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"Bucarest, un partenaire pas un concurrent" - Entretien avec Téodor Baconski, conseiller du président de la Roumanie

Un bon concurrent vaut mieux qu’un mauvais partenaire ! L’adhésion de la Roumanie à l’UE a suscité une inquiétude de ce côté-ci de la Méditerranée. Rabat ne fait pas exception. Principal motif : les pays de la rive sud craignent un grignotage de l’aide européenne. Ce qui n’est pas vraiment justifié.

En 2006, l’UE a déboursé au profit du Royaume près de 3 milliards de DH, soit 30% des fonds Meda(1). Certes, Bucarest se positionne dans les benchmarks comme un sérieux concurrent. Mais cette donnée n’est pas nouvelle. «Il ne faut pas avoir une vision purement concurrentielle. Une autre relation bilatérale est possible», argumente l’ambassadeur roumain au Maroc, Vasile Popovici. Même son de cloche chez les autres hauts responsables, dont le conseiller du président roumain, Téodor Baconski. Son entretien avec L’Economiste livre un message clair: Bucarest tend ses bras. Alors que des voisins si proches et si… lointains sortent leurs griffes. A méditer.

· L’Economiste: La Roumanie focalise ses efforts sur son rapport avec l’UE. Parallèlement, elle souhaite développer ses liens avec des pays comme le Maroc(2). Comment cet intérêt diplomatique pourrait se traduire économiquement?
- Téodor Baconski: La Roumanie est un pays à ressources limitées. Pendant 15 ans, Bucarest s’est focalisée sur l’intégration à l’UE et à l’Otan. Les efforts entrepris pour y parvenir ne signifient pas un changement d’attitude dans nos rapports avec le Sud. Nous voulons contribuer au processus de Barcelone, au dialogue méditerranéen, aux questions de sécurité collective… Nous avons un intérêt à maintenir nos rapports avec les pays arabes modérés.
Le Maroc en fait partie. N’oublions pas non plus qu’il est très tourné vers l’Europe. Rabat entretient aussi de bonnes relations avec les Etats-Unis. On attend d’ailleurs, depuis mars dernier, la visite du Premier ministre, Driss Jettou, et si possible celle du Souverain. Notre président, Traian Basescu, envisage aussi de se rendre officiellement au Maroc.

· Quelques mois à peine après votre adhésion à l’UE, un référendum a été déclenché pour déterminer si oui ou non votre président resterait en place. Est-ce sérieux de la part de la classe politique roumaine?
- Il y a une nouvelle réforme qui se met en place. La privatisation économique, d’après la révolution anticommuniste de 1989, a généré la corruption. Actuellement, il y a un débat intense sur l’adoption d’une nouvelle constitution, sur le mode de vote… Il s’agit finalement de responsabiliser la classe politique, d’améliorer la qualité de ses représentants, de clarifier les rapports entre les pouvoirs de l’Etat… Ce sont de grands enjeux politiques qui suscitent forcément des tensions.

· La corruption est un problème commun à la Roumanie et au Maroc. Quelles sont les grandes lignes des mesures que vous entreprenez actuellement?
- La clé est de garantir l’indépendance de la Justice. Assainir le système judiciaire, le rend plus tenace face à la corruption. La bataille du gouvernement consiste à éviter toute immixtion politique dans le processus judiciaire. Une direction nationale anticorruption a été créée au sein du parquet général. Un corps de magistrats s’occupe spécialement des dossiers de grande corruption. Une loi relative à la création d’une agence nationale d’intégrité a été adoptée également. Son rôle est de dénoncer tout conflit d’intérêt entre les représentants de l’Etat et l’activité économique. La déclaration obligatoire du patrimoine vise à neutraliser les fortunes illicites. La volonté politique d’appliquer ces mesures est déterminante. La société civile est aussi très engagée dans la lutte contre la corruption. Un protocole entre nos gouvernements respectifs pourrait s’établir dans ce sens.

· Les éléments que vous venez de citer, notamment les bons rapports diplomatiques entre Rabat et Washington, expliquent-ils le soutien roumain à la question du Sahara?
- C’est notre position traditionnelle. Nous observons une certaine neutralité qui est celle de l’UE par rapport à ce dossier. Nous n’avons pas une approche émotionnelle ni régionale. C’est par la voie du dialogue que les choses avancent.

(1) L’UE est le premier donneur d’aide, premier acheteur et premier client. De plus, le montant des prêts est de 3,2 milliards de DH. Elle est aussi le premier investisseur privé et public du Royaume, après l’Etat (cf. L’Economiste du 22 janvier 2007).
(2) L’ex-ministre roumain de l’Economie, Ioan Codrut Seres, avait déclaré sur nos colonnes, lors de sa visite au Maroc en 2006, que «les rapports avec les pays arabes sont importants et plus particulièrement l’UMA».


Marseille,06 27 2007
Rédaction
L'Economiste
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