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Emploi & Carrière - Fracture sociale, d’abord technologique ?

· Selon une étude du FMI, le développement des TIC serait la principale source d’inégalité
· L’accès au savoir et l’éducation, les sources d’inégalité les plus signifiantes

Mondialisation et inégalité. A toutes les sauces, cette question a été traitée. L’idée, devenue quasi-reçue, est que la mondialisation (ou globalisation) a entraîné une augmentation des inégalités entre les couches des sociétés. Si le constat de creusement des écarts entre pauvres et riches est difficilement contestable, le lien, lui, entre cette réalité et la mondialisation ne peut être aussi évident à établir. Une récente étude du Fonds monétaire international (FMI) tente d’éclaircir la nature de ce rapport.

Contre toute attente, le rapport conclut qu’«à l’origine de l’aggravation de l’inégalité dans tous les pays, se trouve le progrès technologique, notamment dans les pays en développement» car «la technologie favorise les personnes les plus qualifiées». La distribution du revenu s’en trouve alors négativement influencée: réduction de la demande adressée à la main d’œuvre non (ou moins) qualifiée et augmentation de l’offre de travail destinée à la main d’œuvre qualifiée. Des exemples confortant cette conclusion ne manquent pas. Le simple fait de savoir manipuler un ordinateur a été dans bien des cas à l’origine de la promotion de plusieurs personnes dans la hiérarchie de leur entreprise. A l’opposé, la phobie des nouvelles technologies en a condamné plusieurs à rester dans l’exercice d’un travail intellectuellement et matériellement pauvre.

Il faut néanmoins apporter deux précisions à cette conclusion des experts du FMI.

Premièrement, les nouvelles technologies en tant que machines, instruments et outils ne peuvent être rendues responsables de l’augmentation des inégalités dans le monde. Elles ne sont que la manifestation d’une égalité plus importante que celle de la répartition du revenu: l’accès à l’éducation, au savoir et à l’information. C’est parce que l’on n’a pas appris à manipuler l’ordinateur qu’on ne peut pas travailler avec. Et c’est aussi parce que l’on n’a pas (bien) appris les langues que l’on ne peut pas travailler dans un centre d’appel délocalisé. L’étude du FMI confirme cette idée: «Un meilleur accès à l’éducation devrait en principe réduire l’inégalité de revenu en permettant à une plus grande proportion de la population d’occuper un emploi qualifié».

La deuxième précision consiste à affirmer que les nouvelles technologies ne peuvent être source d’inégalité que si les investissements (les services notamment) les utilisant massivement, occupent une place significative dans l’économie du pays. Ces investissements sont souvent l’œuvre de groupes étrangers vu leur caractère nouveau et innovant et leur coût prohibitif. Donc, quelque part, plus que les nouvelles technologies, c’est l’IDE (investissement direct à l’étranger) qui est source d’inégalité. Le FMI va jusqu’à confirmer que c’est «la globalisation financière, en particulier l’IDE, qui semble induire une plus grande inégalité. Les IDE concernent en général les secteurs les plus intensifs en technologie et main d’œuvre qualifiée, ce qui accroît la demande relative de travailleurs qualifiés, tant dans les pays avancés que dans les pays en développement. Cela fait alors augmenter la prime de qualification. Les tâches moins qualifiées se trouvent, elles, complètement automatisées». Faut-il fermer la porte aux IDE intensifs en technologies sous prétexte de combattre l’accroissement des inégalités de revenu?

Si les IDE sont éventuellement source d’inégalité, la plus importante source de ce déséquilibre est l’accès au savoir. A ce titre, les IDE sont plutôt des solutions de transfert de technologie et de savoir et d’apprentissage rapide. Transfert sans lequel l’inégalité entre pays ne cessera de se creuser davantage. N’est-ce pas plus grave?

L’étude du FMI note toutefois que l’impact des IDE varie en fonction des secteurs et se voit amoindrie avec le temps car les travailleurs se perfectionnent et acquièrent de nouvelles qualification.

Par ailleurs, le Fonds monétaire international conclue que la mondialisation a eu un impact négatif limité. Il avance que cela est dû aux influences opposées de ses différentes composantes: «La mondialisation commerciale a exercé un effet égalisateur, alors que la mondialisation financière s’est accompagnée d’un creusement des écarts.»

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Inégalité, c’est déjà au départ

D’autres facteurs interviennent de façon plus ou moins significative dans l’amplification des inégalités. En l’occurrence, la répartition sectorielle de l’emploi et l’accès des pauvres au capital et la globalisation commerciale.

Dans les pays en développement, un redéploiement de l’emploi agricole au profit du secteur industriel pourrait en principe améliorer la distribution du revenu en accroissant celui des groupes sociaux faiblement rémunérés. Ce n’est pas pour autant qu’il faut «lâcher l’agriculture». Le FMI conclut que la mondialisation du commerce et la réduction des barrières tarifaires a contribué à l’amélioration du revenu du secteur agricole dans les pays en développement. «L’effet positif du commerce sur la réduction des écarts de revenu est particulièrement sensible pour les exportations agricoles, surtout dans les pays en développement où l’agriculture emploie encore une forte proportion de la main d’œuvre.»

Quant à l’accès au capital, «le développement financier peut réduire l’inégalité de revenu en ouvrant davantage les crédits aux pauvres». Cette hypothèse optimiste ne résiste pas à l’expérience : «Même si le développement global des circuits financiers est associé au renforcement de la croissance, les flux financiers bénéficient de façon disproportionnée à ceux qui sont les mieux dotés en ressources et en revenus pouvant servir de garanties». Là encore, les exemples ne manquent pas. Au Maroc, ce sont les couches déjà aisées qui ont le plus profité de l’ouverture des marchés financier et bancaire.
Au final, ce sont donc les conditions de départ qui définissent le degré d’inégalité après globalisation. C’est sur ces conditions qu’il faut agir.

Marseille,01 11 2008
Rédaction
L'Économiste
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