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La crise libanaise s’étale sur les panneaux publicitaires

Quelques heures seulement après l’assassinat de Imad Moghniyé, en février, des panneaux géants montrant son visage dans le style de la photo légendaire de Che Guevara étaient prêts pour être affichés dans tout le Liban, rapporte Jocelyne Zablit dans un reportage pour l’AFP.

Ses portraits sont aujourd’hui parmi les premières images qui accueillent les visiteurs du pays et les accompagnent le long de la route menant de l’aéroport à
Beyrouth.

Au centre-ville, ce sont les photos de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, flanqué de son fils et héritier politique Saad, qui garnissent les immeubles de la ville.

Plus au nord, dans le village de Bécharré, les images du leader chrétien Samir Geagea occupent le terrain. À l’Est, dans la région de la Békaa, place aux portraits du leader du Hezbollah Hassan Nasrallah et d’autres personnalités chiites.
Les images des dirigeants politiques libanais, assassinés ou en vie, sont omniprésentes : sur les ponts, les poteaux électriques et mêmes sur les voitures. C’est une guerre d’affiches qui reflète la profonde fracture politique qui paralyse ce petit pays méditerranéen depuis plus d’un an.

« La crise politique légitime ce genre d’affichage où les messages passent plus rapidement qu’à travers les discours politiques », déclare Mohammad al-Amine, directeur d’Impulse, l’agence qui a loué au Hezbollah l’espace publicitaire pour la campagne de Moghniyé. Résultat : les citoyens sont littéralement bombardés, bon gré mal gré, des photos de leurs leaders.

Chez Ressalat, organisation qui s’occupe des affiches du Hezbollah, le directeur artistique Mohammad Noureddine et son équipe se sont attelés à la tâche dès l’assassinat de Moghniyé dans un attentat à Damas.

« On a voulu lui forger une image pour que les gens se souviennent de lui, comme Che Guevara », affirme M. Noureddine. « Cet homme a sacrifié sa vie et a le droit d’être reconnu », ajoute-t-il.

M. Amine affirme que pour cette campagne, le Hezbollah a loué pour 100 000 dollars une série de panneaux le long de la route de l’aéroport et dans la banlieue sud de Beyrouth, l’un de ses bastions.

Chez Allied Advertising, qui gère les affiches de la majorité, le directeur Karim Diab dispose d’une équipe spéciale qui se transforme en cellule de crise lorsqu’une personnalité est assassinée ou à l’occasion d’un événement politique.
« Malheureusement, on a du boulot lorsque quelqu’un meurt, affirme M. Diab. À chaque fois, nous lançons immédiatement une campagne pour que le sang ne soit pas versé en vain et que la personne reste dans les mémoires. »

L’équipe a effectivement eu du pain sur la planche depuis l’assassinat de Hariri et de plusieurs personnalités de la majorité par la suite, sans compter les événements politiques qui ont secoué le Liban.

Mais cette guerre des affiches n’est pas du goût de tout le monde, certains la considérant comme nuisible à l’image du pays.

« Des panneaux pareils, ce n’est pas ce qu’un touriste souhaiterait voir en premier quand il arrive à Beyrouth. Ce n’est pas un accueil agréable », dit le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, en référence aux photos de Moghniyé. « Malheureusement, depuis quelques années, le Hezbollah est devenu omniprésent, et on voit beacuoup de panneaux et de slogans à la gloire de la Résistance », déplore-t-il.

Il insiste que tout groupe a le droit de s’exprimer, mais que la route de l’aéroport n’est pas le lieu indiqué pour le faire. « Ces panneaux enlaidissent notre environnement », dit pour sa part une femme médecin qui vit à Beyrouth. « C’est un signe de sous-développement, un apanage des régimes totalitaires », assure-t-elle.

Beyrouth,04 16 2008
Rédaction
L'Orient le Jour
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