Opportunités d'Affaires Liban
Opportunités d'Affaires Maroc
Opportunités d'Affaires France
- Opportunités d'Affaires Jordanie
- Opportunités d'Affaires Méditerranéennes
Iloubnan - Portail d'informations
www.iloubnan.info
Agent Exclusif de Philips & Whirlpool au Liban
www.azelectronic.com
- Nsouli - Bijouterie Liban
- Bijouterie Liban
www.andremarcha.com
- Agence interactive Marseille, Agence web
www.ebizproduction.com
- Location de Voitures à Beyrouth, Liban
advancedcarrent.com
- Immobilier Liban
www.real-estate-lebanon.com
- Montres Suisses
exposureswiss.com
- Montres Suisses
www.elogaswiss.com
   
 

ARCHIVES
Retour aux Archives
Retour aux infos
English Version

Les capitales du Maghreb se mettent au tramway

· Il est moins cher que le métro et moins polluant que le bus
· La tendance se généralise même au Moyen-Orient
· Il coûte en moyenne 15 à 20 millions d’euros par km

Les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se tournent vers le tramway. L’explosion démographique et la congestion automobile de leurs villes confortent cet engouement. D’autant plus que le tramway est moins cher que le métro, moins polluant et plus efficace que le bus.

«Avec un taux de croissance de 3,7% par an pour les dix prochaines années, le marché du tramway s’annonce comme le secteur le plus prometteur du marché ferroviaire avec celui de la très grande vitesse (TGV)», observe le groupe français Alstom. Celui-ci domine le marché avec les deux autres «grands» du ferroviaire: le canadien Bombardier et l’allemand Siemens.
A eux trois, ils détiennent plus de 70% du marché mondial.

«Le centre de gravité du marché est en train de migrer vers le sud et ses centres-villes complètement congestionnés comme Istanbul et ses 12 millions d’habitants», explique Thi-Mai Tran, directeur du développement de la zone Afrique du Nord/ Moyen-Orient chez Alstom.

L’essentiel du marché du tramway se trouve en Europe, pour des raisons économiques (investissements) et historiques (tradition du tram en Europe du Nord et de l’Est). Mais sa «maturité» fait qu’il «ne progresse plus beaucoup», explique un analyste financier.

En revanche, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient recèlent un potentiel de croissance, sur lequel se sont positionnés essentiellement Alstom et Siemens. Les constructeurs s’attachent à «transposer les mêmes concepts que ceux qui prévalent en Europe». Ils incitent les villes à rénover les rues et planter du gazon au moment de la construction d’un tram.

Sur le pourtour méditerranéen, la Turquie a déjà un tram. L’Egypte souhaite en construire d’autres.Tandis qu’en Israël, Tel Aviv a attribué son marché à Siemens en janvier dernier. Al Qods devrait avoir le sien en 2008. L’Iran et l’Arabie Saoudite ont aussi des projets.

Mais le tramway est «un investissement important pour les villes», de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros par kilomètre en moyenne. Il faut attendre quinze ans pour que le réseau soit rentable, reconnaît Jean-Noël Debroise, chargé de la stratégie chez Alstom.

Il reste néanmoins beaucoup moins cher que le métro, qui vaut environ 80 à 90 millions le kilomètre, selon le constructeur.
Les tramways, comme les autres infrastructures de transport, mettent donc «souvent beaucoup de temps à sortir à cause des problèmes de financement», rappelle Thi-Mai Tran.

Raison de plus pour les constructeurs pour miser sur des pays plus «riches». C’est le cas de la Turquie et surtout Dubaï, la ville la plus embouteillée du Moyen-Orient, qui compte bien s’équiper d’un tramway en plus de son métro automatique.

--------------------------------------------------------------------------------

Rabat prend la relève

Tunis, plus de 2 millions d’habitants, a fait figure de précurseur en Afrique. Depuis 1985, ses rames vert pomme côtoient les bus antédiluviens bondés. Comme à Paris, le tram tunisois est un «retour aux sources»: la ville en possédait déjà un dans la première moitié du XXe siècle.Au bord de la saturation, Tunis prévoit une nouvelle extension du réseau. Les deux autres capitales du Maghreb lui emboîtent le pas depuis peu: Alger construit un tramway prévu pour 2009 en plus d’un métro (2008).

Mais c’est celui de Rabat, attribué très prochainement, qui pourrait faire figure d’exemple en Afrique, estime Tran. D’un coût estimé à 250 millions d’euros, il devrait circuler en 2010. Casablanca, Oran et Constantine prévoient aussi de s’équiper en tramways.

Marseille,10 31 2007
Rédaction
L'Économiste
ebizproduction est soutenue par "Le Conseil Régional de la Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur".
| Home | English version | contact@1stmediterranean.com | © ebizproduction - Agence web - 2002/2008 |