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Chypre - L’élection de Christofias va stimuler le processus de réunification de l’île

L’élection du nouveau président chypriote Demetris Christofias a relancé hier l’espoir d’une solution à la division de l’île dont le nord est occupé par la Turquie depuis 1974.

Dès sa victoire dimanche soir, M. Christofias, chef du parti communiste Akel, a tendu « la main de l’amitié » aux Chypriotes turcs, et l’Union européenne l’a invité à reprendre des négociations sous les auspices de l’ONU. M. Christofias, qui devient à 61 ans le seul chef d’État communiste au sein de l’UE, a nettement battu son rival conservateur, l’eurodéputé et ex-ministre des Affaires étrangères Ioannis Kasoulidès. Il a entamé des négociations pour former son gouvernement et prêtera serment devant le Parlement cette semaine.

Le dirigeant de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), proclamée dans le nord occupé de l’île et seulement reconnue par Ankara, Mehmet Ali Talat, a estimé que le « but » devait être de « parvenir à un accord qui sera accepté par les deux peuples ». Les deux hommes sont convenus de se rencontrer à une date non encore déterminée. M. Christofias avait promis pendant la campagne de relancer les contacts avec les Chypriotes turcs, dans l’impasse sous le président sortant Tassos Papadopoulos, éliminé au premier tour le 17 février. Sous sa présidence, les Chypriotes grecs avaient voté contre un plan de réunification proposé par l’ONU en avril 2004 et largement soutenu par les Chypriotes turcs. Un mois plus tard, l’île avait rejoint, divisée, l’UE. L’ONU, qui conserve depuis les troubles de 1963-1964 une force de maintien de la paix sur l’île, a indiqué que le nouveau président lui avait demandé d’organiser une rencontre avec M. Talat. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé de son côté le nouveau chef de l’État à « saisir cette chance et à démarrer sans tarder des négociations sous les auspices de l’ONU avec le leader de la communauté chypriote turque au sujet d’un accord global ».

Les États-Unis, par la voix de leur ambassade à Nicosie, ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de progrès cette année et offert leurs « bons offices dans la recherche d’une solution ».

Le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, a félicité hier le nouveau président chypriote et lui a apporté le soutien de la Grèce pour reprendre les négociations avec la partie turque « le plus vite possible ». « Je suis convaincu que votre élection va donner un nouveau souffle aux longs efforts de l’hellénisme chypriote pour terminer l’occupation turque dans le cadre d’une solution d’ensemble, acceptée par les deux parties, viable et fonctionnelle du problème chypriote », a écrit M. Caramanlis.

Mais les choses s’annoncent difficiles pour M. Christofias qui, outre les dossiers épineux de la réunification, a été soutenu pour son élection par trois partis qui avaient appuyé M. Papadopoulos. Selon la presse locale, M. Christofias a promis au parti Diko de M. Papadopoulos trois ministères, dont les Affaires étrangères. « Il faut espérer que la présidence ne sera pas l’otage des partisans de la ligne dure », s’inquiète le quotidien Cyprus Mail (conservateur). Le journal nationaliste Tharros met au contraire en garde contre « des concessions sur le problème national ».

Selon l’analyste Sofronis Sofroniou, il ne faut pas s’attendre à de gros changements sur le plan social. Le parti « Akel n’a de communiste que le nom, il s’agit plutôt de la gauche du socialisme, il n’y a rien de communiste dans son programme ».

Marseille,03 05 2008
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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