Sud
· Les pays signataires réunis à Bruxelles

Ils étaient plus de 200, lors du premier forum d’investissement des membres de l’accord d’Agadir, organisé par l’ATU (Unité technique de l’accord d’Agadir), mardi dernier à Bruxelles. Officiels et membres du patronat des 4 pays signataires de l’accord (Maroc, Tunisie, Jordanie et Egypte) se sont livrés à un véritable concours de beauté. Vantant la qualité du climat d’investissement et les opportunités d’affaires propres à leur pays, tous ont bien montré leur ferme intention de jouer des coudes pour attirer des capitaux européens.

Latifa Akharbach, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, accompagnée de Hammad Kassal, vice-président de la CGEM, se sont chargés de faire la promotion du Maroc. «Le commerce réciproque au sud de la Méditerranée s’affiche aujourd’hui à un niveau dérisoire, d’où la nécessité d’accroître le niveau d’intégration régionale», explique la secrétaire d’Etat.

Un préalable pour atteindre cet objectif consiste en l’?établissement d’un climat d’affaires favorable. Car «si l’investissement ne se décrète pas, il peut être stimulé», selon Akharbach. La secrétaire d’Etat a, à cet effet, rappelé les efforts entrepris par le Maroc pour améliorer son attractivité. «Favoriser une politique d’ouverture, conforter une stratégie de développement sectorielle et consolider l’infrastructure physique déclinent les efforts du Maroc pour créer des conditions favorables aux investisseurs».

Le Maroc s’inscrit en droite ligne des recommandations du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. «Le défi aujourd'hui est de répondre aux attentes du monde des affaires en matière de sécurité et de visibilité».

?Les investisseurs veulent un marché réellement intégré?, martèle-t-il. Et cela ne se limite pas à la levée des barrières tarifaires. Celles non tarifaires comptent aussi.

Le commissaire explique par ailleurs que l’é?tablissement d’une zone de libre-échange dans le pourtour méditerranéen ne pourra se faire qu’?à deux conditions: «l’instauration d’un libre-échange bilatéral entre l’UE et chaque pays du sud de la Méditerranée» et «la construction d’un marché régional intégré sur le modèle du marché unique européen». Sur le premier axe, «d’importantes avancées ont été constatées», concède Mandelson. En effet, explique-t-il, sur la dernière décennie, les accords d'association ont permis ?à certains pays du sud de la Méditerranée de créer des emplois, de doubler le volume de leurs échanges avec l’UE et de réduire le déficit commercial de moitié avec la communauté.

Sur le second axe, en revanche, les progrès laissent à désirer. «Comme nous nous y attendions, l’intégration s’est avérée être un défi politique majeur», révèle Mandelson. «Pas besoin que je vous rappelle le retard accumulé», «le sud de la Méditerranée est caractérisé par le taux d’intégration le plus bas au monde»… Le commissaire ne mâche pas ses mots. «Vous n’é?changez pas avec vos voisins», interpelle-t-il. Il enfonce le clou.

«?En dépit de leur proximité et de perspectives é?conomiques prometteuses, les pays du sud de la Méditerranée n'ont attiré que 1% des IDE européens depuis 7 ans», souligne Mandelson. Ce qui explique, selon lui, «que du côté sud de la Méditerranée, on a le sentiment que le processus Euromed ne produit pas les effets escomptés?».
«?L’avenir économique de la région dépendra des efforts fournis pour changer cet état de fait, et l’accord d’Agadir est un pas dans la bonne direction», résume Mandelson.

Pourquoi? La réponse tient en un chiffre: 120 millions. C’est le nombre de consommateurs que compte le marché sud-méditerranéen.
Mais il ne s’agit là que d’un potentiel, relativise Mandelson.
Pour le moins, la Commission européenne se dit prête à soutenir les efforts de promotion entrepris par chacun des pays signataires.
«?Nous allons investir 8 millions d’euros pour appuyer l’accord d’Agadir. Le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie peuvent, désormais, compter sur un outil de facilitation des échanges et sur une institution de pilotage qui permet de suivre la mise en œuvre de l’accord», explique Eneko Landaburu, directeur général des relations extérieures à la Commission européenne.

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Kassal: «Fini les concessions à sens unique!»

· Tunisie et Egypte ne jouent pas franc jeu
· Plus de vigilance dans les futures négociations


Avec un déficit de plus de 542 millions de dollars, affiché par la balance commerciale du Maroc dans ses échanges avec les signataires de l’accord d’Agadir, le Maroc sort grand perdant. Seule la Jordanie fait pire. Cela sonne comme un signal d’alarme pour Hammad Kassal, vice-président de la CGEM. Le représentant du patronat marocain au 1er Forum d’investissement sur l’accord d’Agadir anticipe un redéploiement de la négociation.

- L’Economiste: Quel bilan faites-vous de ce premier forum d’investissement?
- Hammad Kassal: Il est réussi pour deux raisons. D’une part, il nous a permis de démystifier l’accord d’Agadir. Beaucoup de choses ont été dites à son sujet, mais on ne cernait pas à proprement parler sa finalité.
D’autre part, cette rencontre a compté la participation des secteurs publics et privés. Autant le secteur public était d’emblée impliqué, autant la participation des opérateurs privés n’était pas systématique jusqu’à maintenant. Aujourd’hui, le fait d’associer les acteurs économiques privés montre qu’il y a une réelle volonté politique pour une intégration. Ne serait-ce que parce que le secteur privé exerce une pression quant à l’amélioration du climat des affaires.

- Le Maroc tire-t-il pleinement avantage de l’accord d’Agadir?
- Non. A mon avis, ce ne sera le cas que quand il y aura des manifestations concrètes d’intégration. La réussite d’un projet est déterminée par les résultats obtenus. Or, jusqu’à maintenant, les retombées concrètes se font attendre... du moins pour le Maroc. Car certains pays tirent déjà largement avantage de cet accord.

- Pourquoi ce décalage?
- Nous avons pleinement joué le jeu du libéralisme. Ce n’est pas le cas de certains partenaires qui maintiennent des barrières non tarifaires. Il en résulte que nous sommes déficitaires avec eux tous.
Mais je peux vous informer que la situation va changer.

- Qu’entendez-vous par là?
- Désormais, nous ne donnerons que si nous recevons.
Le solde de la balance des paiements était excédentaire grâce aux recettes touristiques et aux fonds rapatriés par les MRE. Mais ces recettes ne sont pas pérennes.
Ce qui implique que nous devons être davantage vigilants par rapport à ce que nous concéderons à l’avenir dans le cadre de nos accords de libre-échange.

- Que reprochez vous aux autres pays signataires?
- Les Tunisiens par exemple intègrent les exportations de la Logan que nous leur destinons dans le quota d’importations qu’ils réservent à Renault. Alors que la notion même de quota n’existe pas dans l’accord d’Agadir. Il va de soi que ce genre de clause ne peut plus être toléré.
Côté égyptien, on se livre selon les cas à une interprétation variable des règles d’origine européennes. Multitude d’accords bilatéraux aidant, chaque situation est interprétée en fonction de leurs intérêts propres.
Il en va de même pour nos exportations de plomb. L’Egypte a recours à des appels d’offres internationaux pour satisfaire ses besoins.
Le plomb australien est préféré à notre plomb bien qu’en termes de prix, nous sommes plus compétitifs. Les officiels égyptiens arguent que les normes australiennes sont plus adaptées aux leurs, alors que nous avons déployé un effort considérable dans ce sens. Et les exemples se multiplient dans les différents secteurs.

- Que risquons-nous en attendant la concrétisation effective de cet accord?
- La situation est délicate vu que nous avons attiré des investisseurs étrangers, en faisant la promotion de cet accord par lequel promesse leur a été faite d’accéder à un marché de 120 millions de consommateurs.

- Quelle implication voyez-vous pour l’UE?
- Bien sûr, l’UE joue un rôle important et soutient cette intégration pour ses intérêts propres. C’est tout à fait normal. Il s’agit quand même d’un marché de plus de 120 millions de consommateurs. Il y a un arrière-pays assez solide. L’Union veut aussi régler les problèmes de développement pour éradiquer l’immigration clandestine. Pas étonnant que l’UE soit aujourd’hui très active pour que cette intégration réussisse. Et tant mieux pour nous si les pays de la communauté nous forcent la main.

Casablanca,04 16 2008
Rédaction
L'Economiste
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