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Ressources en eau - Le Maroc proche du point de rupture

· Le pays sous haut stress hydrique
· 93% de la superficie du Maroc subit les effets de la désertification
· Les oasis du sud toujours fortement menacées

AU Maroc, plus de 13,5 millions de personnes habitent dans des zones touchées par la désertification à différents niveaux d’ampleur. Ce problème trouve son origine dans l’aridité du climat qui concerne près de 93% du territoire national.

Pourtant, par le passé, les terres parvenaient aisément à se régénérer même après de longues périodes de sécheresse. Mais aujourd’hui, il faut ajouter à cette contrainte naturelle la dégradation continue du couvert végétal, constamment sollicité pour la satisfaction des besoins des populations en terres de culture, en bois et en ressources fourragères pour le cheptel. Ces facteurs aggravent la fragilité des sols, déjà à faible teneur en matière organique, qui s’amenuisent sous le poids des utilisations incompatibles avec le principe de leur conservation.

Face aux changements climatiques et à la désertification, les écosystèmes des oasis les plus visités d’Afrique sont largement menacés.

Grenier nourricier et fierté du patrimoine culturel marocain, les oasis du sud sont surtout les seuls remparts naturels contre l’avancée du désert. Mais avec près des 3/4 de leurs palmiers dégradés, elles subissent des pertes qui se sont fortement accélérées ces dix dernières années. «C’est à l’exploitation abusive des ressources naturelles et l’adoption de méthodes abusives en matière de pompage d’eau et de parcellement des terres que l’on doit cette dégradation», explique Michel Tarrier(1), éco-entomologiste passionné du Maroc. La culpabilité est bel et bien humaine, comme pour la raréfaction de l’eau qui aggrave le problème. A ce sujet, le Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi, a rappelé que l’envasement des retenues des barrages, estimé à 75 millions de m3 par an, réduit leur capacité de stockage de près de 0,5% chaque année et que le potentiel hydraulique mobilisable actuellement (19 milliards de m3) «place le Maroc dans la frange des pays à stress hydrique» (voir ci-contre).

Selon le SCID(2) Maroc, l’érosion hydrique est intense avec des dégradations spécifiques dépassant 2.000 tonnes par km² et par an dans les versants du Rif, entre 1.000 et 2.000 tonnes/km²/an dans le pré Rif, entre 500 et 1.000 tonnes/km²/an dans les Moyen et Haut-Atlas et moins de 500 tonnes/km²/an dans les autres régions.

· Des régions ensablées

Ainsi, en plus de la diminution des eaux de pluie qui s’accentue ces dernières années, les réserves d’eau souterraines subissent de plein fouet la surexploitation due à l’utilisation des techniques agricoles intensives. Les capacités d’eau disponible sont donc en baisse, et surtout dans les régions de Tensift et de Souss-Massa.

Partout ailleurs, les récentes sécheresses ont provoqué le tarissement de nombreux puits et sources. Selon Mohamed Ghanam, chef de service de coordination et de suivi de la Convention de lutte contre la désertification au Haut commissariat aux eaux et forêts, 5 régions ont été identifiées comme les plus touchées : le Sous-Massa-Drâa, l’Oriental, Marrakech-Tensift-Haouz, Tadla-Azilal et la région de Meknès Tafilalet. Dans les régions du sud et de l’Oriental du pays, des dizaines de petites retenues et des centaines de seguia sont mises hors d’usage après seulement une courte période de fonctionnement sous l’effet de l’ensablement. Dans ces mêmes régions, des agglomérations rurales, des palmeraies et des voies de communications sont complètement ensevelis. Le problème de la salinisation et de la remontée de la nappe touche presque tous les grands périmètres irrigués. Selon une étude scientifique commandée par les Eaux et Forêts, sur 414.000 hectares, 37.000 sont concernés par la salinisation ou l’alcalinisation. Dans les seules provinces de Zagoura et d’Errachidia, il est estimé que 22.000 hectares de terres irriguées et 5 millions d’hectares de terrains de parcours sont touchés par la salinisation qui conjugue ses effets avec ceux de l’ensablement.

(1) En 2007, Michel Tarrier a publié un essai sur la conscience universelle: «2050, Sauve qui peut la Terre!» (Éditions du Temps), ainsi qu’une monographie illustrée des Papillons de jour du Maroc, mise en illustrations par Jean Delacre (Éditions Biotope).
(2) SCID Maroc (Le Système de circulation de l’information sur la désertification fait partie intégrale du Système d’information et de suivi de l’Environnement sur Internet (SISEI), développé en collaboration avec l’Institut des Nations unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR), l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS).


Marseille,02 01 2008
Rédaction
L'Économiste
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