Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Entre le Liban et l’Italie, les affaires vont bon train

ÉCHANGES - Pas d’incidence de la tension politique sur les transactions commerciales

En dépit de la tension politique qui prévaut dans le pays, entre le Liban et l’Italie, les affaires marchent très bien. Les hommes d’affaires semblent peu se soucier de ce qui se passe au niveau de la conjoncture politique.

De toute façon, les chiffres sont là pour le prouver. Au premier semestre de 2007, l’Italie a regagné sa place traditionnelle à la tête du peloton des partenaires du Liban à l’importation, après un recul historique en 2006 lorsqu’elle s’était classée derrière la Chine, les États-Unis et la France.

Les données de janvier à juillet 2007 confirment que la stagnation économique au pays du Cèdre n’a pas affecté les échanges commerciaux entre le Liban et l’Italie, qui ont augmenté de 6,6 % par rapport à la même période de 2006. Sur les sept premiers mois de l’année, les importations libanaises en provenance d’Italie se sont accrues de 8,1 %. Le poste de la joaillerie, à lui seul, a enregistré une hausse de 14 %, démontrant l’intérêt que porte les opérateurs libanais aux produits de luxe italiens. D’ailleurs, la Délégation commerciale italienne (ICE) a envoyé en 2007 deux importantes délégations d’hommes d’affaires libanais à Vicenzaoro, le salon de référence de la joaillerie italienne.

Il est vrai qu’en mai dernier, le festival italien (90 participants représentant 155 marques), une manifestation traditionnelle annuelle, a été annulé deux jours avant son coup d’envoi et le salon de la reconstruction Rebuild Lebanon a été reporté à deux reprises, alors que le pavillon italien était le plus important en termes de superficie (500 m2) et en nombre de participants (40 sociétés spécialisées dans la reconstruction), mais l’activité dans les coulisses de l’ICE se poursuit avec la même vigueur. « C’est nous qui avons conseillé aux compagnies italiennes participant à Rebuild Lebanon de prendre patience et de reporter leur visite au Liban. L’intérêt italien pour les firmes et le marché libanais demeure entier », confie Sebastiano del Monte, directeur général de l’ICE, qui souligne par ailleurs que jusqu’à ce jour, pour 2007, neuf délégations d’entrepreneurs libanais, soit au total 33 opérateurs, ont été envoyées par l’ICE dans différentes régions italiennes pour explorer les opportunités. « À défaut de pouvoir faire venir des opérateurs italiens à Beyrouth en raison de la conjoncture, nous envoyons les Libanais à la rencontre des Italiens », fait valoir le patron de l’ICE, qui avance le chiffre de 9 000 compagnies italiennes actives en ce moment sur le marché local.

Partenariat pour le Golfe

Selon Sebastiano del Monte, l’ICE est en train d’encourager les affaires dans les deux sens. Un nouveau créneau pour les deux partenaires a été trouvé avec la croissance économique à deux chiffres qu’enregistrent les monarchies du Golfe. « Opérateurs libanais et italiens nous consultent pour la création de partenariat ou de consortium libano-italien dans le but de travailler sur les pays du Golfe », a dit le n° 1 de l’ICE.

C’est que la Délégation commerciale italienne a une base de données qui comprend plus de 5 000 sociétés libanaises.
Parallèlement, l’ICE a envoyé depuis le début de cette année quelque 233 communiqués de presse sur l’actualité économique et commerciale au Liban à l’adresse d’environ 15 000 membres, sans compter les syndicats et associations économiques. Dans le même temps, elle a constitué un observatoire en temps réel qui renferme à présent une trentaine de pages sur les données et opportunités de travail, notamment dans la reconstruction. Cet observatoire comprend une quarantaine d’appels d’offres lancés par la Finul concernant des achats de matériels et autres, et par l’Unrwa pour la réédification du camp de Nahr el-Bared.

En réponse à une question, Sebastiano del Monte a affirmé que la montée de l’euro face au dollar n’a pas encore affecté le volume d’importations libanaises de l’Italie. D’après lui, de nombreuses firmes italiennes ont délocalisé depuis un certain temps déjà leurs productions vers la Chine. « Il s’agit d’une réorganisation pour faire face à la concurrence », a souligné le patron de l’ICE, qui ne manque pas de relever que « si cette situation de l’euro fort devait persister, des répercussions négatives sur le marché libanais seraient inéluctables dans les mois à venir ».

Le contentieux de la SACE

Aujourd’hui, les efforts de l’ICE se concentrent entre autres sur une étude de marché qui devrait mettre en relief le positionnement des marques commerciales italiennes dans la grande distribution au Liban. « Notre objectif est d’élargir au maximum l’éventail de produits italiens sur le marché », a-t-il dit.

Par ailleurs, Sebastiano del Monte a évoqué avec insistance une synergie de travail exemplaire entre l’ambassadeur d’Italie à Beyrouth, Gabriele Checchia et l’ICE. C’est que, selon le patron de l’ICE, le diplomate italien a un esprit orienté sur les affaires suite à son travail pendant six ans comme conseiller du ministre italien de l’Industrie. D’ailleurs, c’est à lui que revient le mérite de la clôture du contentieux de la SACE, l’organisme italien de garantie des crédits à l’exportation (l’équivalent de la Coface en France) avec l’État libanais. « Sans la clôture de ce contentieux, il aurait été difficile aux opérateurs italiens de s’impliquer à nouveau dans des affaires de reconstruction », a souligné Sebastiano del Monte.

Le contentieux concerne le projet d’usine de compostage des déchets solides de Bourj Hammoud livré en 1987 et dont les équipements ont été soit volés, soit endommagés par la guerre. L’Union des municipalités du Metn a refusé de payer à la société italienne Daneco. Celle-ci a fait jouer la SACE. Lorsque les pourparlers ont repris entre les deux parties (l’État libanais et la Sace), il y a quelques mois, le gouvernement libanais a accepté de reprendre les paiements, à condition de recalculer les intérêts de retard dus et d’obtenir des annulations de créances. Celles-ci représentent environ 10 millions d’euros.

Marseille,11 19 2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |