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Mouzanar se fait un nom

RENCONTRE - Le CD « Les champs arides » de Khaled Mouzannar vient de sortir à Paris sous le label de « naïve »

En quelques notes, mais tellement de travail, Mouzanar s’est fait une réputation dans l’univers musical français. Khaled Mouzannar a longtemps douté, angoissé. Mouzanar y est arrivé. Dans ces champs qui semblaient arides, le jeune homme a semé des graines de chansons, graines d’un talent que l’artiste a récolté, bien des années plus tard. Après la très colorée BO de « Beirut After Shave » du cinéaste libanais Hany Tamba, après celle, plus sensuelle, de « Sekkar Banet », signée Nadine Labaki, l’auteur compositeur interprète se met sous les projecteurs et gravit même les marches du Festival de Cannes. Khaled a encore du mal, Mouzanar commence à s’y plaire !

33 ans, l’âge du Christ. « Il me reste encore quelques mois pour tout faire ! » poursuit l’homme au look de « résistant dans le maquis », un phantasme de jeunesse qui ne l’a pas encore quitté. Sur la très belle couverture de son album intitulé Les champs arides, qui sort au Liban le 15 novembre, on le voit ainsi, et tel qu’il a voulu apparaître, en « personnage christique dans une ville moderne ». Comme sur ces clichés où il semble baigner dans un flou artistique, pressé de rejoindre le temps qui passe, Mouzanar, que l’on ne doit plus appeler Khaled – « C’est mon nom d’artiste », revendique-t-il –, signe là 11 titres sensuels, mélancoliques, parfois même désabusés. Le tout avec charme et élégance. Dans une intimité poétique, les mots se murmurent, se soufflent au creux de l’âme. L’émotion est retenue, la colère sourde. Frissons… Il y a du Gainsbourg dans l’air…

Naissance

2007, l’année Mouzanar. Une première consécration avec la bande originale de Sekkar Banet, également sortie chez naïve. Fusion totale des images et de la musique, de la lumière, des gestes, et du rythme langoureux et sensuel, le tout dans une chorégraphie parfaite. « Une fusion qui a abouti à un mariage ! » précise ce grand romantique. Puis il y eut Les champs arides, né de rencontres mais aussi d’années de travail où Khaled donnait naissance à Mouzanar. Asaad Debs, manageur de Manu Tchao, les Rita Mitsuko ou encore Ben Harper, fut le premier à saisir les possibilités de l’artiste, en l’introduisant à Patrick Zelnick, président de naïve. Le reste suivra, comme par enchantement. Ian Caple, qui a réalisé, entre autres, le fabuleux Fantaisie militaire de Alain Bashung et les albums de Yann Tirsen, les Tindersticks et Tricky, se joint au projet et coréalise l’album. L’enregistrement aura lieu à Londres, au sud de l’Angleterre et à Paris. La production à Beyrouth. Les champs arides sort enfin à Paris le 30 octobre. Un album francophone, qui respire la ville-lumière, même si, précise-t-il, « Beyrouth est le lieu qui m’inspire le mieux ». « Je n’écoute pas beaucoup de chansons françaises, poursuit Mouzanar. Mon univers, c’est les musiques de film… Beaucoup de lyrisme, des arrangements classiques, des cordes, du piano. Chacune de mes chansons est née sur un piano ou une guitare. »

Un univers particulier

« Le concept de “song writer” me définit bien, il ne se traduit pas en français. J’ai toujours aimé la poésie. C’est pourquoi j’ai essayé de retranscrire cet univers poétique et instrumental en chansons. » Mélancolie urbaine ou romantisme moderne, les morceaux « très personnels » qui figurent sur l’album parlent de rencontre (Rue des Martyrs), de lyrisme amoureux (dans le très beau Alcools, Barbara Carlotti est venue déposer sa voix classique), de politique, de patriotisme ou de lâcheté, avec un sens pointu de la mélodie et des textes. « Je dors est la seule chanson reliée au Liban. Ce sont mes remords de n’avoir rien fait pour ou contre. Pendant que les gens se tuaient pour la liberté, moi, je dormais, confiera-t-il. Maintenant, j’ai un micro, je peux agir. »

En tournée depuis septembre, après avoir terminé la préparation de la BO du nouveau film de Tamba Une chanson dans la tête, Mouzanar a donné deux concerts à la Boule d’or, à Paris, sillonné les plateaux télé pour le lancement du CD et tenté de répondre, à son grand malheur, à toutes les questions posées par des journalistes séduits par ce nouveau son musical. « La scène est un autre métier, difficile pour moi qui ai toujours vécu en studio. Mais tellement plus facile en France, où je ne connais personne ! » Et Khaled de conclure, le regard absent, dans un murmure soufflé : « J’ai une conscience aiguë du temps qui passe. Ce n’est pas de la nostalgie, mais une incontournable mélancolie. Je crois quand même que le plus beau reste à venir… »

Marseille,11 08 2007
Rédaction
L'Orient-Le Jour
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