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Cinq défis à relever pour permettre au Liban de profiter de la mondialisation

Inauguration du Forum sur les opportunités d’investissements dans les pays arabes

Organiser un forum d’hommes d’affaires dans un pays plongé dans une inextricable crise politique, et toujours sans président, peut paraître absurde.

Le PDG de la société Confex international, Rafic Zentoun, qui organise ce forum parrainé par le député Saad Hariri, a toutefois tenu à maintenir l’événement à l’hôtel Phoenicia.

Mais le thème du forum n’a peut-être pas été choisi par hasard : les participants ont été invités à explorer pendant deux jours les « opportunités d’investissement dans les pays arabes », et non seulement au Liban, histoire sans doute de ne pas décourager l’assistance.

« Cette rencontre vise à évoquer les opportunités d’investissements en dehors du Liban, et c’est une bonne chose. Mais je dis, au nom du député Saad Hariri (qui n’a pas pu se déplacer pour des raisons de sécurité), que nous devons aussi explorer les opportunités à l’intérieur du Liban », a d’ailleurs souligné hier le député Ghazi Youssef, lors de l’inauguration. Ce dernier a affirmé que le chef de la majorité parlementaire « œuvrait, en suivant la voie de son père, à développer les capacités économiques du pays ».

« Nous vivons ensemble le ralentissement économique, le sit-in au centre-ville, la fuite des capitaux du Liban et l’érosion de la confiance dans l’avenir du pays, a poursuivi le député. Aujourd’hui nous vivons dans la peur et nous posons une question : où va le Liban ? Vers la confrontation permanente, vers le recours aux armes ? (…) ou vers un Liban de démocratie et de progrès ? »

La question est restée en suspens, mais il est certain que le doute n’est pas de nature à rassurer un parterre d’hommes d’affaires appelés quelques minutes plus tôt à envisager d’investir au Liban.

C’est pourquoi le député a tenu à souligner que les forces du 14 Mars étaient déterminées à élire un président et à former un gouvernement de consensus, pour assurer un avenir prospère au pays.

« Lorsque nous avons soumis la candidature du général Sleimane, les actions de Solidere ont augmenté de 24 %, ce qui prouve que les actifs libanais sont sous-évalués et que les opportunités d’investissements profitables existent au Liban plus qu’ailleurs », a conclu Youssef.

Azour plaide pour la libéralisation de l’économie

De son côté, le ministre des Finances, Jihad Azour, a insisté sur le potentiel de croissance du pays, « que nous avons effleuré dans le passé », a-t-il souligné, lors d’une session intitulée : « La mondialisation, moteur de croissance. »
Dans le débat sur les bienfaits de la mondialisation, le ministre des Finances a clairement tranché : « Le Liban bénéficiera certainement d’une intégration à l’économie mondiale et de la mondialisation, mais il doit développer une base et un environnement des affaires lui permettant d’en profiter. »

Azour a ainsi énuméré cinq défis auxquels le Liban est confronté. D’abord, il faut convaincre les Libanais qu’ils ont intérêt à s’ouvrir, et que leur économie, qui bénéficie de grandes richesses en ressources humaines, est capable de trouver sa place dans la mondialisation, a-t-il estimé.

Ensuite, « il faut accélérer le processus législatif », a poursuivi Azour, un grand nombre de projets de loi actuellement au Parlement étant essentiels pour développer la capacité du Liban à s’intégrer à l’économie mondiale, comme les lois sur le off-shore, la concurrence, la modernisation des procédures fiscales et d’autres.

Un autre défi est celui de la libéralisation des services et des secteurs essentiels comme les télécoms, l’électricité et les transports, a-t-il souligné, estimant que le débat idéologique sur les privatisations était « dépassé ».

Le ministre a également insisté sur la nécessité de développer la compétitivité du secteur privé dans son ensemble, refusant la division de l’économie en secteurs productifs et non productifs. « Tous les secteurs sont importants », a-t-il affirmé, prévoyant même un « avenir florissant » pour l’agriculture libanaise dont la compétitivité s’est améliorée avec la hausse mondiale des prix des produits agricoles, « à condition de respecter les normes demandées ».

Enfin, le dernier défi à relever, mais non le moindre, est celui d’accroître la coopération et la confiance entre les secteurs privé et public, a conclu Jihad Azour.

Marseille,01 03 2008
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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