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Formation professionnelle: MEDA II démarre

· Il cible le textile, le tourisme et les NTIC
· Le budget est de 65 millions d'euros


L'Ecole supérieure des industries du textile et de l'habillement (ESITH) est le modèle de référence, illustrant la coopération entre gouvernement et association professionnelle. Et c'est ce modèle qui doit être pris en exemple pour mettre en place les nouvelles démarches de la formation professionnelle entreprises dans le cadre du programme de financement européen MEDA II.

C'est en tout cas le sentiment qui s'est dégagé lors du lancement du nouveau programme MEDA II relatif à “l'appui au développement de la formation professionnelle dans les secteurs du textile, du tourisme et des nouvelles technologies de l'information et de la communication”, dont la convention de financement a été signée le 31 mars dernier.

Cette manifestation importante a regroupé une pléiade de personnalités. Parmi elles, Rachid Talbi et Mustapha Mechahouri respectivement ministres du Commerce et de l'Industrie et du Commerce extérieur, Seàn Doyle, ambassadeur de la Commission européenne ou encore Saïd Oulbacha, secrétaire d'Etat chargé de la Formation professionnelle. Egalement présents à ce lancement, Hassan Chami président de la CGEM, Larbi Bencheikh directeur général de l'OFPPT. Pour Saïd Oulbacha, ce programme permettra de satisfaire aux attentes des entreprises et répondre aux besoins de la population favorisant l'insertion dans la vie active. Ce faisant, la formation menant vers l'emploi permettra également d'endiguer le phénomène crucial de l'immigration clandestine.

Si ce projet suscite autant d'adhésion c'est parce qu'il représente tout de même une enveloppe de 65,5 millions d'euros, dont 50 millions de contributions européennes. Ce fonds est destiné à revigorer trois secteurs prioritaires particulièrement porteurs pour l'emploi au Maroc. Il s'agit du textile, du tourisme et des NTIC.

Pour chacun des secteurs concernés, il s'agira d'appuyer l'émergence des besoins en compétence des entreprises et de les consolider au niveau sectoriel. Et aussi, de s'assurer l'appropriation de ces constats par les fédérations professionnelles et les entreprises.

Par ailleurs, il s'agira également de développer la connaissance du marché de l'emploi et de rassembler l'information nécessaire pour mieux cerner les besoins en compétences des secteurs.

Et au final, le projet permettra de développer la capacité de l'offre de formation publique, notamment la création et l'équipement de nouveaux établissements de formation, la restructuration et la consolidation des établissements existants (publics et privés). Ainsi que le développement de la formation en alternance, de l'apprentissage et de la formation continue.

Les mécanismes du projet ont déjà été mis en place. Ils ont été simplifiés à l'extrême pour une meilleure efficacité. Ainsi, le comité de pilotage sera présidé par la CGEM et les comités sectoriels gérés par les présidents des fédérations concernées. De plus, une unité d'appui (UAP) sera en charge de la gestion du projet sous la supervision du comité de pilotage.

L'expertise pour l'encadrement du projet au niveau de l'UAP est en cours de recrutement et les études de diagnostic et de faisabilité du projet sont amorcées.
Radia LAHLOU

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Mise à niveau: Meda 2 pour booster les RH

· Le programme prévoit la restructuration des établissements public et privé, formation de formateurs…
· Ainsi que la mise en place d'une nomenclature des emplois et des référentiels de compétences
· Une période de transition jusqu'à fin 2003 sera gérée par un plan opérationnel provisoire


La formation professionnelle (FP) gagne de plus en plus du terrain. Un fonds de 65 millions d'euros vient même d'y être dédié par le biais du programme Meda 2, qui cible les secteurs du textile, du tourisme et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Ce programme permettra de satisfaire aux attentes des entreprises et répondre aux besoins de la population favorisant l'insertion dans la vie active. “Il ne s'agit pas de former pour former, estiment les responsables, mais de faire acquérir aux bénéficiaires les compétences répondant aux besoins identifiés plutôt que d'administrer une formation classique”. La FP menant vers l'emploi permettra également d'endiguer le phénomène crucial de l'immigration clandestine.

Si ce projet suscite autant d'adhésion, aussi bien de la part du gouvernement que des associations concernées, c'est parce qu'il représente tout de même une enveloppe de 65,5 millions d'euros, dont 50 millions de contribution européenne. Pour chacun des secteurs concernés, il s'agira d'appuyer l'émergence des besoins en compétence des entreprises et de les consolider au niveau sectoriel. Et aussi, de s'assurer l'appropriation de ces constats par les fédérations professionnelles et les entreprises.

Cet appui non négligeable s'insère en complément des politiques de développement de la FP déjà enclenchées dans ces trois secteurs. Celles-ci ont été conjointement élaborées par les associations concernées (Apebi, Amith, CGEM, FNIH), le ministère de la Formation professionnelle de concert avec les départements de tutelle. L'objectif commun est de fournir au marché de l'emploi des ressources humaines qualifiées, mais aussi aider les entreprises à se mettre à niveau, à se développer et à terme à devenir plus compétitives. Et à ce titre, trois contrats-progrès ont déjà été signés avec le gouvernement: en 2001 pour les NTIC et le tourisme et en 2002 pour le textile.

Côté tourisme, ce secteur a relevé le défi d'atteindre la barre des 10 millions de touristes en 2010. Positionnement offensif sur le balnéaire, repositionnement du produit culturel et développement tourisme rural et interne sont les principaux objectifs de cette stratégie. Pour les atteindre, la FP demeure un des axes majeurs du programme. Ainsi, il est prévu de former 72.000 jeunes à l'horizon 2010, dont 18.000 par apprentissage. Quant à la mise à niveau, elle vise 156.000 travailleurs. Idem pour le textile. L'Amith, à travers son contrat-progrès, s'est engagée à maintenir les emplois existants et promet d'en créer 100.000 nouveaux d'ici 2010. Elle s'engage aussi à concrétiser le programme d'alphabétisation fonctionnelle qui bénéficiera à 50.000 travailleurs jusqu'en 2010. Comme pour le tourisme, 75.000 jeunes devront être formés, dont 30.000 par apprentissage. La mise à niveau des ressources humaines, elle, concernera 190.000 travailleurs dans 1.600 entreprises.

Le secteur des NTIC devra former 90.000 professionnels, dont 70% de techniciens et techniciens spécialisés, d'ici 2010. Les 12.000 spécialistes existants répartis entre 120 entreprises bénéficieront de la mise à niveau du secteur.
Ce projet de FP permettra de développer la capacité de l'offre de formation publique, notamment la création et l'équipement de nouveaux établissements de formation, la restructuration et la consolidation de ceux existants (public et privé). Ainsi, un diagnostic des 13 établissements sectoriels de formation (EFP) dans le secteur textile-habillement et un plan de restructuration (en cours avec la participation d'Euro-Maroc Entreprise) ont été lancés. De même, une étude de faisabilité pour la création des EFP dans le tourisme et les NTIC ont été mises en branle. Ces études débouchent directement sur la question de la restructuration du marché emploi-formation. Une nomenclature des emplois et des référentiels de compétences dans chacun des secteurs doit être mise sur pied.

Autre point important, la mise à niveau du dispositif public de la FP. Il s'agit de restructurer les programmes de formation en fonction des besoins des entreprises. Dans le textile, 30 filières sont concernées (7.500 stagiaires), 22 dans le tourisme (4.500 stagiaires) et 12 dans les NTIC (5.600 stagiaires). Les formateurs n'échappent pas non plus à cette restructuration. Près de 450 d'entre eux sont intéressés par ce programme dans le textile, 400 dans le tourisme et 250 pour le dernier secteur. Evidemment, les équipements feront également l'objet d'une mise à niveau. En plus du dispositif existant, il est prévu l'extension et la création de nouveaux EFP. Dans le tourisme, il y aura donc 10 nouveaux établissements et il sera procédé à l'extension de 12 autres. Dans le textile et les NTIC, respectivement 4 et 5 nouvelles créations, et l'extension du dispositif existant. L'autre volet du programme concerne la formation alternée. Son objectif est de faire bénéficier 80% des stagiaires non compris dans le système d'apprentissage, de la formation alternée dans un cadre contractuel avec l'entreprise. Il s'agit là d'un vaste programme de formation des tuteurs en entreprises et de mise à niveau des ressources formatives. Ce projet est encore en cours d'élaboration. Rappelons que l'apprentissage concerne la formation d'ouvriers dans un cadre contractuel avec l'association concernée.

Côté formation privée, un vaste programme vient d'être lancé par le ministère pour la mise à niveau des ressources formatives dans les trois secteurs. Il a également comme objectif de restructurer les programmes, de perfectionner techniquement et pédagogiquement des directeurs et formateurs permanents et vacataires.
Les mécanismes du projet ont déjà été mis en place. Ils ont été simplifiés à l'extrême pour une meilleure efficacité. Ainsi, le comité de pilotage sera présidé par la CGEM et les comités sectoriels gérés par les présidents des fédérations concernées. De plus, une unité d'appui (UAP) sera en charge de la gestion du projet sous la supervision du comité de pilotage. L'agence d'exécution, elle, créée au sein de l'OFPPT, aura pour mission de conclure et de gérer les contrats pour la mobilisation de l'assistance technique et l'acquisition des équipements de concert avec l'UAP.

Mais l'application effective de ce programme nécessite une période de transition pour la mise en place des mécanismes qui s'étend jusqu'au 31 décembre 2003. A ce titre, un plan opérationnel provisoire (POP), a été préparé par l'UAP pour assurer cette transition dans de bonnes conditions. Il aura d'abord pour mission préalable de permettre la compréhension des objectifs du projet par toutes les parties concernées. Il s'agira par la suite d'établir un plan de communication et une stratégie d'atténuation des risques. Le POP prévoit aussi une gestion du projet axée sur des résultats. Et de le coordonner avec les autres projets Meda 1, ACDI, GTZ…
Le POP a également pour objectif d'effectuer le diagnostic des 13 EFP du textile-habillement et définir les actions à entreprendre pour en assurer la ré-ingénierie. Par ailleurs, des études de faisabilité seront déterminées pour la création de 8 et 3 EFP, respectivement dans le tourisme et les NTIC. Ils sont destinés à améliorer la qualité et la capacité de la formation en relation avec les besoins du secteur.

Casablanca,04 22 2003
Radia LAHLOU
L'Economiste
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