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Le hip-hop palestinien s’installe au Festival de Sundance

Un film qui jette un regard sur la vie contemporaine d’Israël, de Cisjordanie et Gaza

Le groupe palestinien de hip-hop DAM, qui fait des émules sur la scène musicale internationale, est au centre d’un film proposé au Festival de cinéma de Sundance.

Slingshot Hip Hop (« La fronde du hip-hop »), réalisé par Jackie Salloum, jette un regard sur la vie contemporaine d’Israël, de Cisjordanie et Gaza, et sur la manière dont la culture hip-hop du Proche-Orient s’inspire de la rhétorique politique de rappeurs américains comme Public Enemy, Tupac Shakur ou Eminem.

Le documentaire présente parmi d’autres le rappeur Mahmoud Shalabi, le duo féminin Arapeyat ou encore le groupe Palestinian Rapperz (PR), des groupes qui semblent offrir une forme alternative de résistance aux « occupants israéliens », tout en restant retranchés derrière des positions palestiniennes inchangées depuis 1948.

« Les Palestiniens sont un peuple déterminé et très fier », explique Jackie Salloum dans un entretien à l’AFP. « Quand je rends visite à ma famille en Cisjordanie, la situation ne fait toujours qu’empirer. Mais ces rappeurs m’ont donné de l’espoir », ajoute-t-elle. Les groupes de rap apportent souvent un message positif aux jeunes, en les encourageant à exprimer leur colère dans les mots, pas dans la violence, estime la réalisatrice. Et même s’ils sont loin des premières places des hit-parades en Israël, les rappeurs palestiniens se sont créé des fans parmi une petite fraction des juifs de gauche. « Ils sont encore dans l’obscurité, mais ils commencent à sortir », insiste-t-elle.

« Meen Erhabi » ?

La première fois que Jackie Salloum a entendu du rap palestinien, c’était à la radio : Meen Erhabi (« Qui est le terroriste ? »), le titre qui a rendu DAM célèbre dans la région. Elle a d’abord voulu faire un clip pour la chanson, avant de passer au documentaire, montrant notamment les premières tentatives des rappeurs pour enregistrer leurs titres, et leur politisation pendant la deuxième intifada.

Si leur musique, dont la forme est « l’une de celles qui ont le plus de succès à travers le monde », aide à faire passer leur message auprès des jeunes, les rappeurs ne font pas l’unanimité, reconnaît la réalisatrice. Certains protestent contre la mode vestimentaire qui accompagne la musique, ou contre le fait que des jeunes femmes montent sur scène.

Dans le film, les artistes sont ainsi confrontés à toutes sortes d’obstacles : pauvreté écrasante, frontières culturelles difficiles à franchir, frontières terrestres aux files d’attente interminables... « Ils sont tout le temps fauchés... Cela leur a pris 5 ans pour faire un album, ils en bavent financièrement, et il n’y a pas d’infrastructure musicale pour eux », relève Jackie Salloum.

Le Festival du film indépendant de Sundance s’est ouvert jeudi dernier et se poursuit jusqu’au 27 janvier à Salt Lake City dans l’Utah (Ouest).

Marseille,02 01 2008
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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