Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Compte rendu de la conférence sur les centres d'affaires en méditerranée dans le cadre du programme MEDA

Les Centres d’affaires ont été mis en place dans huit pays de la région MEDA et pour certains ont été relayés par les programmes de modernisation industrielle (PMIs) qui ont pour objectif général la modernisation des entreprises industrielles et l’amélioration de l’environnement institutionnel et légal des entreprises.

Suivant les contextes des différents pays bénéficiaires et des besoins qui lui sont liés, les Centres d’Affaires et les PMIs diffèrent dans leurs missions et le type de prestations fournies.

A cet égard, la Conférence sur les Centres d’Affaires organisée cette année à Bruxelles a réuni les chargés de ces projets à la Délégation et au siège de la Commission, les Directeurs des Unités de Gestion de Projet (UGP) et, pour la première fois les représentants des autorités nationales concernées en vue de :

· échanger l’information et les expériences des programmes actuels en vue d’accroître l’efficience des services fournis et partager les outils méthodologiques;
· améliorer la compréhension des politiques nationales et des instruments de mise à niveau ;
· réfléchir sur le rôle de l’assistance technique devant être fournie par la Commission Européenne et identifier ensemble de nouvelles pistes pour appuyer le secteur privé dans la région MEDA.

Destinée d’habitude aux gestionnaires des programmes, elle a élargi la participation aux représentants des administrations nationales concernées afin de permettre le partage de leurs expériences en matière de politiques nationale de mise à niveau des entreprises et identifier la meilleure manière d’intégrer les appuis de la Communauté Européenne en support de la politique nationale.
______________________________________________

Le tour de table sur les centres d'affaires

Les projets Centres d’Affaires et PMIs visent principalement le même objectif qui est l’appui au secteur privé et fournissent globalement les mêmes types de prestations (mise à niveau, formation des PMEs, services d’informations, renforcement des associations professionnelles) mais présentent toutefois des différences liées aux conditions particulières de chaque pays. Pour cela, il a été demandé aux responsables des projets de procéder à la présentation des activités et résultats de leur projet et surtout de mettre en exergue leurs spécificités:

Euro-Maroc Entreprises (Maroc):
Le projet présente deux caractéristiques qui sont : le co-financement des activités par les entreprises servant à financer des activités au profit des associations professionnelles et le recours par l’UGP à la consultance marocaine spécialisée dans le commercial et la qualité. Une diminution de l’appel à l’expertise internationale et une augmentation de l’expertise nationale ont permis la modération des coûts du projet.

Appui aux PME (Algérie):
le projet comprend trois volets qui sont l’appui direct aux entreprises, l’assistance aux institutions financières et aux structures intermédiaires. Ces dernières sont dotées d’antennes régionales pour une meilleure représentativité et proximité des PMEs. En plus de l’appui fourni individuellement aux entreprises, le projet apporte un soutien dans un cadre collectif à des entreprises regroupées en filières industrielles.

Euro-Lebanese Centre for Industrial Modernisation (Liban):
Le projet est largement soutenu par les Chambres de Commerce locales.

Un Conseiller financier fournit l’appui technique requis aux entreprises. Des échanges d’informations entre projets ont été lancés et ont pris la forme de visite des projets SEBCII en Syrie et EJADA en Jordanie.

Syrian-European Business Centre (Syrie):
Le projet a mis en place deux Bureaux à Damas et à Aleppe pour couvrir l'ensemble du tissu industriel syrien. L’Euro-Info Centre a été intégré dans le projet pour créer entre les différentes entités une certaine synergie et dynamique. Une Initiative « Partenariat UE-Mashrek » a été lancée avec la participation d'ELCIM (Liban) et EJADA. Des actions notamment promotionnelles à l’échelle sous-régionale ont été aussi réalisées, par exemple dans le secteur de l’huile d’olive.

Euro-Tunisie Entreprises:
Le projet fait partie intégrante de la politique nationale de mise à niveau et travaille en étroite complémentarité avec les différentes institutions nationales concernées par l’appui au secteur privé (API, CEPEX, Centre Techniques etc). La population cible du projet sont les entreprises de petite taille (PMIs).

Industrial Modernisation Programme (Egypte):
C’est le Programme le plus important de la région MEDA en terme budgétaire. Le projet est doté d’un réseau de représentations locales régionales ( Business Ressource Centres) pour être plus près des PMEs. Les besoins en assistance technique formulés par les entreprises sont de trois types: basiques, standardisés et/ou spécifiques, d’où la nécessité pour le projet de s’y adapter. L’approche sectorielle est adoptée pour assurer la cohérence entre les activités.

Industrial Modernisation Programme « EJADA » (Jordanie):
Le projet comprend quatre volets portant sur l’appui aux PMEs et aux associations professionnelles, la mise à la disposition d’instruments financiers aux PMEs,, la formation professionnelle et le développement des ressources humaines, le renforcement institutionnel et l’appui aux politiques. Parmi les instruments financiers aux PMEs, un Fonds de Garantie a été mis en place pour octroyer des prêts à moyen et long terme aux entreprises.
______________________________________________

Les exposés des politiques nationales en matière de modernisation industrielle

Les représentants des autorités nationales ont respectivement présenté les politiques mises en oeuvre et les instruments mis en place en appui au secteur privé. L’expérience de la région MEDA en matière de modernisation industrielle est relativement récente par rapport aux autres régions. Les politiques de chaque pays diffèrent selon l’approche et les types d’activités entreprises. Les représentants des Gouvernements du Maroc, du Liban, de la Tunisie et de la Jordanie ont partagé leurs expériences et initiatives en la matière.

Maroc :
La création d’une nouvelle Agence pour la Promotion des PMEs et l’établissement d’un Fonds National pour la Mise à Niveau ( FOMAN ) prévue en 2003 font partie des derniers développements de la politique nationale en matière d’appui au secteur privé.

Liban :
Le Gouvernement a élaboré un Plan pour le Développement Economique qui fixe les objectifs et fournit un cadre au secteur privé sans impliquer de nouveaux instruments ou institutions.

Tunisie :
La Tunisie a été le premier pays à mettre en oeuvre en 1996 un programme de mise à niveau. Un Fonds, le FODEC, a été crée pour financer l’appui direct aux PMEs. L’Agence de Promotion de l’Industrie ( API ) est l’institution qui coordonne le développement du secteur privé. De nouveaux instruments sont à l’étude tels que le Fonds de Restructuration, le Fonds de Garantie, le Coaching et l’aide à la création d’entreprises.

Jordanie :
Les efforts du gouvernement se sont focalisés sur l’adaptation de l’environnement institutionnel et législatif ainsi que la concrétisation d’un partenariat public/privé en tant que plateforme pour permettre la consultation avec le secteur privé. Des pourparlers sont en cours pour créer des mécanismes permettant de fournir le secteur privé en divers services notamment financiers.
______________________________________________

Quelques réflexions à mener au niveau des politiques

· Ne pas strictement lier la mise à niveau à l’Accord d’Association, elle est de toute manière une nécessité pour les entreprises de la région ;
· Identifier de nouvelles priorités avec l’Union Européenne autres que celles de la mise à niveau ( par exemple le soutien à la création d’entreprises) ;
· Formaliser les politiques industrielles et mobiliser les moyens requis (financiers et autres);
· Nécessité de restructurer le système bancaire pour améliorer l’accès au crédit et réconcilier la disponibilité de crédits avec les besoins des PMEs.
______________________________________________

Discussions et recommandations de l'atelier sur le thême :
« Face au défi de la modernisation industrielle dans la région MEDA y-a-t-il une recette pour le succès ? »

Afin de placer les discussions de cet atelier dans le contexte du Processus de Barcelone et de prendre connaissance des différents contexte nationaux, les modérateurs ont invité les participants à décrire, dans un premier tour de table, comment la Zone de Libre-échange (ZLE) est perçue par le secteur privé dans leurs pays.
Les modérateurs ont suggéré que les discussions de cet atelier soient ensuite structurées autour des deux thèmes suivants: les éléments essentiels d'une politique industrielle et l'intégration de la coopération européenne dans cette politique nationale.

Perception de la Zone de Libre Echange Euro-Méditerranéenne
L'accord d'association a mobilisé au départ l'enthousiasme du secteur privé dans la plupart des pays MEDA où il a été signé. Les entrepreneurs étaient sensibles aux opportunités qui se présentaient à eux grâce à l'accord (aide européenne, investissements étrangers). Cet enthousiasme était bien sûr accompagné d'une certaine appréhension, qui s'est renforcée rapidement sur le terrain à l'approche du démantèlement tarifaire. Pour ce qui est des autorités nationales, elles perçoivent la ZLE comme un choix stratégique et un engagement définitif mais font face à une réalité difficile.

· Tunisie:
Le démantèlement inquiète tout en ayant un effet de catalyseur sur le processus de mise à niveau des entreprises. C'est pourquoi, les autorités ont décidé d'avancer la date d'entrée en vigueur de l'accord de deux années pour stimuler le secteur privé et éviter le phénomène "d'attentisme". Il est trop tôt pour juger de l'impact de l'accord sur l'économie nationale, il faut attendre 2008 (notamment pour évaluer l'impact du démantèlement tarifaire en ce qui concerne les listes de produits les plus importants).

· Egypte:
La perception générale de l'accord est assez négative. Le démarrage difficile de la plupart des projets CE a renforcé le sentiment que l'accord présente peu d'avantages et d'opportunités. Par crainte de la concurrence européenne, de nombreux entrepreneurs hésitent à créer des entreprises et surtout à investir dans le secteur industriel et préfèrent trouver refuge dans les secteurs plus protégés tels que l'immobilier et le tourisme. C'est pourquoi, il est important de libéraliser tous les secteurs de l'économie afin d'éviter ce genre de distorsions. Toutefois, certains entrepreneurs dynamiques qui ont rapidement pris conscience des enjeux de l'accords d'association, ont entamé tôt la mise à niveau de leur entreprise, ont ainsi fait des gains considérables et en parallèle déclenché une dynamique interne de concurrence.

· Algérie :
Le secteur privé qui regrette de n'avoir pas été suffisamment consulté par les autorités nationales sur les modalités de l'accord, y est assez hostile. D'autant plus que l'industrie algérienne (hors pétrole) est essentiellement tournée vers le marché interne, les grands entrepreneurs algériens se sentent très menacés par l'accord. Cependant, le secteur privé accueille favorablement les réformes enclenchées par les autorités nationales qui lui permettent de mieux évoluer comme les mesures de privatisation.

· Liban :
La signature de l'accord il y a quelques mois a été bien accueillie. L'accord ne transformera pas radicalement la réalité économique du pays dans la mesure où le marché libanais est déjà très ouvert (la plupart des taxes d'importation avaient déjà été supprimées et de nombreux accords de libre-échange ont déjà été conclus avec d'autres pays). Pour le Liban, le défi principal consiste à réduire la dette du pays sans asphyxier les entreprises et à établir un cadre réglementaire qui définit les règles du jeu tout en laissant au secteur privé une bonne marge de manœuvre.

· Maroc :
Le secteur privé était très confiant au départ, avait participé avec enthousiasme aux exercices de consultation nationale lors des négociations. Après quelques années de protection prévue dans l'accord, le secteur privé vit une période de pessimisme car il doit à présent faire face à la phase douloureuse du démantèlement tarifaire (mars 2003), à la concurrence des pays en processus d'adhésion à l'UE et à l'abolition de l'Accord multi-fibres (le secteur textile est l'un des plus importants au Maroc, Tunisie, Egypte).

· Jordanie:
Le secteur privé perçoit assez favorablement l'Accord d’Association et surtout la possibilité d'intégration à un marché plus important, même s'il est conscient de son manque de compétitivité (coûts de production élevés). Cependant il a investi dans des secteurs spécialisés tels que ceux des nouvelles technologies de l'information et de la cosmétique en espérant trouver une place dans l'économie régionale voire mondiale. Comme ailleurs dans la région, le secteur privé aimerait bénéficier plus rapidement et plus concrètement de l'aide européenne en matière de mise à niveau compte tenu des longs délais de démarrage des projets CE.

· Syrie:
Les discussions en vue d'un Accord d’association n'en sont qu'au stade préliminaire. L'économie syrienne a été fermée et protégée pendant plus de 30 ans et le concept de secteur privé n'a émergé qu'après 1991 suite à l'introduction de la Loi Nr 10. Le projet SEBC est le seul projet CE en faveur du secteur privé syrien.
______________________________________________

Recommandations
Les éléments clés d'une politique de modernisation industrielle


· Politique basée sur une vision nationale des objectifs à atteindre et des moyens et stratégies à employer ;
· Renforcer les institutions nationales ayant un rôle à jouer dans le processus de modernisation industrielle ;
· Mettre à disposition de fonds pour élaborer et mettre en oeuvre une politique de modernisation industrielle efficace ;
· Mettre en oeuvre des politiques adaptées aux besoins des entreprises:
· Soutenir la mise à niveau d'entreprises existantes ;
· Encourager l'esprit d'entreprise et la création d'entreprise ;
· Faciliter la restructuration de certaines entreprises ;
· Prévoir et faciliter la reconversion de certaines entreprises.
· Attirer les investissements directs étrangers ;
· Encourager l'innovation ;
· Stimuler et soutenir l'amélioration de la qualité ;
· Lancer ou accélérer les réformes institutionnelles en particulier du secteur financier ;
· Prévoir des amortisseurs sociaux pour pallier aux conséquences sociales négatives du processus de transition économique.

Le rôle de la coopération européenne

· Soutenir les programmes de communication sur la ZLE ;
· Déclencher des réformes institutionnelles et/ou encourager l'élaboration de stratégies nationales de modernisation ;
· Fournir un appui à une politique de filet social (Pilier social du processus de Barcelone) ;
· Soutenir les initiatives nationales, notamment par le biais du co-financement ;
· Combler d'éventuels vides institutionnels en ce qui concerne le soutien au secteur privé ;
· Support institutionnel et transfert d'expertise entre administrations ;
· Amélioration de l'accès aux projets par les PME ;
· Accroître l'enveloppe budgétaire (dons et prêts) ;
· Envisager une nouvelle génération de programmes ;
· Encourager la BEI dans ses premiers pas vers la création d'une banque Euro-Méditerranéenne pour que ce projet se concrétise prochainement (notons que la Méditerranée est la seule région non dotée d'une banque de développement propre)
· Noter l’importance des règles d’origine.

Bruxelles,04 28 2003
info
Union Européenne
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |